Donc le nombre de 750 est loin d’être trop consi
dérable (1). Celui de nos premières assemblées l’était davantage; les états généraux de 1789 étaient composés de 1,200 députés. Il ne faut pas s’imaginer qu’il y aura toujours 750 membres présents. Les décès, les démissions, l’exercice de certaines fonctions compatibles avec le mandat législatif, y mettront souvent obstacle. Les objections tirées de la disette d’hommes capables et du désordre des délibérations sont purement transitoires. A mesure que les habitudes démocratiques entreront davantage dans nos mœurs , ,
à mesure que l’enseignement des sciences morales se vulgarisera, il se formera des hommes capables non-seulement
de parler, mais d’écouter à leur tour. La vivacité française cessera de rendre impraticables ces réunions nombreuses que le flegme saxon permet de convoquer sans inconvénient en Angleterre et en Amérique.
755. L’Algérie et les colonies françaises ont droit d’être représentées. Elles font partie de la France (art. 109) et
(I) M. Sautevra proposait 900 ( chiffre de l’Assemblée constituante de 1848) ; M. Boussi, 800; M. Point, 1 membre par 60,000 habitants.