‹ Théorie élémentaire de la botanique, ou exposition des principes de la classification naturelle. Et de l'art de décrire et d'étudier les végétauxChapitre 60 sur 86 · G L O S SOLO G I E · texte numérisé non relu

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petit nombre, qu’ils ne méritent guère cle nous occuper ici , d’autant plus qu’ils se trouvent nécessairement tous expliqués dans le courant de cet ouvrage; on y sera renvoyé par la table alphabétique.

§• 205. Il résulte évidemment des observations précédenies, que le langage de la Botanique est extrêmement riche en termes , dont les uns sont strictement nécessaires, et les autres ne sont que des abréviations de périphrases plus ou moins fréquentes. Il faut avouer qu 011 a souvent , à ce dernier égard , dépassé les limités de la nécessité : à force de vouloir indiquer les moindres particularités, on a donné des noms à des variations à peine sensibles ; à force de vouloir tout exprimer par des termes propres, 011 en est venu à créer des mots d’un emploi très-rare , et que des périphrases eussent remplacés sans inconvénient. A quoi bon créer un terme pour dire qu’une feuille a la forme d’un violon ( pa?idurœformis )? Cette comparaison n’eût-elle pas pu se faire explicitement dans les deux ou trois cas où l’on a besoin de l’employer ? Cette légion innombrable de termes , souvent incompréhensibles , quelquefois obscurs, rarement nécessaires, donne à la science des fleurs un aspect farouche et pédantesque, et la hérisse de difficultés qu’on aurait pu facilement éviter. Cependant, comme ces termes sont tous employés par les auteurs, ils sont maintenant plus ou moins nécessaires à connaître. Bans l’exposition suivante je ferai ensorte de les distinguer à-peu-près tous , mais en indiquant par la forme typographique le degré de leur importance: à la suite de chacun d’eux , je citerai les synonymes proposes par quelques écrivains pour des objets déjà désignés convenablement avant eux, ou qui ont été rejetés par le plus grand nombre des Botanistes, soit

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comme incorrects , soit comme inutiles : parmi les termes mêmes qu’il est nécessaire d’admettre , j indique en petites capitales ceux qui sont les plus nécessaires , et en caractères italiques ceux qui ont peu dim-

portance.

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Termes organographiques .

§. 286. Les termes organographiques sont ceux qui„ exclusivement propres à la description des végétaux , servent à désigner leurs organes. Je vais les passer en revue dans un ordre assez méthodique pour que cette énumération puisse servir aux commençans de tableau synoptique, et leur indiquer la structure générale des

1 § 287. Végétal, Plaute ( Kegetabile, Planta , et dans les composés grecs , Phytos , Botanè, Botanos ) ■ être organisé et vivant, dépourvu de sentiment et de mouvement volontaire ( §. 8.); il est composé de parties élémentaires qui, par leurs combinaisons diverses , forment les parties organiques.

Art. i. Parties elementan es »

§ 288. Parties élémentaires, Parties similairesr Organa elementaria , Seneb. , Partes similares , Grew.); parties assez petites, et qu’on retrouve semblables à elles-mêmes dans toutes les parties des divers végétaux que l’on analyse , et dont elles semblent être

les élémens.

Tissu membraneux ( Contextus , Complexus membranaceus); tissu qui est composé de membranes

G LO SSOlOGIEo

toutes continues, quelle que soit leur forme, et qui est la base de tous les végétaux ; il est ou cellulaire ou vasculaire.

§. 289. Tissu cellulaire ( Complexus cellulosus ^ Tela cellulosa , Link ) ; tissu membraneux composé d’un grand nombre de cellules, ou dévidés à-peu-près hexagones, fermés de toutes parts , et qui ressemblent à de l’éüume de savon ; dans un sens plus borné, on prend aussi ce mot pour synonyme de parenchyme ou d’enveloppe cellulaire. Quelques auteurs désignent cet organe sous le nom de Tissu utriculaire ( Complexus utricularis ) , dans l’idée fausse que chaque vide est une petite vésicule séparée de ses voisines par des iniervales, où l’on a cru remarquer deux sortes de vaisseaux: i.° ceux que M. Treviranus nomme Me a tu s in* tercellulares , et que Hedwig désignait sous le nom de JS as a revehentia ; 2.0 ceux que M. Link appelle Duc tus intercellulares , qui descendent perpendiculairement, et sont plus grands que les précedens : l’existence de ces organes est loin d’être prouvée.

O11 nomme Cellule ( Cellula , Utriculus , Maîp. , Porc, Vésicule , en anglais Bladder , selon Grew), l’un des vides produits dans le tissu cellulaire par le dédoublement des membranes ; les cellules sont fermées de toutes parts et leur coupe est presque toujours hexago-» nale. On distingue diverses espèces de tissu cellulaire, et par conséquent de cellules : quant à l’apparence des parois , on trouve le tissu cellulaire :

1. Simple (Simplex) , c’est-à-dire, dont les parois sont transparentes sur tous les points;

2. Ponctué ( porte talus ), ou poreux ( Mirb. ) , dont les parois présentent ces points opaques d’apparence glanduleuse, et peut-être percés;

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