ou ses multiples
Dans aucun cas , le nombre des parties du pistil , lorsqu'il est déterminé, ne passe celui des étamines et des pétales réunis : cela n’a lieu que lorsque les ovaires sont disposés en épis, et que, par conséquent, leur nombre est indéterminé.
§. 129. Les ovaires solitaires et monospermes pré» sentent quelques diversités assez curieuses à étudier; si leur graine a la radicule supérieure comme les Dipsacées, il faut que le filet qui part du pédoncule passe d’un côté du péricarpe pour atteindre l’ombilic vers le sommet du fruit; si la graine a la radicule inférieure, comme dans les Composées, il faut que le filet, qui de la base du pistil vient atteindre l’ombilic , passe sur le côté du péricarpe. Dans l’un et dans l’autre cas, il ny a plus symétrie exacte, et on est , par conséquent , autorisé à penser qu il ny a, dans les végétaux vasculaires , de fruits monospermes que par l’avortement d’une ou de plusieurs graines, d’une ou de plusieurs loges. Cette hypothèse hardie m a été suggérée par la conversation de l’un des hommes les plus ingénieux et les plus habiles dont la botanique puisse s’honorer, M- R.ob, Brown. Je sens qu elle est
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de nature à effrayer ceux qui n’ont pas encore assez observe les jeux variés et l’étendue des avortemens ; mais j’engage ceux qui mettront de l’intérêt à cette question délicate à étudier les faits encore rares , mais instructifs , des Graminées où M- du Petit Thouars a trouvé deux graines , des Composées à deux graines , des Légumineuses à deux styles et à deux loges, etc à examiner les cas nombreux où l’on trouve dans les memes familles des fruits a un ou a plusieurs carpelles», a une ou à plusieurs graines.
Art. 4- De la Grandeur absolue , relative et proportionnelle des parties (*).
§. i3o. La grandeur des organes, considérés dans leur totalité absolue , n est qu’un phénomène de peu d’importance aux yeux du classificateur. Qu’une feuille soit grande ou petite, longue ou courte, peu importe; ce caractère ne mérite d’être examiné que lorsqu’il indique quelque différence dans la structure de l’organe; paice qu alors c est à la cause de la grandeur et non à la grandeur elle-même, qu’on fait attention; mais la
grandeur des parties comparées entr’elles niciite plus d’intérêt.
a °n Peut c°mparer la grandeur des parties d’un système, ou bien comparer la grandeur de deux systèmes.
§• i3i. Le premier de ces points de vue, c’est-à-dire les dimensions proportionnelles des parties d'un système, est souvent d’un grand intérêt. Toute l’élude des plantes irrégulières, et par conséquent tout l’art de les ramener aux symétries régulières dont elles font partie, repose
(*) Voyez Glossologie, Chap. IV, art. 9»