‹ Théorie des tourbillonsChapitre 14 sur 90 · DÉMONSTRATION DE KIRCHHOFF · texte numérisé non relu

DÉMONSTRATION DE KIRCHHOFF

Nous avons :

Multiplions la première équation de Lagrange par — > la

deuxième par -7^» la troisième par — — et ajoutons : il vient

^ dxQ dX(^

du dx dv dy , dw dz rf-|'

dt dx^ '" dt dxQ ' dt dx^ ~ dx^

et deux autres équations analogues obtenues par symétrie.

21. On peut d'ailleurs donner à ces équations une forme plus générale en substituant kx^, j/o, 2-0 trois autres variables, a, è, c, définies par trois relations qoelconques :

a. J, c ne dépendant pas de t. Les dérivées par rapport à t seront les mêmes dans les deux systèmes de variables.

Faisons la même opération que précédemment et nous trouverons :

du dx , dv dy^ dw dz d^

dt da '^ dt da dt da da

et deux autres en changeant a en è et en c. Nous aurons finalement le svstème :

^ du dx

2j'dt'dâ~

~ da

^ du dx Ijdtdb'

d-\> db

y^ du dx

2j'^dc~

de

Différentions (1) par rapport à ô, (2) par rapport à a, et retranchons :

/ dhc dx d^u dx\

^dtdh da dtda dh) ou, comme il est facile de le vérifier :

d ■^ /du dx du dx\

dt 2j\dbdâ~ dâdb) ~^'

et enfin

du dx du dx dh da da dh

(20) . dv dy dv dy

^ ' ~^ db da da dh

j dw dz dio dz

"' dh da da dh

On obtient deux autres équations analogues en permutant circulairement a, è, c et changeant la valeur de la constante.

21 his. Ces équations de Kirchhoiï sont équivalentes, comme nous allons le montrer à celle que nous avons donnée au début :

i = f udx -\- vdy -j- wdz = const.

Considérons, en effet, un point M dont les coordonnées soient [x^ ?/, z) dans le système d'Euler, ou a, h^c,t dans celui de Kirchhoff : a?, y, z varient avec t, mais a, h, c sont indépendants de t et dépendent seulement de Xq, i/o, ^o- Le point M appartient à une certaine courbe G : je puis choisir a, h, c de manière que, pour tous les points de cette courbe, c = o. Si cette condition est remplie à l'instant ^ = o, elle le sera encore à toute autre époque.

DÉMONSTRATION DK KIRCHHOFF 29

Si nous regardons pour un instant a, b comme les coordonnées rectangulaires d'un point dans un plan, à chaque point M de G correspondra un point M' du plan et, quand M décrit la courbe G, M' décrit une certaine courbe G' qui sera fermée si G est fermé ; seulement la courbe G' est fixe, tandis que la courbe G est mobile. Prenons l'intégrale

udx

le long de la courbe G :

Jc^^^=j^,r^^'' + ^'^^^)'

la seconde intégrale étant prise le long de G'. Transformons cette intégrale par la formule de Stokes [8]

£ (" fa ^^^ + '' fb '^^) =fj[i {'' f ) - I {'' î)]

la / / étant étendue à toute l'aire A' limitée par la courbe G'.

Effectuons les différentiations indiquées, il vient après

réductions:

r j / / /du dx du dx\ , ,,

Je / / \da db db da)

En opérant la même transformation sur / vdy et / lodz^ puis additionnant, nous trouverons :

L'aire A' ne varie pas, puisque G' est fixe; la S placée sous le signe / est constante en vertu de l'énoncé de Kirchhoff: donc J = const.

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