CHAPITRE IV
Termes caractéristiques.
§. 398. Tous les termes de la langue peuvent être employés, au besoin, pour exprimer certaines particularités de la structure des pladtes; tant qu’on ne change nullement leur sens ordinaire, il est inutile de les expliquer ; mais il en est un certain nombre dont les Botanistes se servent habituellement en en précisant ou en en détournant un peu le sens ordinaire : ce sont ceux qu’il est nécessaire d’exposer ici.
Xous allons les passer eu revue d’après l’ordre indiqué au §. ii3.
GLOSSOLOGIEo
Art. i. De l’Absence ou Présence des organes
§. 3gg. Les termes par lesquels ou désigne que tel organe manque ou existe dans telle plante, ne sont que des dérivés fort simples des mots organographiques, ou des abréviations plus ou moins commodes. En général , l’absence d’un organe s’exprime par un mot composé du nom de cet organe adjectivé, et précédé , s’il est d’origine latine, de la préposition e ou ex; s’il est d’origine grecque, a ou an; ainsi, ebracteatus , exarisratusi sans brac'ée, sans arête, arhizus , anan* thus , sans racine, sans fleur.
§. 4oo. La présence d’un organe se désigne presque toujours par mi adjectif dérivé du nom même de l’organe, et en latin terminé en atus ; ainsi , radicatus , foliatus, qui a une racine, qui a des feuilles.
Lorsqu’on veut éviter toute amphibologie et indiquer clairement que telle plante est munie de tel organe, on compose des mots formes du nom de l’organe et des mots fer ou férus en latin, et phorus en grec , qui signifient porteur; ainsi ,florifery anthophorus, veulent dire qui porte des fleurs.
Quand l’existence d’un oi’gane est bien visible, on dit que cet organe est visible ou manifeste ( manifestas , ou dans les composés grecs Phanès , Pl/aneros ) ; dans le cas contraire, on dit qu’il est caché ( reconditus , et dans les composes grecs Cryptos ) , ce qui, par abus, signifie souvent cju’il u’existe pas.
$. 4°i- La présence ou l’absence de certains organes , s’exprime pour les fleurs d’une manière particulière;
(*) Quant k l'importance de ces caractères, voyez Taxonomie ,
ainsi une fleur est dite nue ( nudus , et en grec gym-~
nos), quand elle n’a point, d’involucre, ni de spathev
Jungius appelait nues les fleurs qui n'ont qu’un pé-
rigone.
Incomplette ( incompletus J, lorsqu’elle n’a qu’un seul tégument au -lieu de deux; et par opposition co?nplette (complétas) , lorsqu’elle a calice et corolle , quels que soient d’ailleurs les organes qui lui manquent.
Imparfaite ( imperfectus ) , lorsque, dans un sens général, elle ne paraît pa; avoir la structure ordinaire, ce qui équivaut à irrégulier ou anomale ( anomalus , et dans les composés grecs etheos ) ; parfaite ( per fectus ) , lorsqu’elle est sensiblement composée comme toutes les fleurs.
Quant aux autres termes , voyez sexe et corolle, Gloss, chap. 2, art. 12 et i3.
Art. 2. Situation ou Insertion (*).
§. 4-02. La Position ou Situation ( Situs ) des organes ou de leurs parties, est un terme vague, et qu’on n’emploie jamais d’une manière précise; elle peut en effet se rapporter à plusieurs classes de caractères.
i.° On peut considérer la position d’un organe ou d’un végétal, relativement aux milieux ambians, comme lorsqu’on dit qu’il est souterrain, submerge, nageant, etc. Cet te considéra lion rentre dans ce que nous avons exposé à l’article des Staiions.
§. 4o3. 2.° On peut considérer la position d’un organe relativement à son point d’attache, c’est-à-dire relativement à l’organe qui lui sert de support immé-
(*) Voyez Taxonomie, §. ii6 — 121.
GLOSSOroGIE.
diat; c’est ce qu’on a nommé Situation absolue ou Insertion ( Insertio J, mot qui suppose que les parties sont comme insérées ou enchâssées sur leur base; tandis qu’il eût été plus convenable de dire Exsertion ( Exsertio ) , pour désigner qu’il s’agit toujours d’organes qui se séparent ou qui saillent d’une base commune ; de là insertus , insère , fiché à, exsertus , saillant , sortant de : ce dernier se dit par métaphore, des parties qui sont saillantes hors d’une cavité : ainsi, dans étamines saillantes , on sous-entend hors de la fleur.
L’insertion est dite immédiate , lorsque l’organe m’adhère à aucun autre depuis le point où il commence à être visible; médiate , quand il adhère près de sa base à un autre organe qui semble le supporter en partie.
Lorsqu’on veut simplement indiquer que tel organe est inséré sur tel autre, on se sert de termes qui dérivent du nom de celui qui sert de support; ainsi, comme nous l’avons vu en parlant des organes, radicalis (1) , caulinus , rame ali s , petiolaris , etc., signifient qui croit sur ou près la racine, la tige, les branches, le pétiole , etc. On peut encore exprimer la même idée par des mots composés du nom de l’organe qui sert de support , et de celui qui est placé sur lui, comme
Rhizanthus , dont la fleur naît sur la racine.
Cauiocarpus , dont le fruit naît sur la tige.
Calicostemon , dont l’étamine naît sur le calice.
Gynander , dont l’étamine naît sur le pistil.
Calyciflorus , dont la fleur, c’est-à-dire la corolle, naît sur le calice, etc. (*)
(*) Jungius désignait les feuilles radicales sous le nom de Folia fandi.
GLOSSOLOGIî!.
Thalamifiorus , dont la fleur , c’est-à-dire la corolle» paît sur le réceptacle.
Lorsqu’on veut exprimer la même idée d’une manière inverse, c’est-à-dire, indiquer qu’un organe en supporte un autre, on ajoute au nom de ce dernier, S'il est grec, l’épithète phorus , s’il est latin, fer ou férus , qui tous siguifient qui porte , et on a des mois de celte forme : carpophorus , qui porte le fruit, fiorifer, qui porte la fleur , etc.
Lorsqu’on veut indiquer, non - seulement l’organe, mais encore la surface de cet organe qui sert de support, on se sert de mots composés des particules grecques epi, dessus, et hypo , dessous; ainsi, epiphyllus , qui naît sur la feuille, hypophyllus , sous la feuille; mais il faut remarquer que les mots composés de epi , signiiient souvent qui naît de tel ou tel organe en général; ainsi epirhizus , signifie simplement qui naît de la racine, epipelalus , qui naît du pétale, etc.
C’est encore sous le même rapport qu’on dit d’un organe qu’il est dorsal ( dorsalis ), latéral ( lateralis ) , 4> asilaire ( basilaris ) ou terminal ( terminais ) , selon qu'il naît sur le dos, le côté, la base ou le sommet d'un putre organe.
§. 4°4* 3." On peut considérer l’insertion ou la position d’un organe , par rapport aux organes hétérogènes dont il est entouré : c’est ce qu’on nomme la position relative. Ainsi,
Inférieur ou infère ( inferus, hypo menus Neck.), signifie proprement qui est au-dessous d’un autre ; ce mot s’applique ordinairement au calice, pour dire qu’il est sous l’ovaire, c’est-à-dire libre-, ou à l’ovaire, pour dire qu’il est sous le limbe du calice, c’est-à-dire adhèt T sut au tube du calice,
GlOSSOLOGïE.
