DE LA REVUE D EDIMBOURG. D
expression éiurgiquc et laC'me souvent rude , forme le tr;iit caractérisli(iuc de ses doctrines.
Si nous considérons combien peu de chose avait été fail, dans cette branche de la science de la législation, avant la publication du présent ouvrage et des parties correspondantes des Traite de L'gislation, nous apercevrons encore mieux toute l'étendue de nos obligations envers son auteur. Si l'on rassemblait, dit M. Duu»ont, toutes les remarques sur le même sujet qui se trouvent éparses dans l'Esprit des lois, elles rempliraient à peine douze pages. Beccaria , dont le plan embrasse toute la science de la jurisprudence criminelle, n'a donné qu'une simple esquisse de quelques unes de ses parties détachées; et nonobstant la grande libéralité, la hardiesse et souvent la nature judicieuse de ses observations, on est forcé de regretter qu'il ne traite jamais un sujet complètement, et qu'il n'ait pas été un légiste pratique, défaut presque irrémédiable. Le grand mérite de M. Be-^tham est d'entrer pleinement dans son sujet , et de n'en laisser aucune partie sans explication. Il paraît moins redouter l'imputation de minutie et de superfluité, ou même d'être fastidieux et de i)rouver des choses évidentes , que l'accusation plus sérieuse de traiter superficieilement les objets d'une enquête «lont chaque partie est jusqu'à un certain point liée avec le reste.
Sa méthule de manier un sujet qui, par analogie mathématique très peu applicable, a été nommée épuisante {exhaustive) (i), est sans doute admirablenjcnt calculée pour en assurer la discussion soigneuse et complète. En l'analysant avec attention, .-éparant toutes ses parties , et les observant chacune isolément, on évite certainement tout risque de confondre ensembN; des idées différente- et de
(1) Analytique est un terme plus approprié.