RATS
» les voies ferrées tenaient peu de compte de la vie des no- » tables qui étaient parfois pour eux un objet de haine. »
On peut reprocher aux Allemands d'avoir d’ailleurs fort mal traité les otages. Ils ont parfois refusé de pourvoir aux frais de leur existence. Généralement ils ont affecté de ne pas les traiter conformément à leur rang. Au moins auraient-ils dû les traiter comme des prisonniers de guerre.
B. — Des moyens de nuire à l’ennenu:.
(Articles 8 et 9.)
Des principes généraux inspirant la rédaction de l’article 4 d'Oxford, il résulte que le seul mal légitime est celui qui est nécessaire. Même dans cette limite, il est certains moyens que l'humanité, le consentement commun des nations réprouvent absolument. Tous les moyens de destruction sont donc loin d’être légitimes, et surtout ils ne le sont pas en toutes circonstances.
Les délégués de Bruxelles et après eux les juristes d'Oxford sont allés plus loin. Ils ont traité certaines espèces qu'il était facile de prévoir, déterminé certains actes précis que l’on doit reprouver comme manifestement condamnables. Ils n’ont pas eu d’ailleurs la prétention de parcourir toutes les hypothèses qui peuvent surgir au cours des hostilités. Leur énumération n’a rien de limitatif. Pour l'appréciation d'espèces nouvelles, on doit se pénétrer de cette double considération qu'il importe de rejeter tous les moyens qui constituent des cruautés inutiles et aussi tous les moyens déloyaux ressemblant à des trahisons.