‹ Théorie élémentaire de la botanique, ou exposition des principes de la classification naturelle. Et de l'art de décrire et d'étudier les végétauxChapitre 57 sur 86 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

GLOSSOLOGIE, Otl EXPOSITION DES TERMES CONSACRÉS DANS LA LANGUE DE LA BOTA- NIQUE.

§. 270. Tous les arts, toutes les sciences, ont besoin d’exprimer avec brièveté et avec clarté, une foule d’idées inusitées dans la langue vulgaire , et inconnues à la plu» part des hommes. De là cette multitude de termes ou de tournures techniques que le public tourne souvent en ridicule, parce qu’il n’en sent pas l’utilité, mais dont on est obligé de se servir , lorsqu’on veut s’occuper avec soin d’une étude quelconque. La Botanique ayant à décrire un nombre d’êtres prodigieux, et chacun de ces êtres ayant lui-même une variété extraordinaire d’organes** doit avoir eu besoin de créer un grand nombre de mots. On entend par Termes Botaniques ( Termini Bota~ 7ii ci J, ceux qui servent à exprimer ou les noms des organes , ou les diverses modifications dont les organes sont susceptibles. La partie de la science qui a rapport à la connaissance des termes, a reçu souvent le nom de Terminologie , qui , comme je l’ai dit plus haut , serait commode à admettre, si sa composition, moitié latine et moitié grecque 11e s’y opposait, et auquel j’ai substitué le nom plus régulier de Glossologie ( Glosso logia J. Je commencerai par exposer, dans le chapitre premier , les règles générales de la formation , d,e l’intelligence, et de l’adoption des termes de la science j dans les suivans, je donnerai leur explication

G LOSSOLOGIE.

détaillée d’après les principes exposés dans le premier.

§. 271. Le but de l’histoire naturelle étant de devenir universelle, on a dû , pour lui donner ce caractère, y adopter l’usage de la langue latine , qui est commune à tous les peuples civilisés ; tous les termes , toutes les tournures de phrase, ont donc été établis en latin, et chaque peuple a fait de ces termes , des traductions plus ou moins heureuses, selon le génie de sa propre langue. Il sera donc nécessaire que , dans cette exposition des termes , je les indique à-la-fois en français et en latin. Comme la même idée a été souvent exprimée par divers mots , j’indiquerai toujours en tète celui que j’adopte, et je placerai à la suite, sous forme de synonymes , les termes équivalons employés par divers auteurs. On conçoit facilement que, sur ce nombre immense de termes, il en est de très-essentiels, vu qu’ils sont usités par tous les auteurs, et d’autres qui sont moins nécessaires à connaître, parce qu’ils n’ont été employés que par un petit nombre de, botanistes ; afin qu’on puisse sur-le-champ juger de ce degré divers d’importance et de fréquence des termes , j’ai écrit en petites majuscules ceux dont l’emploi est très - important et très-usuel; j’ai marqué d’une d* ceux dont l’usage n’est pas habituel et qui me paraissent inutiles à admettre; et j’ai eu soin d’ajouter à la suite du mot , le nom abrégé de l’auteur qui l’a employé; de sorte que, lorque je ne cite aucun nom d’auteur, je veux dire que le mot est d’un emploi général.

Page 1