‹ Théorie des peines et des récompenses; (volume 2)Chapitre 31 sur 110 · OFFERTES AUX COMPLICES · texte numérisé non relu

OFFERTES AUX COMPLICES

C'est bien aux scélérats à la détester : elle est leur ruine. Les honnêtes gens doivent Tapprouvcr: elle est leur salut. On introduit par là des crimes deldcketé. Non : on introduit des actes de repentir, de prudence , d'utilité publique; on prépare un antidote contre tous les crimes. Les crimes de lâcheté sont plus funestes à une nation que les crimes décourage. Maxime spécieuse , mais fausse. Qu'est-ce qui produit dans la société la plus forte alarme ? Est-ce un larcin , ou un vol à main armée ? est-ce un délit de mse, ou un délit de violence ? Le tribunal qui emploie ce mojen découvre son incertitude. Il découvre qu'il ne peut rien savoir qu'il ne Tait appris. .Peut-il acquérir aucune certitude sans le secours des témoins? Les criminels viennent-ils d'eux-mêmes faire confidence au juge de leurs projets et de leurs actions ? La loi montre sa faiblesse en implorant le secoiœs de celui même qui l'offense. Vaine subtilité ! car à quoi mène cette observation ? La loi cherche les délinquants qui la fuient: si les moyens qu'elle emploie pour les découvrir sont bons , ils ne montrent que sa sagesse.

Mais si on admet les récompenses pour les délateurs, Beccaria veut que ce soit « en vertu M d'une loi générale qui promettrait l'impunité à » tout complice (|ui découvre un crime, plutôt que » par une déclaration particulière dans un cas par-

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