Supérieur ou supère ( superus , epimenus Neck. )„ signifie au-dessus d’un autre, et s’applique de même au calice pour dire qu’il est sur l’ovaire, c’est-à-dire aclhé • rent à l’ovaire; ou à l’ovaire, pour dire qu’il est sur le calice ; c’esl-à-dire libre.
Epigyne ( epigynus ) , se dit des fleurs où les étamines semblent placées sur le pistil à cause de leur adhérence avec lui.
Hypogvne (7/vpogynus) , de celles où les étamines naissent sous le pistil , et n’adlièrent ni avec lui , ni avec le calice.
Périgyne ( perigynus ), de celles où les étamines semblent placées autour de l’ovaire ou sur le calice, à cause de leur adhérence avec lui.
O11 se sert de même des prépositions supra , ou en grec épi , dessus ; infra , ou en grec hypo , dessous ; i Titra , ou en grec endos , dedans ; extra , ou en grec ex ou exo dehors; inter entre ; circa , et en grec péri autour ; ainsi, suprafoliaceus au-dessus des feuilles, infrafoliaceus au-dessous , intrafoliaceus en dedans des feuilles, extrafoliaceus en dehors des feuilles, interfoliaceus entre les feuilles, et ainsi des autres.
On dit de même externus , externe , placé en dehors, et internus , interne , placé en dedans: mais extra rius se dit seulement de l’embryon situé en dehors du périsperme , et intrarius de celui qui est en de» dans.
On exprime quelquefois les idées analogues à celles-ci par de simples métaphores, comme lorsqu’on dit d’un organe qu’il est couronné ( coronatus ), c’est-à-dire terminé par une rangée d’appendices qui ceignent son sommet; ou comosus , c’est-à-dire, terminé
GI.OSSOLOGIS.
par une touffe de feuilles, ou de bractées , ou de poils. Enfin, en comparant deux organes, ou dit qu’ils sont ■parallèles ( parallela ), lorsque leurs surfaces sont àpeu «près dans la même direction , et ç ntraires ou np~ posés ( nppusita , contraria} , lorsqu’ils se coupent àpeu-près à angle droit. On dit , les étamines alternes avec les petales {pétalis alterna), lorsqu’étanl en nombre égal à celui des pétales , elles sont sur un rang intérieur entre chacun deux, et opposées aux pétales ( petalis opposita ), lorsqu’étant en même nombre que les petales, elles sont placées devant le milieu de chacun d’eux : on dit de même les péta les alternes avec les sépales, quand ils paissent entr’eux quoique sur un rang intérieur, et opposes aux pétales quand ils naissent devant le milieu de leur basp. M. Mirbel nomme intermédiaires ( interniez d:a ), ceux qui sont alternes avec, les sépales, et antèmè d-iaires ( antemedia ), ceux qui sont opposés aux sé-
§. 4‘>5. 4-° On peut considérer la position respective des organes homogènes; c’est ce qu’on nomme proprement disfositjon ( D/spositio) , et c’est une des classes tfe caractères les plus importantes à étudier; ainsi, l^ertici lie ( venicillatus ) se dit des parties qui naissent plus de deux ensemble autour d’uu axe commun sur un même plan horizontal ou en anneau ; l’ensemble de ces parties est un Verticillc ( Verticillus ),
Opposé (opppsitus), se dit des parties qui naissent, pu l’une vis-a-vis de i autre, comme lorsqu’on dit feuilles opposées ; ou placées l’une devant l’autre, comme lorsqu’on dit étamines opposées aux' pétales, pour dire devant les pétales. Dans le premier cas, qui gst. le plus fréquent, l’ensemble des deux parties opposées porte le nom de Faire ( Juguni ). On dit que les.
GLOS SOLOGIE.
parties sont a paires croisées ( decussatce ), lorsque les paires qui se suivent, se croisent à angles droits. Cruciatus ou crucifonnis signifie , au contraire, qui, étant sur le même plan horizontal, est disposé en croix à quatre rayons.
Géminé ( geminatus ), se dit des parties qui naissent l’une à côte de l’autre.
Alterne (alternas) , se dit proprement des parties qui sont disposées d’un et d’autre côté d’un axe, mais sur le même plan ; on l’emploie rarement dans ce seus, mais il se dit, en général, des parties qui ne sont ni opposées ni verlicillées. Lorsqu’on l’applique aux parties delà fleur, il veut dire le contraire d’opposées, c’est àdire, qu’elles sont placées alternativement, et non l’une devant l’autre. Dans ce dernier sens , Mcench l’exprime en grec par Allagos , et a dit Allagostemon , des étamines alternativement attachées aux pétales et au réceptacle.
Distiche( distichus ), se dit des parties situées exactement d’un et d’autre côté d’un axe, dans un même plan , mais à des hauteurs telles , qu’il y en a alternativement une d’un côté et une de l’autre.
Sur deux rangs ( bifarius ) , se dit des parties qui naissent ou se disposent, en général, sur deux Aies ou rangées opposées.
En série ( serialis ), se dit des parties qui naissent en se suivant dans un ordre déterminé, quel qu’il soit, ou en formant des rangées distinctes; dans ces deux sens, on dit bi, tri serialis , des objets qui sont sur deux, trois séries.
En cjinnconce ( cjuincuncis ) , se dit des parties disposées autour d’un axe eu spirale simple, de telle ma.-
474 GLOSSOLOGIE.
uière que la cinquième recouvre la première , comme
on le voil dans les feuilles de Poirier, eic.
En spirale (spiralis ) , se dit des parties disposées autour d’un axe en spirale, mais de telle sorte qu’on en compte plus de cinq à chaque tour. Les rangées spirales peuvent être simples, doubles, triples, etc.
Epars ( sparsus ) , se dit des parties qui naissent sans ordre ; on le dit quelquefois à la place d’alterne.
Unilatéral ( unilateralis ), se dit des organes qui naissent tous sur un seul côté de leur support, tandis qu’en latin secundus s’applique à ceux qui naissent en tout sens et se dejeltent d’un seul côté.
Ou exprime encore la disposition générale des parties homogènes par des métaphores plus ou moins exactes ; ainsi.
Etoilé ( j tellatus , stelliformis , stellulatus ) , signifie qui est en forme d’etoiles ou irrégulièrement verticilles ; on le prend quelquefois pour ce dernier mot.
En rosette ( rosaceus , et par corruption roseus ), se dit, en général, des parties disposées comme les pétales des Roses doubles.
Rayonnant ( radiatus ) , qui est disposé comme les rayons d’une. roue.
§. 406. 5.° La position des parties , les unes relativement aux autres, est souvent modifiée ( quant à son apparence et aux termes qui servent à l’exprimer) par leur distance, et à cet égard, comme à tant d’autres, la langue botanique est encore très-riche. Les épithètes de rare ( rarns ) , distant ( dis tans ), écarté ( remotns') , indiquent, en général, une distance des parties plus grandes qu’à l’ordinaire ; celles de rapproché ( approotimaius ) , approché ( confertus ) , ou ramassé ( glomé •
ratus , conglomeratus'), indiquent en général un rapprochement des parties. On dit encore touffu ( cœspitosus), des rameaux rapproches ; coarctatus , des ramifications dressées , resserrées ; et par opposition laxus {lâche ), de celles qui sont étalées et écartées; co/iglohatus , des parties quelconques rapprochées en boule ; fcisciculatus , de celles qui sont rapprochées en faisceau ; et enfin, contigu (contiguus'), de celles qui sont tellement voisines , qu’elles semblent se toucher; continu ( conlinuus ) , indique qu’elles sont soudées ; incumhens veut dire qui se couche sur une partie sans y adhérer.
