‹ Théorie du Code pénalChapitre 154 sur 400 · L. 6, C. De speclaculis et lenon · texte numérisé non relu

L. 6, C. De speclaculis et lenon

munis castitatis vassatores factos^ et libéras ancillasque requirentes et deducentes ad hujusmodi necessitatem et decipientes et habentes educatas ad universam confusionem, Prœconisamus itaquè quia si guis de cœtero prœsumpserit invitam puellam assumere, ethabere ad necessitatem puellam tt fomicationis tibi deferentem qiusstum^ huncnecessse est omnia novissima sustinere supplicia ^.

Voilà le délit bien défini : c'est le fait de corrompre des esclaves et des femmes libres, et de les livrer à des tiers à prix d'argent. Telle est aussi la définition qu'en donne Farinacius: Leno dicitur is qui quœstuarias fœmiiias habet , in illisque quœstiim exercet^. Damhouderius, cap. 81, p. 288, s'exprime en termes trop précis pour que nous ne les reproduisions pas: Generalius adulterio crimen est lenocinium, hoc est nefamm illud scelus, quo quis ex publicis scortationibuSy ex adulteriis, ex deflorationibus^ aut ex fomicationibus sibi qwBstum facit: non quidem proprio corpore^ sed virgines, mulieres, matronas, aliorum uxores aut meretrices^ hùjus quœstùs gratta, ad actum venereum aut publicè aut occulté poUicenSy vel etiam ad hoc privatim domi habens, et ex eo meretricio meritorioque quœstu vwens.

1530. Notre ancienne législation avait recueilli cette incrimination sans la modifier. Elle lui assigna, dans son naïf langage, un nom qui explique la pensée du législateur, et dont les auteurs ont eu le soin de définir le sens avec clarté. « Le maquerellage, dit Jousse, est le crime de ceux qui favorisent la débauche en procurant des femmes ou des filles prostituées, soit pour argent ou autrement, ou qui attirent les. jeunes gens dans les lieux de débauche et de prostitution, à la sollicitation des femmes et des filles qui exercent cet infâme métier 3. « Les peines infligées à ce délit variaient suivant les coutumes et la jurisprudence : c'étaient le fouet, le pilori, la marque, le bannissement. Le Parlement de Paris faisait promener le coupable sur un âne, par les carrefours de la ville

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