L’INÉGALITÉ EST UN MAL
faire passer dans des mains prétendues plus capables ; soit à supprimer sa transmission héréditaire au profit des enfants , soit à paralyser l’action productrice des capitaux, soit à modifier cette action productrice en dépit des conventions librement formées entre le capitaliste et le travailleur. — Les systèmes qui se bornent il obtenir ce dernier résultat se, désignent plus particulièrement par le nom « d’organisation du travail ». Les articles VIII et 13 me donneront occasion d’y revenir.
337. Les moyens imaginés jusqu’à ce jour par les socialistes pour améliorer brusquement le sort des pauvres n’aboutissent qu’à rendre tous les hommes également misérables. Doit-on en conclure que l’inégalité des richesses est par elle-même un bien? La maladie serait-elle imaginaire parce qu’on n’a pas encore trouvé le remède ? Doit-on répéter, avec quelques personnes , .< qu’il fuut des riches ? »
C’est, à mon avis, tomber dans une autre extrémité. Toute inégalité est en soi un mal. L’inégalité des fortunes engendre le luxe, c’est-à-dire les dépenses improductives qui consomment sans laisser aucune utilité à la place. Il n’est pas indifférent que l’argent des capitalistes soit employé à construire des ponts ou à faire des feux d’artifice (1). Une richesse excessive porte à rechercher les raffinements de sensualité, de préférence aux jouissances morales et intellectuelles.'; •