§. 407. 6.° Lorsqu’on veut exprimer la position relative de certains organes d’une manière plus vague et en 1« combinant avec leur direction, on se sert des termes suivans :
Appliqué, serre ( acJpressus ) , se dit des parties qui sont appliquées l’une sur l’autre, mais sans adhérence. Par opposition on dit, étalé ( patulus , pateus), de celles qui sont comme épanouies et ouvertes.
Tegens , couvrant, tectus , couvert, se dit des parties qui eu recouvrent entièrement une autre sans y adhérer ; c’est dans ce sens qu’on dit que le fruit est couvert parle calice persistant, dans la Scabieuse» par exemple; si le fruit n’était recouvert qu’en partie par le calice, on dirait qu’il est 'voilé ( velatus ); enfin, dans certains cas , on désigne l’organe même qui sert d’enveloppe „ comme dans les mots tunicatus , vaginatus , etc. Dans tous les composés grecs on désigne la circonstance d’être enveloppé , par l'épithète Angios ; par opposition à ces deux termes, on dit qu’un organe est nu ( nu du s , et dans les composés Gymnos ), c’est-à-dire non recouvert*
47<5 GLOSSOLOGIE.
ou dénuda tu s dénudé, est-à-dire, qu’après avôir été
couvert , il est nu.
Embritjué ( imbncatus ) dit des parties qui se recouvrent les unes les autres comme les tuiles d’un toit, par exemple, les écailles de certains involucres , comme dans l’Artichaut.
Incumbens , qui se couche dessus un autre organe.
Eidulans , situé comme les œufs dans le nid, se dit proprement des graines éparses dans la pulpe.
§. 408. 7.0 La manière dont un org e est attaché à celui qui lui sert de support, a donné naissance à quelques termes , savoir :
Ar tient eÇ articulatus ), qui est attaché par une articulalion.
Cohérent (cohœrens') , qui est attaché sans articulation, mais qui est continu avec sa base.
Stipitè ( stipitatus ), qui est muni d’un support, en général, et selon le support on dit:
P étiolé (petiolatus ) , des feuilles qui ont un pétiole.
Pètiolulè (petiolulatus ) , des folioles qui ont un péiiolule.
Pédonculè ou pédicule ( pedunculatus , pedicu latus ), des fleurs ou fruits qui ont un pédicule.
P èdicellè ( pedicellatus ) , des fleurs ou fruits qui ont un pédicelle.
Sessile ( sessilis ) , s’oppose à tous les termes précédens, et signifie qui n’a point de support.
Embrassant ( amplectans ) , se dit d’une partie qui entoure son support par sa base. Lorsqu’il s’agit des feuilles, on dit amplexicaulis , qui embrasse la tige j lorsque le support 11’est pas entièrement entouré, on dit semiamplectans , semiamplexicaulis ; on dit en-
GLOSSOtOGlË. 477
core vagin ans ou vagùiatus , qui embrasse eu esî em .ras é par une gaine.
Oscillant ( versatilis , oscillatorius ) , ne se dit que des anthères , et signifie qu’elles ne tiennent au filament: que par un point très-petit, situé vers le milieu de leur longueur, de manière qu’elles peuvent y être soutenues comme en équilibre. Par opposition, on dit qu’elles sont adnèes ( adnatœ'), lorsqu’elles sont soudées avec le filet dans leur longueur.
Pelté ( peltatus ), se dit, dans un sens général , de tout organe qui adhère à son support par le centre et non par le bord de sa surface. Par opposition on dit , palaceus , de celui qui adhère à son support par le bord , comme la plupart des feuilles ; et palaris , de la racine qui est continue avec le tronc.
Art. 3. Direction.
§. 4°9- Quoique les termes qui servent à indiquer la direction des parties s’entendent presque tous d’euxmêmes, je crois nécessaire, cependant, de ne pas les passer tous sous silence, afin d’indiquer les nuances de ceux qui se ressemblent.
Droit (rectus, et dans les composée grecs orthos') s’applique à la forme générale , et veut dire qui est en ligne droite.
Dressé ( erectus ) s’applique à la direction, et veut dire dirigé de bas en haut.
Arrectus , droit et roide.
S trie tus , droit, grêle, roide et peu rameux.
Descendens , qui se dirige vers la terre.
Dépendons , qui est comme suspendu et tombant vers la terre.
Montant , ascendant , redressé ( adscendens ), qui.
GtOSSOlOGIR.
étant horizontal à sa base, se courbe pour gagner la ligne verticale; on le dit surtout des tiges; et quant aux autres organes, on se sert des mots assurgens,adsurgens.
Vertical ( verticalis ), perpendiculaire à l’horizon.
Oblique ( obliquas ) , cpii forme un angle avec la ligne horizontale et la ligne verticale.
Horizontal ( horizontaiis ), parallèle à l’horizon.
Renversé ( inversas ) , qui est disposé,1 la base vers le zénith, et le sommet en bas ; ne se dit guère que des graines.
Renversé ( reclinatus ), dont l’extrémité se déjette en bas.
Rèsupiné ( resupinatns ) , qui naît dans une direction telle, que ce qui est en haut dans les organes analogues , se trouve ici en bas, et vice versa. Ainsi, une fleur papillonnacée est résupinée, quand l’étendard est en bas et la carène en haut.
Incliné ( inclinatus ) , qui n’est pas droit en général.
Pendant (pendulus), qui est attaché, la base en liant et le sommet en bas, se dit principalement des fleurs ; pendulinus , qui a l’habitude de pendre.
Cernuus , intermédiaire entre pendant et penché.
Penché ( nu tans ), qui est intermédiaire entre la direction droite et la direction pendante.
Déjeté d’un seul côté ( secundus ), se dit des parties qui, naissant tout autour d’un axe, se déjettent d'un seul côté.
Fléchi , courbé (flexus ou curvus ), qui est détourné de la ligne droite et forme une courbe.
Itiflexus , incurvas , introflexus , introcurvus , fléchi ou courbé en dedans.
Recurvus , recurvatus , rejlexus , réfléchi, courbé ou fléchi en dehors.
ÇrLOSSOIOGIE. 479
Retroflexus , retrocurvus , fléchi ou courbé en arrière.
Deflexus , declinatus , qui retombe en formant l’arc,
Flexueux (Jlexuosus ) , qui est plusieurs fois arqué.
Falcatus , qui est courbé en forme de fer de faucille.
Genouillé ( geniculatus ), fléchi ou courbé par un angle ou un Genou ( Geniculum ).
Infractus , qui change brusquement de direction.
Tortus , intortus , contortus , tordu, qui se tortille sur lui-même; tortilis , qui est susceptible de se tordre.
Spiral ( spiralis ) , tordu en spirale. Chaque tour se nomme Spire , Anfractuosité ( Spira ou Anfractns).
Circinalis , roulé transversalement , et du sommet à la base, sur lui-même comme une boucle de cheveux sur un compas.
Entortillé , volubile ( volubilis ), qui se roule en spirale auiour d’un axe réel ou imaginaire.
Dextrorsus , qui se dirige à droite, et de là,
Dextrorsum volubilis , qui se roule de gauche adroite; dans ce sens , on se suppose au centre de la spire tourné du côté du midi.
