Soit une suite de nombres
D'après les 1 14 et 15, trois cas sont possibles :
i° Il V a une limite finie X. Alors M = m = X. Soit e>0. Nous pouvons, d'après le 1 19, prendre a et ? rationnels tels
que
a<X<p et p— a<c.
Il y a un entier p tel que, pour n > p, on a
a<Wn<?'.
Si fJL et V sont deux entiers supérieurs à p, on a donc (§ 21)
2M1 y a une limite infinie; M et m sont égaux, soit à -H oo , soit à — 00 ; soit, par exemple,
Quel que soit l'entier p, et quel que soit le nombre A, il y a n';>p tel que w„>A.
Donnons-nous arbitrairement un nombre rationnel positif A,
prenons un terme quelconque de la suite (I), soit %. Prenons
un nombre rationnel B > u^ ; B -h A est un certain nombre
rationnel ; nous pouvons trouver v > fx tel que m^ > B h- A .
Des conditions
on déduit (§ 21)
|w^-Wv|>(B-hA)^B = A.
On remarquera que A est arbitraire et que {x et v peuvent être choisis supérieurs à tout entier p.
On aurait une conclusion identique dans le cas de
3** Il n'y a pas de limite. On a M >• m. Soient a, ^ deux
nombres tels que
Quel que soit p, il y a ja > p et v > p tels que
d'où résulte
I M^ — Wv I > P — a.
Nous sommes maintenant en mesure d'énoncer les théorèmes suivants :
23. Théorème I. — La condition nécessaire et suffisante pour que la suite [i)ait une limite {finie) est que, à tout nombre positif Ê corresponde un entier p tel que les conditions \L^p^ v>p, entraînent \u^ — tt^ I < £•
1° La condition est nécessaire, parce que, d'après l'étude du cas 1° (§ 22), elle est remplie si la suite a une limite finie.
2<» La condition est suffisante, car elle n'est pas remplie dans les cas 2** et 3', puisqu'il y a alors un nombre positif (A dans le cas 2**, p — a dans le cas 3°) auquel certaines différences \u^ — livl sont au moins égales, \l et v pouvant être choisis supérieurs à tout entier p.