‹ Théorie du droit constitutionnel français esprit des constitutions de 1848 et de 1852 et des sénatusconsultes organiques précédé d'un essai sur le pouvoir constituant et d'un précis historique des constitutions francaisesChapitre 140 sur 567 · LIBERTÉ DE LOCOMOTION. J · texte numérisé non relu

LIBERTÉ DE LOCOMOTION. J

Nul ne peut être arrêté ou dêtcfiu (Jüe suivant les prescriptions de la loi.

410, 411. A quoi se réduit ta garantie constitutionnelle de la liberté d’agir. — 412 à 414. Conditions d'une bonne loi organique sur ce sujet. — 415 à 421. Causes d’arrestation; prisons d’état; contrainte par cofps.— 422 â 425. Magistrats eompélenls; préfets; pouvoir èiéculif. — 426 à 430. Mode et durée de la détention; réformes désirables.— 431 à 433. Résistance légale; critique de la jurisprudence.

— 434. Exil, poursuite.

410. «Arrêter^ quelqu’un, c’est paralyser ses mouvements; ou, dans un sens plus restreint, l'appréhender , le saisir pour l’incarcérer. Le « détenir » , c’est l’enfermer malgré lui dans un certain espace. Il s’agit donc, dans l’article 12, de l’application du principe de la liberté à la faculté de changer de lieu , ou plutôt des exceptions dont cette application est susceptible.

La liberté de locomotion , ou liberté de se mouvoir et de rester immobile à son gré , était appelée , par la Charte et le sénalus-consulte de l’an XII, liberté « individuelle », qualification impropre a raison de son étendue. La liberté individuelle peut, eh effet * s’opposer à la liberté publique Ou sociale , et embrasser toutes les facultés qui correspondent aux innombrables objets de la volonté : aussi bien la liberté de manifester sa pensée que la liberté d’agir,

411. Lu défaut de rédaction, bien commun dans les lois, est celui qui consiste à confondre la règle générale avec les exceptions i de manière à l’obscurcir ou à la sous-entendre.

Ce défaut, produit par un désir exagéré de concision, se rencontre ici, peut-être parce qu’on avait déjà posé dans

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