Sinistrorsus , qui se dirige à gauche et de là,
Sinistrorsum volubilis , qui se roule de droite à gauche.
Ptetrorsus , qui se dirige en arrière, ou lorsqu’on l’applique aux feuilles dormantes , se dit de celles qui dorment dirigées en arrière.
Grimpant (scandens) , qui s’élève sur les arbres en se tordant ou se roulant.
Couche ( procumbens , Jtumifusus ), se dit des liges étalées sur la terre à laquelle elles n’adhèrent pas par des racines; si elles poussaient des racines, on les dirait rampantes {repentes) , ou radicalités {radie antes).
Decumbetis , qui retombe ; incumbens , qui Se couche dessus.
Etalé ( patulus , patens) , qui est ouvert saDS ordre ré* gulier.
Diffusas , quiaplusieursbranclies étalées dès leur base.
Resserré ( contractas ) ,qui diverge peu.
Divergent ( divergeas ), dont les branches s’écartent l’une de l’autre , ou qui s’écarte de la chose à laquelle il est uni.
Divaricatas , dont les branches s’écartent dès leur origine.
Brachiatus , qui est à-la-fois fourchu et divergent.
Connivens , dont les sommités se rapprochent.
Longitudinal [longitudinalis) , qui est dans le sens de la longueur.
Transverse [transversus) , qui est dans le sens de la largeur.
Adversus , qui tourne sa face du côté du midi ; les an» ciens botanistes l’employaient pour synonyme d’opposé.
Introrsus , dirigé en dedans; on le dit des anthères qui sont tournées du côté du pistil; on leur donne aussi l’épithète d e anterœ anticce , qui signifie proprement dirigées du côté antérieur.
Extrorsus , dirigé en dehors , comme les anthères des Iris. On les appelle posticœ , c’est-à-dire dirigées du côté postérieur.
Peritropus , dirigé à la circonférence; M. Richard le dit des graines dirigées de l’axe du fruit aux côtés du péricarpe.
Orthotropus. M. Richard appelle ainsi les embryons droits et situés dans la même direction que la graine; il nomme antitropas , ceux qui sont dans une direction contraire.
GLOSSOLOGI E. 4^®
§. 4 io. Quant aux termes qui indiquent plus spécialement la diiection des surfaces, on se sert des suivans.
Plicatus , plié en général.
Complicatus , plié sur lui-même.
Conduplicatus , plié en double dans le sens longitudinal.
Volutus , roulé en général.
Involutus , roulé en dedans.
Revolutus , roulé en dehors.
Convolutus , roulé en cornet spiral sur lui-même-
Obvolutus , se dit des parties qui s’enroulent l’une sur l’autre.
Ces termes un peu modifiés servent en particulier à exprimer la manière dont les feuilles sont disposées dans le bourgeon. Voy. §. 323.
Undulatus , ondulé , qui présente des inégalités dans sa surface.
Bullatus , boursoufflè , dont la surface est çà et là relevée en bosselure.
Crispas, crépu , dont les lanières fines et courtes se dirigent en divers sens.
Planus, plane , dont la direction est celle d’un plan géométrique.
Répandus , recourbé peu régulièrement.
§. Outre ces termes généraux, on en a encore adopté quelques-uns de très-importans pour exprimer la direction ou la disposition des nervures qui traversent une surface plane.
Les Nervures sont dites confluentes {confluentes') , lorsqu’étant simples ou peu rameuses , elles tendent à se réunir vers le sommet.
Divergentes {divergentes} , lorsqu’elles se ramifient de manière à se diriger vers tous les points de la cir-
conférence; et parmi ces dernières , on distingue celles
qui sont
Pennées ( p innati), c’est-à-dire, disposées d’un et d’autre côté d’une nervure longitudinale, comme les barbes des plumes des oiseaux , par exemple , dans la feuille de Poirier.
Pedalées (pedati), quand la base du limbe émet deux nervures principales très-divergentes, qui portent chacune snr leur côté intérieur des nervures secondaires, parallèles entr’elles, et perpendiculaires sur les principales, par exemple, l’Hellébore.
Palmées (palmati) , quand la base du limbe émet plusieurs nervures principales divergentes, et disposées comme les doigts de la main ouverts, par exemple, la Vigne.
Peltèes ( peltati) , quand du sommet du pétiole partent, en touS sens, des nervures qui divergent sur un seul plan comme les rayons d’une reue, par exemple, la Capucine.
Triplées (tripli) , quand la nervure longitudinale émet de chaque côté une nervure principale trèspeu au-dessus de la base.
Quintuplées ( tjuintupli ), quand la nervure principale en émet deux de chaque côté un peu au-dessus de la base.
Voyez, pour les applications de ces termes, à la structure des diverses sortes de feuilles ci-dessus, §. 320.
Art. 4* Formes générales (*).
§. 4i2.B.ien n’est si varié et si difficile à exprimer que les formes des végétaux, qui n’ont jamais la précision des formes géométriques, et qui offrent cependant unecer-
(*) Voyez Taxonomie, i33.
GLOSSOLOGIE. 4^3
taine symétrie générale qu’il faut exprimer par des termes convenables. Expliquons d’abord quelques-uns de ceux dont l’emploi est le plus général , et auxquels tous les autres se rapportent.
La Base ( basis ) d’un organe , quelles que soient sa situation et sa forme, est toujours le point par lequel il tient à son support, ou par lequel les vaisseaux de son support se distribuent à lui.
Le Sommet (. Apex , Cacumen , Terminus') est le point opposé à la base , et qui termine l’organe.
L 'Axe {Axis, Cacumen , Tourn.) est la ligne réelle ou idéale qui va delà base au sommet.
Les Côtés ( Latera ) sont les parties disposées d’un et d’autre côté de l’axe.
Le Centre (Centrum ) , s’entend toujours du centre de figure, mais dans un sens général, et ne s’applique qu’aux corps solides.
Surface ( superficies ) se dit, en général, de toute espèce de surface ou de superficie.
Face {Pagina ) se dit , en particulier , des surfaces planes , où l’on distingue la face supérieure {sapera), et inférieure {inféra , prond) , comme dans les feuilles.
Bord ( Margo ) , lisière qui joint les deux faces des parties planes.
Circonférence {Ambitus , Radius ), bord des surfaces, exprimé d’une manière générale.
Disque ( Disons ) , partie centrale des surfaces , exprimée cl’une manière générale.
Limbe, lamefLimbus , Lamina), partie plane et étalée d’un organe, exprimée en général par oppositiou à la base.
Arête {Acies) , intersection de deux plans. La tige, comme l’observe très-bien ÜVÇ. Link, a des arêtes et non des angles* 3i*
GLOSSOLOGIE.
Qarène ( Carina ), arêle placée sur le côté inférieur d’une partie horizontale.
Angle ( Angulus') , intersection de deux lignes; on le prend souvent pour intersection de deux plans, ou pour la lanière saillante du bord d’une surface plane.
Sinus {Sinus') se prend en Botanique pour désigner l’angle rentrant formé entre deux lobes proéminens.
Mammelon ( Umbo ), protubérance au centre d’une surface.
Ombilic ( Umbilicus ) , dépression souvent bordée d’appendices au centre d’une surface.
Bosse i Apophyse (Apophysis) , élévation quelconque qui paraît peu régulière.
Goitre [Struma), bosse latérale.
