‹ Théorie du droit constitutionnel français esprit des constitutions de 1848 et de 1852 et des sénatusconsultes organiques précédé d'un essai sur le pouvoir constituant et d'un précis historique des constitutions francaisesChapitre 534 sur 567 · lis sont nommée pour six ans · texte numérisé non relu

lis sont nommée pour six ans

Les constitutions consulaires ordonnaient un renouvellement annuel, par cinquième. V. n0'1 827-31.

30. Le Corps législatif discute et vote les projets de loi et l’impôt.

La discussion doit être libre (Préamb., 25°; Charte, 10). En effet, ce n’est qu’un échange d’opinions. C’est un devoir pour l'assemblée de l’ouvrir; c’est un droit de la prolonger tant que les législateurs ne sont pas éclairés. Le mode doit être réglé par eux; ils peuvent donc se donner une tribune s’ils le jugent convenable (2). Le pouvoir de voter implique la liberté de rejeter (Préamb., 25°). — Le droit de fixer l’impôt était consacré par les anciennes lois de la monarchie : il ne conviendrait pus de le supprimer sans plébiscite, bien qu’il oit été mal à propos omis dans les bases fondamentales. Le refus de subsides est le moyen naturel de provoquer des réformes populaires, d’empêcher une paix honteuse ou une guerre injuste; en un mot, de faire prévaloir l’opinion publique. Il donne au Corps législatif le vrai pouvoir conser-

(I) V. n- 878 et Pacte additionnel, art. 11.

(1) Peut-il dépendre du pouvoir législatif de réglementer la discussion dans les assemblées placées au sommet de la hiérarchie gouvernementale? Le Sénat et le Corps législatif jouissent-ils, dans sa plénitude , du droit de délibérer librement, s’ils sont forcés de se soumettre à des règles qu’ils n’ont pas adoptées de leur plein gré? S“* 894-5. Sous ce point de vue , le décret dn Jl mars 1851 est susceptible de critique. — L’art. 55-4“ de ce décret reproduit l’art. 40 de la Constitut. de 1848 , article peu judicieux en lui— mème-n-* 896-8 , mais inadmissible ailleurs que dans un texte constitutionnel. (Arg. des art. 4 et 39 )

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