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THÉOhlE BES PROBABILITÉS.
Nous ferons connaître maînlenanl quelques-unes dcs priiicîpaîps apiilii aiions des tables de morlalUé.
Parlons d abord de la vie probable; c'est ainsi qu'on appelle le nombre d'années npr^s lequel la prubabililé d'exister et celle de ne pas exister sont les mêmes ; ou bien , le nombre d'années après lequel les individus d'un même âge se irouvent numénquement réduits de moitié.
D'après la table de Smart , la vie probable des enfants naissants était, pour la ville de Londres, vers le milieu da siècle précédent, de quatre ans seulement, c'est-à-dire qu'an commencement de la quatrième année, de «00 enfants supposés nés en même temps , il n'en restait plus que 600. D'après la Uble de Flnlai^on la vie probable pour l'enfant naissant , eheï les t#nliniers, était de 55^»%0, c'esl-à-dire environ quatorze fois plus longue; cette différence est énorme. Elle est plus ijiande encore si l'on compare la vie probable déduite de la table de Fiiilaisou à celle déduite de ta table de Sussmilcb pour la ville de Vienne en Ânlriebe, laquelle n^estque d'un an et demi environ : le rapport est de i à 56 environ t Quand un élément statistique peut varier entre des limites aussi larges, il est impossible de Temployer comme base de calculs qnl aient quelque valeur dans la
pratique. • * j
Il est de la plus grande importance pour les Etats, de connaître av( c exactitude cl de chercher à combattre la mortalité de la première enfance, puisqu'elle peut varier dans des limites aussi larges. Si c'est, avant tout, une question d'humanité, c'est en même temps un objet d'intérêt public : un enfant qui meurt avant d'avoir pu se rendre utile ne devient pas seuiement un sujet d'affliction pour la famille, mais encore une perte réelle. Considérée an point de vue de l'État, une excessive morulité de l'enfance est une canse permanente d'appauvrissement ; et celai qui parvient à la combattre ajoute des millions au revenu national, en même temps qu'il sèche bien des larmes.
Le tableau qui suit fait connaître, d'après^ les 20 tables citées plus haut , la longueur de la vie probable anx dlflérenls âges. Les nombres soui classés en commençant par les plus favorables.
APPLICATION AUX SClENCEii d' OBSERVATION. 8d
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