§. 4i3. Au moyen de ces termes, on peut prendre une idée de ceux par lesquels on désigne les formes générales; celles - ci se prennent toujours en supposant une ligne qui passerait par tous les points les plus proéminens d’une surface ou d’un solide, en négligeant les angles rentrans; cette ligne , qu’on appelle la Circonscription ( Circunscriptio ) d’une surface , forme nécessairement une courbe ou un polygone, qu’on cherche à rapporter à celle des formes géométriques dont elle s’éloigne le moins. Distinguons d’abord, à cet égard , avec les Géomètres, les simples surfaces , c’est-à-dire, les corps assez minces pour que leur épaisseur puisse être négligée, comme la plupart des feuilles et les corps solides, c’est-à dire, où l’on prend à-la-fois en considération, la longueur, la largeur et la profondeur.
§. 4r4- Une surface plane est dite en Botanique linéaire {linearis) , lorsqu’elle approche le plus possible d’une ligne géométrique, c’est-à-dire, qu’elle est étroite et à bords parallèles.
Oblongue ( oblonga ), lorsqu’étant étroite , ses bords
GLOSSOLOGIE. J±85
sont un peu courbés de manière à former une ellipse très-allongée, obtuse aux deux extrémités.
Lancéolée ( lanceolata ), lorsqu’étant oblongüe , les deux extrémités se rétrécissent en pointe.
Ligulèe ( ligulata ) , en forme de bandelette ou oblongue à bords presque parallèles.
Elliptique (elliptica) ou ovale {o va lis) , qui représente une ellipse régulière, c’est-à-dire , qui a le diamètre longitudinal plus grand que le transversal, et dont les deux extrémités vont en se rétrécissant également.
Ovèe (ovata), en f orme d‘ œuf , c’est-à-dire, elliptique , mais dont le plus grand diamètre transversal n’est pas au milieu, mais au-dessous du milieu.
Orbiculaire (orbicularis , circinnata , disciformis ), dont la forme est sensiblement circulaire.
Arrondie ( subrotunda , rotundata) , lorsqu’elle approche de la forme d’un cercle.
Parobolique (parabolica) , dont le diamètre longitudinal surpasse le transversal, dont la largeur se rétrécit insensiblement de la base au sommet, de manière à imiter la moitié d’une surface ovée.
Spatulèe (spatulata) , ou en spatule , c’est-à-dire, arrondi par le haut et brusquement rétréci par le bas.
Cunéiforme ( cuneiformis),o\i en coin , qui est élargi et obtus par le sommet , et qui se rétrécit insensiblement jusqu’à sa base.
RhoTiiboïdal ( rhomboïdatis ), qui approche de la forme d’une rhombe, c’est-à-dire, dont le diamètre transversal se raccourcit brusquement aux extrémités depuis le milieu de la longueur.
Trigone , tètragone , etc. frigotius , etc.), se disent d’une surface, pour exprimer le nombre des lignes ou côtés droits qui déterminent son contour sans former d’angles rentrans.
GIOSSOLOGIE.
Triangulaire , quadr angulaire , etc. ( triangularis, etc.), se disent pour exprimer le nombre des angles saillans d’une surface plane.
Cordiforme ( cordatus , cordiformis) , ou en cœur , qui a la forme du cœur des cartes à jouer, avec l’échancrure à la base. Quelques Botanistes se sont servi en français du mot ridicule de surfaces cordées.
Rèniforme ou en rein ( reniformis ) , qui diffère de de la forme en cœur , parce qu’elle est plus large et très-obtuse au sommet.
Lunulèe (^lunulata) , ou en croissant ; c’est un degré extrême de la forme de rein.
Sagittèe ( sagittata) , ou enfer de flèche, lorsque étant munie à sa base d’une échancrure aiguë, ses deux côtés se prolongent en arrière , en oreillettes aiguës , parallèles au pétiole.
Hastèe ( hastata ) , ou en fer de lance , lorsque étant peu échancrée à sa base, ses deux côtés se prolongent en oreillettes aiguës , perpendiculaires sur le pétiole.
Panduriformes ou en violon ( pandurata , panduriformis ) , lorsqu’étant oblongue , elle est munie sur le milieu de ses deux côtés , d’une large échancrure ou sinus arrondi, ce qui lui donne la forme d’un violon.
Quant aux autres termes qui se composent des découpures et de la disposition des nervures , voyez §. 321.
§. 4i5. Les formes solides des végétaux, c’est-à-dire, celles où l’on examine les trois dimensions , sont désignées par les termes suivans :
Cylindrique ( cylindricus , teres ), qui a la forme d’un cylindre , c’est-à-dire, dont la coupe transversale
GLOSSOLOGIE.
offre partout un cercle ; cylindracè ( cylindraceus ), à peu-près cylindrique; lorsqu’il s’agit d’un corps cylindrique très-menu, on se sert des mots de capillaire ( capillaris ) ou filiforme { fliformis) , qui signifient cylindrique, et fin comme un cheveu ou un fil.
Comprimé ( compressas) , se dit des solides dont la Coupe transversale présente la forme d’une ellipse, comme s’ils avaient été serrés par les côtés. On a donné aux tiges, tellement comprimées qu’elles semblent des membranes , l’épithète de membranaceus .
Déprimé ( depressus ), se dit des solides dont la coupe transversale est plus grande que la coupe longitudinale , comme s’ils avaient été serrés dans le sens vertical.
Prismatitjue ( prismaticus ) , qui approche de la forme du prisme géométrique.
Trilatéral , quadrilatéral , ou trièdre , tétraèdre ( tr il a ter ali s , quadrilatéral is , tricder , tetraëder,Q te.), se dit d’un corps prismatique à trois, quatre, etc., côtés, ou à trois ou quatre angles-plans sans angles renirans. *
Triquetre , tètraquètre , pentaquètre , etc. ( enquêter, tetraqueter , etc. ), à trois arêtes, à quatre arêtes , etc. , se dit d’un prisme à trois , quatre arêtes saillantes, séparées par autant d’angles rentrans. Dans la pratique , on confond très-souvent les termes de triqueter , trila :• teralis , triangularis et tri g omis , et les autres composés comme eux. Lorsqu’il n’y a que deux arêtes saillantes, on se sert en latin des mots anceps , qui signifient comprimé avec les deux côtés les plus étroits aigus; gladiatus , ensatus , qui se disent lorsque le corps est très-comprimé, et ses arêtes tellement saillantes» qu’elles semblent la tranche d’un glaive.
G LOSSOLÔGIE.
i %ubulè {subulatus , subuliformis ) , en alêne , corps mince, cylindracé dans le bas, et se terminant en prisme aigu.
.Acicularis , en forme d’aiguille, c’est-à-dire, trèsaigu, peu ou point anguleux: on dit en particulier folia acerosa , des feuilles qui sont dures, toujours vertes, étroites et aiguës.
Deltoïde ( deltoïdeus ) , corps à trois faces, aminci aux deux extrémités , et imitant, dans la coupe transversale, la forme du Delta des Grecs.
Sphérique ou globuleux {sphericus , globosus , globulosus ), quia la forme d’une sphère, ou, lorsqu’il est petit, d’un globule; hemisphericus en demi-sphère.
Sphéroïde ( spheroïdeus ) , sphérique, un peu aplati aux deux extrémités.
Ellipsoïde ( ellipsoïdeus') , solide dont la coupe longitudinale est elliptique.
