DU 4 NOVEMBRE
201. Le préambule de la Constitution renferme une véritable déclaration des droits et des devoirs. On ne lui eu a pas donné le titre , parce qu’il embrasse encore d’autres objets. Il indique, d’une manière générale, la forme du gouvernement et les motifs qui l’ont fait adopter; on y dit encore quels principes doivent diriger le législateur, quels résultats il doit chercher à obtenir. Plusieurs représentants avaient proposé la suppression de cette sorte de préface ; on verra plus loin (1) s’ils avaient raison.
En présence de Dieu (2), au nom du peuple français, l’Assemblée nationale proclame (3) :
202. Les assemblées qui ont rédigé nos trois premières constitutions ont commencé leur œuvre par attester la présence de l’Être suprême et par se placer sous ses auspices. La constitution grecque , les traités des grandes puissances européennes débutent par une invocation à ‘ « la sainte , consubstantielle et indivisible Trinité. »
Chez des peuples éminemment religieux , les hommes , en faisant des promesses ou des conventions importantes, prennent la Divinité a témoin, et la somment, en quelque
(1) V. n“ 241, 256 h 258, 397. Le préambule forme une série d’articles distincte y il a été imprimé, dans le Bulletin des lois , en caractères plus gros que la constitution proprement dite I) n’en faudrait pas conclure qu’il a une force obligatoire plus grande. V. n“ 231 et 254.
(2) On a perdu un temps assez considérable à discuter s’il fallait dire « au nom de Dieu » ou bien « sous la protection >oa> sous l’invocation de Dieu. »
(3) Le projet ajoutait : « ce qui suit. » Plus tard, il disait : «proclame et décrète «