C. tavrairs divers
6*20. servis, avocat général A Grenoble. Discours sur f administration de la justice criminelle . Genève (Grenoble), 1767 et 1768. In-8®.
Le atae. Discours sur Us mtrurs. Grenoble, 1769.
Le a tac. Réflexions sur quelques points de nos loit à l'occasion d'un événement important. Genève, 1781.
Il s'agissait, dans celle dernière brochure, d'une aecusatioQ d’empoisonnement contre un ancien membre du parlement de
DROIT CRIMINEL DES PEUPLES MODERNES. — FRANCE
Grenoble, basée sur de simples indices. Ces opuscules sont rc- . produits dans la Bibliolh. philo s de brissot (lom. I et VII) , et dans les OBuvrts choisies de seryan, publiées A Liège, en 1819. S roi. in-8*; et dans les OEuvres choisies de AKRVAN, noue. édit, avec dct observation* et une notice, par X. DE PORTETS, avocat. Paris, 1825. 5 vol. in-8*.
J.-M--A. SERYAN (né A Romans, en 1737, mort en 1807), a eu la gloire de signaler le premier, dan* une audience solennelle du parlement, les vices de l'ancienne législation criminelle.
> C’élait, comme dit fort bien M. ORTOLAN, un magistral en fonctions, qui passait avec armes et bagage, nu jour de graode revue, dans le camp des réformateurs. »
621. LETROSNE, avocat du roi au présidial d'Orléans. Vue# sur la justice criminelle, discourt prononcé au bailliage d'Orléans. Paris, 1778. ln-8*. - Orléans, 1780. ln-8“.
Ce discours est reproduit dans la Dibliolh. philos., tom. Il, p. 227. brissot dit qu’on ne trouvera pas dans ce discours, cette sensibilité douce qui caractérise les ouvrages de Serran ; qu'il le donne plutôt comme un monument servant A prouver la barbarie de la législation criminelle, que comme un moniiment d" éloquence et d'humanité. Cela' veut dire que le discours de LETROSNE ne contient pas de ces phrases déclamatoires qui constituaient l'éloquence de l'époque; mais, quant au fond, il est bien supérieur A celui de Serran.
C.-ERANÇ. LETROSNE, né A Orléans, en 1728, mort A Paris, en 1780. a laissé, indépendamment de scs travaux judiciaires, plusieurs ouvrages économiques qui ont été réimprimés récemment, dans la Collection des principaux économiste* de Guillaumin.
BRISSOT publie, dans sa Bibtioth. philo*., A la suite dn diseoors ci-dessus, des lléflerions sur la réforme de la législation criminelle, qni sont également de LETROSNE. Voy. encore le Discours sur l’état actuel de la magistrature et sur les causes de sa décadence, prononcé à l’ouverture des audiences du bailliage d’Orléans, le 15 novembre 1763, par LETROSNE, awcat du roi ; dans le 4» volume de la Bibliothèque philosophique.
692. BERÇASSE (N.). Discours sur f humanité des juges | dans l’administration de la justice criminelle. La Haye, 1776. — Lyon, 1787.
Ce discours est reproduit dans le 4* volume de la Bibliothèque philosophique; rrissot n'en connaissait pas l'anteur.
•• Finesse dans les idées, dit-il, enchaînement clair et profond dans les jugements, style coulant et harmonieux, voilA ce qui caractérise cet éerit. C’est un chef-d'œuvre de bon goût et de philosophie. •
NIC. berçasse, né A Lyon, en 1750, mort dans cette ville, en 1832, fnt membre de l'assemblée constituante. C’eat lui qui rédigea, au nom du comité de constitution, ee long et trop dogmatique rapport sur In réorganisation de l'ordre judiciaire, qui fut présenté A l'assemblée, dans la séance du 17 aolU 1789. Voy. sur Berçasse, L. BLANC, Hist. de la Révol. franç., t. IV,
• 2*. 1. ANDRE AO DE ItAtNB-AU-PtC. Législation philosophique, politique et morale. Genève, 1781. 3 vol. ln-8®.
Le titre de eet ouvrage est plus étendu que son texte ne le comporte. En réalité, l’auteur ne s'occupe que des réformes A
introduire dans la législation criminelle. «S’il avait intitulé son livre : Observations sur les lois criminelles, il aérait passé inaperçu, dit rrissot; le mot philosophique, ajonté au titre, devait attirer l’attention. landreau était avocat et asaesseur A la eénéchansséc de Saintes.
694. Essai sur quelques changements qu’au pourrait faire dès à présent dans les lois criminelles de France, par un honnête homme q ni, depuis qu'il connoit ces lois, n’est pas bien sur de nèlre point pendu. Paris, 1786.
Ce spirituel honnête homme n'est nuire que le célèbre LAI.L»-