Ovoïde ( ovoïdeus) , corps semblable à un œuf , du dont la coupe longitudinale est ovée.
Conique ( conicus ), corps en forme de cône ou de pain de sucre , le côté le plus large en bas; obconicus , en cône renversé, conique avec la pointe en bas; lurbinatus , en toupie, diffère à peine de ce dernier.
Pyriforme , en poire ( pyriformis ) , indique que le cône renversé va brusquement en s’élargissant vers le milieu comme une Poire.
Pyramidal ( pyramidalis , pyramidatus ) , qui a la forme d’une pyramide, c’est-à-dire, qui a plusieurs faces planes toutes terminées régulièrement en pointe.
§. 4i6. Outre ces termes, qui, tirés de la géométrie, participent de son exactitude , on emploie des métaphores nombreuses et arbitraires pour peindre, par la parole , toutes les formes très-diversifiées des corps
solides; la simple énumération des plus fréquentes, suffira pour les faire entendre.
Linguiformis , en forme de langue.
Tcenianus , en forme de tœnia , long , aplati et étranglé d’espace en espace.
Lenticularis , en forme de lentille.
Medioliformis (Salisb,), en forme de moyeu de roue.
Meniscoideus (Gœrtn.), dont la coupe est en forme de croissant.
Nepliroideus , en forme de rein, dont la coupe est réniforme.
Muscariiformis ( Rich. ) , en forme de balai.
Penicillatus , en pinceau.
Trochlearis ( Salisb. ) , en forme de poulie ;
Clypeatus , en forme de bouclier;
Napiformis , en forme de navet;
Fusiformisy en forme de fuseau, c’est-à-dire, épais , insensiblement aminci comme la racine de carotte;
Fusinus , cylindrique, aminci des deux bouts.
Gongylodes , capitatus , cap ici/ or mi s , en lorme de tête arrondie;
Dolabriformis , en forme de doloire, c’est-à-dire, comprimé, arrondi, obtus, bossu sur le dos vers le sommet;
Acinaciformis , en forme de sabre, c’est-à-dire, comprimé, triquètre , à carène tranchante, un peu redressé vers le haut;
Cristatus , en forme de crête de coq ;
Pileatus , pileiformis , en chapeau ou en chapiteau.
Pidvinalus , en forme de coussin ;
Umbracidiformis , en forme de parasol, etc. , etc.
§. 4i7- Quant aux solides creux, et dont on a intérêt
à l'aire connaître la forme , on se sert clés termes suivans :
Concave ( concavus ) , qni est creusé ou courbé sans former d’angle , et par opposition , convexe ( convexus ), qui est relevé sans former d’angle;
Caréné Ocarina tus , navicularis ) , qui est plié ou soudé de manière à faire une cavité d’un côté, et un angle saillant comme la carène d’un vaisseau;
Campanule ( campanaceus , campanulatus , campaniformis ) , en forme de cloche ;
Digitaliformis , en forme de dé à coudre, ou en cloche allongée à bords droits;
En godet ( urceolatus'), arcéolè , c’est-à-dire ovoïde rique creux, avec une ouverture étroite;
Poculiformis (Salisb. ), en forme de coupe, creux , cylindrique, ayant la base hémisphérique et les bords droits ;
En sojicoupe ( hypocrateriformis') , c’est-à-dire muni d’un tube cylindrique et évasé , et d’un limbe plane. Lorsque le tube est si court qu’on peut le négliger, on dit alors rotatus , rotaceus , en forme de roue ;
Cotyliformis ( Salisb. ), en écuelle, diffère de la forme précédente, parce que les bords sont dressés;
Calathifo rmis (Salisb.), hémisphérique et concave, ti bords droits , comme le vase nommé bowl par les Anglais ;
Acetabulifonnis ( Salisb. ) , en forme de coupe ou de bowl, avec les bords plus ou moins courbés en dedans ^
Craterœformis , en cratère, c’est-à-dire concave, hémisphérique , rétréci à sa base ;
Infundibuliforviis , en entonnoir, c’est-à-dire , dont
GLOSSOLOG IE. 49 1
la base est en tube, et dont le limbe se redresse en cône renversé ;
Cyatbiformis , en gobelet , ou de la forme d’un verre à pied, c’est-à-dire concave, en foi me de cône renversé ;
Tubuleux ( tubulosus , tubulatus , tuba tus ), en forme de tube cylindrique creux, droit ;
Tubœformis , en forme de trompette, c’est-à-dire, de tube évasé à une de ses extrémités ;
Proboscideus , en forme de trompe, c’est-à-dire , en tube creux et courbé ;
Vascularis , en forme de vase ou de pot à fleurs ;
Cucullatus , en forme de capuchon ;
Canaliculatus , creusé ou courbé en canal ou en gouttière, etc.
Art. 5. Delà simplicité des parties et de leurs découpures , divisions , ramifications ou compositions.
§. 4i8. Un organe quelconque est dit simple ( simplex') dans trois sens différens : i.° lorsque toutes ses parties sont continues et non séparées par des articulations , comme lorsqu’on dit une feuille , un fruit simple ; dans ce sens ce mot signiSe continu ( continuas ) , et est opposé à celui de composé ( compositus ) , qui signi* fie formé de parties articulées; 2.° lorsqu’il ne se divise ni ne se ramifie point en branches, comme lorsqu’on dit une tige, une grappe simple, pour dire indivis ( indivisus ) , par opposition au mot rameux ( ramosus ) , qui signifie divisé en branches ; 3.“ lorsque cet organe est composé de parties disposées sur un seul rang circulaire et non sur plusieurs rangées concentriques , comme l’on dit un involucre simple, une fleur simple
GLOSSOLOGIE.
( uniserialis ) , par opposition avec le mot de multiple ( multiplex , multiserialis ).
§. 4T9- A. Un organe continu, ou simple dans le premier sens, peut être,
a. Entier ( integrum ) , lorsque ses bords ne sont nullement divisés ni incisés;
b. Denté ( dentatum ) , lorsque ses bords sont munis de petites incisions qui n’aiteignent pas au-delà des dernières ramifications des nervures. Ces incisions se nomment Dents ( D entes ) en général; lorsqu’on veut les désigner d’une manière plus spéciale , on dit que ce sont des
Dents , et que la partie est dentée , quand les dents sont obtuses, dirigées vers le sommet ;
Dentelures ou Dents en scie ( Serratürœ ) , et que la partie est dentée en scie ( sert ata ) , quand les dents sont aiguës et dirigées au sommet ;
Crenelures ( Crence , Crenaturce ) , et la partie crenrlèe ( crenata ), quand les dents sont obtuses, non dirigées vers le sommet ni vers sa base;
llidentée ou deux fois dentées ( bidentata ) , quand les dents sont elles-mêmes dentées;
c. Lobé ou découpé ( lobatum ) , en général , quand les incisions sont plus profondes que les dents , et qu’on ne veut ou ne peut pas indiquer leur profondeur exacte , et chaque incision se nomme alors Lobe ( Lobus );
d. Sitiué ( sinuatum ), quand le bord est muni d’écliancrures et de parties saillantes, arrondies, peu profondes , et alors les échancrures se nomment Sinus ;
e. Échaticré ( emarginatum ) , quand il y a une incision qui n’atteint pas le milieu et qui est située à la base et surtout au sommet d’une surface plane, cette
incision s’appelle Échancrure ( Ernarginatura ) ; les ancieifs la nommaient Deliquium ;
f. Fendu ( fissum , et dans les composés fiduin) , qui est découpé de manière que les lobes ( qu’on appelle alors fissures} atteignent la moitié de la longueur , si leur direction est en long , de la largeur si elle est en travers ;
g. Partagé (partituni) , quand les découpures arrivent près de la base ou près de la côte moyenne sans y atteindre , et alors les lobes se nomment Parti tio ns ( Partitiones ) ;
h. Coupe ( section ) , quand les lobes atteignent la base ou la côte moyenne, de manière à ce que le parenchyme soit interrompu , et alors les lobes se nomment Segrnens ( Segmenta ) ;
i. Lacéré ( laceratum) , quand les divisions ou les partitions sont elles-mêmes irrégulièrement lobées.
