‹ Théorie du droit constitutionnel français, esprit des constitutions de 1848; précédé d'un essai sur le pouvoir constituant et d'un précis historique des constitutions françaisesChapitre 114 sur 498 · PRINCIPES DE MONTESQUIEU · texte numérisé non relu

PRINCIPES DE MONTESQUIEU

l’abnégation de soi-méme; tandis que la monarchie a pour principe « l’honneur, » c’est-à-dire le désir de l’estime d’autrui. Il est évident que Montesquieu s’est laissé dominer par son imagination. Les deux sentiments dont il s’agit sont inhérents à la sociabilité de l’homme, et n’ont rien à démêler avec la forme du gouvernement.

L’homme qui songerait toujours exclusivement à ses intérêts n’aurait point d’amis, même sous la monarchie. La société ne subsiste que par l’échange : celui qui voudrait toujours recevoir sans jamais donner, finirait par ne rien obtenir. Je ne comprends guère qu’une monarchie, même très-fortement constituée , puisse se défendre contre ses ennemis, sans le secours d’aucune espèce de dévouement. La vertu est donc bonne dans tous les systèmes politiques.

Le désir de la gloire inspire de belles actions; or, les belles actions sont utiles , même à une nation républicaine.

Réciproquement, la fausse vertu qui consiste a s’imposer des privations sans utilité pour soi-même et pour autrui , est nuisible aux démocraties aussi bien qu’aux aristocraties. Le faux honneur qui cherche les places sans les mériter ou sans les remplir, l’ambition qui ne recule pas devant l’injustice pour arriver à ses fins, sont dangereux, même pour les monarchies. L’histoire oll're xles exemples de rois détrônés par de simples particuliers.

Les gouvernements qui travaillent au bonheur général doivent encourager tous les sentiments louables et réprimer * tous les penchants vicieux.

[rapports de la république et des nations étrangères.]

Elle respecte les nationalités étrangères, comme elle entend faire respecter la sienne; n’entreprend aucune guerre dans des vues de conquête, et n’emploie jamais ses forces contre la liberté d’aucun peuple.

330 à 333. Fondement du droit des gens. — 331 à 336. Indépendancedes nations. — 337. L’intervention est-elle licite, au profit de la liberté? — 338. Cas d'intervention. — 339 à 361. Jusqu’à quel point peut-on intervenir, lorsqu’un troisième peuple se dispose à le faire?

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