‹ Théorie du Dies Cedens: En Matière de LegsChapitre 44 sur 79 · AMONT · texte numérisé non relu

AMONT

tient la confiance entre belligérants sur certains points. Abuser de cette confiance, c'est commettre une pertidie, le plus grave des crimes aux yeux de tous les peuples et de tous les âges.

La perfidie se constitue par la violation directe ou indirecte de la parole donnée ; pour qu'il ÿ ait perfidie, il faut en général un engagement, une parole donnée et non retirée. C'est donc une dissimulation de mauvais aloi et comme telle on la réprouve.

La dissimulation — non perfide — est d'ailleurs parfaitement légitime. Les surprises les stratagèmes, en un mot la RUSE est permise, à condition de ne pas renfermer de perfidies. Elle est d'une application courante pour annihiler ou compenser la supériorité de l'ennemi. C'est ainsi qu'on peut simuler une fuite pour attirer l'ennemi dans une embuscade; que des soldats peuvent se dissimuler dans une voiture de foin pour entrer dans une place forte; que l’on peut surprendre et égorger mème une sentinelle. De même, comme le signale Bluntschli, on peut tromper l'ennemi sur la force et les mouvements d'un corps d'armée, en allumant un grand nombre de feux de bivouac, etc... On pourrait également attirer l'ennemi en se servant de ses signaux, en faisant retentir

ses sonneries.

« À la guerre, » écrivait Frédéric II dans ses Znstitutions militaires, « on prend alternativement la peau du » lion et la peau du renard; la ruse réussit où la force » échouerait. Il est donc absolument nécessaire de se » servir de toutes les deux : c’est une corde de plus que » l'on à à son arc et, comme souvent la force résiste » à la force, souvent aussi la force succombe sous la

». TUSEN):

En ce sens la Déclaration de Bruxelles de 1874 : Arr. 14, Bruxelles. — « Les ruses de guerre et l'emploi

» des moyens nécessaires pour se procurer des renseigne-

» ments sur l’ennemi et sur le terrain sauf les dispositions » de l'article 36, sont considérés comme licites (1). »

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