k. Décomposé (décomposition) , quand les segrnens sont eux-mêmes irrégulièrement lobés ou découpés.
l. Lacinièes ( laciniatum ) , quand les découpures sont tellement fines et multipliées , qu’on ne peut y apercevoir aucun ordre régulier, et ces découpures découpées prennent en latin le nom de Laciniœ ; les découpures doivent être considérées anatomiquement dans un grand nombre de cas, comme des restes de soudures incomplettes ;
§. 420. Outre ces termes , qui suffisent et au-delà pour exprimer toutes les découpures, cm a encore admis les suivans, qu’on applique aux feuilles :
Bongé(erosus), qui est irrégulièrement denté ousinué.
Frangé ( fimbriatus ) , qui est bordé de dents serrées, pointues et allongées.
Fn rondache ( runcinatus ) , qui, étant oblong et pinnatifîde, a les lobes aigus dirigés vers la base.
GLOSSOLOGI E.
En violon (panduratus )y qui, étant oblong, a sur chaque côté un sinus très-large et très-profond.
Lacerativus , qui est incisé plus profondément vers la base ou le sommet, que dans le reste de la longueur.
El ceux-ci, qui ne s’appliquent qu’aux organes qui ne sont pas planes.
Partageable ( partibilis ) , qui, sans être réellement compose, est susceptible d’être partagé sans déchirement bien sensible à la maturité.
Digitè (digitatus'j ; lorsqu’on l’applique aux feuilles, il est synonyme d epalmati-partite ; mais on doit le réserver pour les organes qui, étant à nervures palmées, sont divisé» plus ou moins profondément en lobes cylindriques comme les doigts.
§. 4 21. B. Le mode de composition ou la disposition des pièces articulées des organes composés, s’exprime par des termes tout-à-fait analogues aux précédens, mais que nous avons déjà énumérés en parlant des espèces des feuilles ; voyez §. 322.
§. q22- C. Lorsqu’il s’agit de corps essentiellement cylindriques et généralement continus, comme la tige, le pédoncule, etc., nous avons vu qu’on les appelle simples, pour dire indivis f indivisus ). On les dit, en général, rameux ( ramosus ) , quand ils se divisent en rameaux continus. Le mode de cette division ou ramification a reçu divers noms; ainsi, on dit d’une tige, ou en général d'un organe cylindracé, qu’il est
Fourchu- ( fucatus J, lorsqu’il se divise en deux branches opposées, et biy triy quadrifurauè ( bi , tri % qua drifu rca tu s ) , lorsqu’on veut exprimer qu’il se divise en deux, trois ou quatre branches partant d’un même point.
Dichotome (dichotomus) , plusieurs fois bifurqué.
GLOSSOLOGIE. 49^
tersqu’étant fourchu, ses branches elles - mêmes sont fourchues, et ainsi de suite plusieurs fois. On dit de môme trichotomies , quand les ramifications parlent trois à trois. Dicliotomia se dit de l’aisselle ou angle que laissent entr’eux des rameaux dichotomes.
D’ailleurs, quant à la position respective des branches, voy. §. 4o5; quant à celles des fleurs, §. 342.
Art. 6. Désinence.
§. 423. On entend par Désinence ( Desinentia) , la manière particulière dont se termine un organe ou un lobe quelconque. Dans un sens très -général , on dit d'une sommité ou extrémité quelconque , qu’elle est obtuse ou aigue; mais pour exprimer plus clairement son état, on emploie surtout en latin les termes suivans:
Obtusus , obtus , qui se termine par un bord arrondi.
Rotundatus , très-obtus.
Truncatus , tronqué , dont il semble qu’on a coupé un morceau.
Retusus , écrasé , se dit des corps épais , à sommité élargie et tronquée.
Prœmorsus , rongé , qui semble avoir été rongé.
Hebetatus, émoussé , qui n’est pas pointu.
Mutions y qui ne se termine ni en pointes particulières ni en piquans.
Acutus , -pointu y en général qui se termine par un angle aigu.
Acuminatus , qui se prolonge en un angle aigu. Acumen signifie en général une prolongation aigue quelconque; acuminosus a été employé, en particulier, pour désigner une sommité qui se prolonge en une pointe plane.
Apiculatus, qui se prolonge en apicule ( apiculus ),
GLOSSOlOGIE.
ou en petite pointe aiguë , courte, et dont la consistance 11’est pas très-roide.
Cuspidatus , qui se prolonge en cuspide (cuspis) , ou en petite pointe acérée, allongée et un peu roide.
Mucronatus , qui se prolonge en une petite pointe roide ( mucro ) et droite.
Rostellatus , qui se prolonge en une petite pointe roide et crochue ( rostellum ).
Hamosus , qui se prolonge ou se courbe en hameçon (Jiamus) , c’est-à-dire en une pointe crochue, un peu épaisse.
Pungens , piquant , qui se prolonge en pointe piquante.
Art. 7. Aspect de la surface.
§. 424. L’aspect de la surface des végétaux ou de chacun de leurs organes, s’exprime par deux classes de termes; les uns sont généraux et communs à toutes les langues, comme brillant , lisse , etc.; d’autres, propres à la Botanique, servent à désigner à-la-fois, et l’aspect de la surface, et la cause anatomique de cet aspect. Quoique les premiers s’entendent d’euxmêmes , et que les seconds soient la plupart des combinaisons des termes organographiques , il me paraît nécessaire de les passer ici rapidement en revue.
Brillant , luisant , lustré ( splendens , lu ci dus , nitidus) , expriment tous, avec plus ou moins de force, que la superficie a une espèce de luisant; vernissé (vernicosus ), indique que ce luisant semble dû à un vernis; soyeux ( sericeus ) , qu’il est dû à des poils couchés et luisans; par opposition à ces divers termes, on emploie, mais rarement, ceux de recutitus , pellitus , pour dire dont il semble qu’on a enlevé l’épiderme ou la peau.
(GLOSSOLOGIF. ^97
Lisse, uni ( lœvis ) , signifie dont la surface 11’est relevée par aucune protubérance, ni déprimée par aucuns sillons ni aucunes cavités.
§. 425. Par opposilion à ces termes, on dit:
Ponctué ( punctatus ), marqué de points un peu déprimés ou de très-petites taches.
Rude, âpre jasper , scaber , scabridus ), muni de très-petites aspérités sensibles au tact.
Exasperatus , relevé en aspérités ou en bosselures.
Muricatus , garni de pointes courtes et grosses , comme les coquilles des murex.
Scjuarrosus ou scarrosus , relevé de saillies ou d’écailles qui ressemblent à celles des poissons , dit sccirrus en latin.
Echinatus , hérissé de pointes roides , comme le hérisson ou l’involucre de la châtaigne.
