Deuxième propriété. — Elle consiste dans les égalités
\ CpCgZzno si p^q.
\ CpCg-^^Cp SI p-=q.
Enefl'et(68)
Cp Cg — iej^p -f- Cî/îp-H . . . -h e„/„p) (e, /i^ + e^f^g -f- . . . f- e„f„g).
Or, en elFectuant au deuxième membre les n substitutions (5o), on obtient constamment pour valeur o, lorsque/? diffère de y; et, lorsque p z= q, la seule substitution
fait prendre au deuxième membre la valeur i, tandis que les autres lui donnent encore la valeur zéro.
Actuellement, si/?^y, les n valeurs que prend le produit c^c^ par les n substitutions ( :)o) étant nulles, le produit lui-même est nul, car l'égalité
Cj, Cq = o
ne signifie pas autre chose (n'^ i09).
Si /? — y, les n — I valeurs
que prend le produit sont nulles, mais on a la valeur
pour i = p. Or on a de même (première propriété)
Cpi = o pour / = 1 , 2 , . . ., p — I , /? -H I , . . ., n
et
Cpp — I *
r/égalité
\CpCp )i^^^ Cpi
subsiste donc pour toutes les n substitutions; donc
1 19. Expression d'un élément quelconque x de V Ensemble & au moyen de la base normale. — On a
Remplaçant les coordonnées Ç par leurs valeurs tirées des équations (5/|) et ordonnant, par rapport aux quantités .r,, x.,, ..., x„^ on
trouve
-^ = (<?i /] I -H- «2/21 4- ... 4- e„ fnx)^\ 4~ \^\ f\l 4~ ^2/22 -h ... -h (^nj/tij'^'î
OU, d'après (Grt),
On peut donner aux quantités CiXi le nom de composants de ^s suivant l'expression de M. Weierstrass. On retrouve maintenant avec facilité leurs diverses propriétés au moyen des formules (6<)). Ce que nous avons dit dans les deux premières Parties de ce travail nous dispense d'insister davantage.
120. Le fait capital ici est que, du système des n} nombres E, nous avons déduit l'expression des éléments de l'Ensemble &, au moyen de leurs composants, de sorte que ce système des nombres E peut être regardé comme un vrai fondement de la théorie des quantités complexes.