DU 22 N 0 V F. H R R F
Le Peuple français veut le rétablissement de la dignité impériale dans la personne de Louis-Napoléon Bonaparte, avec hérédité dans sa descendance directe (I), légitime ou ad< ptivc, et lui donne le droit de régler l’ordre de succession au Irène dans la famille Bonaparte, ainsi qu’il est prévu par le sénatus-consulle du 7 novembre 1852.
La Constitution du li janvier 1852 a subsisté intacte neuf mois entiers. L’analogie puisée dans l’histoire ne lui promettait pas une durée beaucoup plus longue. Cependant le premier consul avait laissé quatre ans s’écouler avant de ramasser la couronne. Méditait -il l exemple de Washington ? Il est grand de refuser la domination , de forcer un peuple qui s’incline à relever la tête. Le président de la République française, investi d’une autorité plus étendue que celle de l’empereur, ne supposait point qu’il fût urgent de la rendre perpétuelle et transmissible, et de lui donner une qualification différente. » Si les partis ne se » résignent pas, disait-il en installant les grands corfts de » l’État (29 mars 1852), il pourrait être raisonnable de » demander un nouveau titre qui fixât irrévocablement sur » ma tète le pouvoir. » Aucune agitation n’a troublé la France en 1852. Mais, dans le cours d’un voyage entrepris au mois de septembre et terminé au milieu d’octobre, des vœuv monarchiques se manifestèrent. « Vous avez cn- » tendu, dit M. Troplong au Sénat, cette immense pétition » de tout un peuple accouru sur les pas de son libérateur, » et ces cris enthousiastes, que nous pourrions presque ap- » peler un plébiscite anticipé, sortis du cœur de milliers » d’agriculteurs et d’ouvriers, d industriels et de commer- » çants. » Dès le 19 octobre, un décret convoque le Sénat.
(1) PliDnasme. — Le S -C. du 28 fliirdal an XII, arl. 142, «joutait naturelle.