Strié ( stricitus ) , marqué de stries, c’est-à-dire, de très-petits sillons parallèles et longitudinaux; la partie déprimée se nomme proprement Strie ( Stria ) ; la partie relevée porte le nom de Dos ou Cote ( Pulvinus ).
Sillonné (sulcatus ) , cannelé, marqué de sillons ( sulci ), un peu profonds, comme ceux que fait la charrue.
En damier ( tesselatus ) , disposé par petits carreaux.
Réticulé (reticulatus , retiformis ) , disposé en réseau comme la dentelle.
Bosselé ( torosus , torulosus ) , se dit des corps cylindriques, relevés ou renflés çà et là en bosselures.
Aciculatus , se dit des graines dont la surface est marquée de raies fines et sans ordre, qui semblent faites avec la pointe d’une aiguille.
Ruminatus , se dit des périspermes ridés ou rayés par
4çS GLOSSOLOG I E.
le prolongement du spermoderme dans les plis même du péiisperme.
Dœdaleus , labyrinthiformis , se dit des corps sillonnés par des sillons tortueux.
Ridé ( rugosus ), marcpié de rides relevées, comme celles du visage des vieillards.
Crevassé ( rimosus ), fendu, marqué de crevasses ou fentes.
Scrobiculatus , foveolatus , marqué de fossettes ou de petites dépressions.
Favosns , faveolatus , alveolatus , marqué de cavités qui ressemblent aux alvéoles des abeilles.
Poreux ( porosus , foraminulosus ) , marqué de pores ou de petits trous.
§. 426. Glabre ( glaber ); ce mot signifie qu’une surface quelconque est absolument dépourvue de poils, ce qui peut arriver quoiqu’elle ne soit pas lisse; de là Glabrities , l’état d’une surface sans poils ; glabratus , qui est devenu glabre. Par opposition à ce terme, on emploie tous les adjectifs dérivés des termes expliqués au §. 328 , tels que ,
Poilu ( pilosus ) , garni de poils peu couchés et légèrement roides.
Velu ( villosus ) , garni de poils couchés, mois, nombreux.
Pubescent ( pubescens ) , garni de poils mous , peu nombreux.
Hirsutus , garni de poils longs et nombreux.
Hérissé ( hispidus , hirtus ) , garni de poils roides non couches.
Laineux (lanatus , lanuginosus ), couvert de duvet laineux à poils longs , mois, couchés ou entre-croisés.
GLOSSOLOGIE. 4 99
Cotoneux ( Tomentosus ), couvert d’un duvet cotonneux à poils longs crépus.
Velouté ( velutinus ), couvert d’un duvet court , raz; comme du velours.
Barbu ( barbatus ), terminé ou bordé de poils eu houppe un peu roides.
Cilié ( ciliatus ), bordé de poils roides, imitant la disposition des cils des paupières.
§. 427- Vni ( œr/uatus) , qui n’a ni bosse, ni cavité à sa surface, s’oppose aux termes suivans :
Bullatus , relevé en bulles ou petites bosses.
Bossu ( pibbus ), relevé en bosse.
Plissé ( plicatus ), marqué de jîilis.
Ondulé ( undulatus , undatus) , plan et relevé en bosses, qui, sur l’autre surface, sont des creux.
Becourbè ( répandus ).
Crépu ( crispus ) , frisé.
§. 42^. Nu (/ indus ), se prend en général , ou pour exprimer une surface dépourvue de toute espèce d’appendices ou de défenses, ou pour exprimer en particulier l’absence de tel organe accessoire dont on parle ; ainsi nu opposé à 'velu, signifie glabre ; opposé à écailleux,i signifie sans écailles; opposé à épineux , signifie sans épines; opposé, enfin, à un mot qui signifie la présence d’un tégument quelconque, il en indique l’absence; ainsi les fleurs sont nues, quand elles n’ont point d’involucre ; les fruits, quand le calice ne les couvre pas, etc.
§. 4^9- Sec ( siccus ) , se dit des surfaces qui n’ont pas d’humidité, et par opposition ,
Pioridus , couvert d’une humidité qui ressemble à la
rosée.
Onctueux ( unctuosus ) , gras au toucher.
ooo
GLOSSOLOGIE.
Visqueux (viscoses , viscidus , glutinosus ) , coi-* lant, recouvert d’une humeur visqueuse.
Art. 8. Modifications de nombre (*).
§. 43o. Les idées de nombre sont ou absolues , comme lorsqu’on dit d’une fleur qu’elle a quatre pétales, ou relatives , comme lorsqu’on dit qu’elle a deux fois plus d’étamines que de pétales.
§. 43r. Le nombre absolu s’exprime en Botanique , comme dans la langue ordinaire , par la série des nombres i , 2, 3,4» 6', 7,8,9,10; au-delà de 10 ,
il est rare qu’on se donne la peine de compter exactement le nombre des parties, et dans plusieurs cas, on emploie le nombre 12, pour exprimer d’une manière vague tous les nombres de 11 à 19, celui de 20, pour exprimer une vingtaine environ , et celui de beaucoup ou plusieurs , qui se désigne en abrégé par le signe de l’infini oc, pour désigner un nombre sensiblement audessus de 20. Indépendamment de l’usage des nombres ou des termes qui les expriment , les Botanistes ont encore adopté, pour rendre leurs phrases plus courtes, certains termes dérivés des précédens; ces termes sont généraux ou spéciaux.
Ainsi, lorsqu’on veut exprimer que certains organes ou certaines parties suivent un ordre fixe, quant à leur nombre, on emploie les termes suivans :
Nul ( nullus ), qui manque absolument.
Solitaire ( solitarius ) , ou unique ( unions ) , qui est seul de son espèce; ainsi, on dit une fleur solitaire , une tige unique , etc.
(*) Voyez Taxonomie, §. 122 — 129.
GIOSSOLOGIE.
5oi
Par opposition à ces termes, on dit,
Nombreux ( numerosus ) , qui s’oppose à solitaire , ou multiple ( multiplex ) , qui s’oppose à unique.
Lorsqu’on veut exprimer les nombres d’une manière plus précise, on se sert de termes qui, bien qu’en apparence synonymes , offrent des nuances importantes dans leur signification. Un exemple le fera facilement sentir : lorsqu’on dit simplement d’une plante qu’elle est à deux fleurs, on n’exprime rien sur leur position; mais, en Botanique, le sens des mots est plus précis, surtout en latin.
Flores 2, seu duo , veut dire, qui a deux fleurs en général ;
Biflorus ou dianthus , signifie la même chose ;
Biniflorus ou geminiflorus , qui porte deux fleurs rapprochées à côté l’une de l’autre.
Ainsi en suivant la série des termes :
Binus , gémi nus , qu’on rend en français par géminé, ou deux à deux , se dit des parties rapprochées deux à deux ;
Ternus , ternatus , des parties rapprochées trois à trois ou ternées ;
Quaternus , quaternatus , quaternarius , des parties rapprochées quatre à quatre ou quaternèes , etc.
Par analogie avec les termes precédens , on se sert encore des adverbes binatim , ternatim , quaternatim , pour dire deux à deux , trois à trois , quatre à quatre , etc.
Lorsqu’il s’agit de compter, non des parties agglomérées, mais des rangées concentriques , ou emploie la série simplex , duplex , triplex , etc. , multiplex , simple , double , triple , etc., multiple.
§. 432. Dans les termes composés qui sont très-mul-