‹ Théorie élémentaire de la botanique, ou exposition des principes de la classification naturelle. Et de l'art de décrire et d'étudier les végétauxChapitre 62 sur 86 · L0SS0L0GIE · texte numérisé non relu

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trës-coutts et partent presque du même point, par exemple, l’Œillet des Chartreux.

Capitule ou Tète ( Capitulum , Cap ut florum , et dans les composés grecs Cephalum ), assemblage de fleurs sessiles , ou presque sessiles , et tellêment serrées, qu’on peut presque les prendre de loin pour une seule fleur. Martyn donne le nom de Glomus aux capitules arrondis; Pline les nommait, au contraire, Corymbus . La tête de fleurs des Composées, qui ne diffère cependant pas des autres par la disposition, a reçu de divers auteurs des noms particuliers : la plupart des Botanistes la désignent sous le nom très-inexact de Fleur composée ; Jungius la nommait Flos Compositus absolutè com p o si tus j Ehrart la désigne sous le nom d ' Antliodimn ; M. Richard , sous celui de Cepkalante ( Cephalan thium ) ; M. Mirbel , sous celui de Calathide. Dans toutes les fleurs en tele, chaque fleur partielle porte le nom de Fleuron ( Flosculus , Elytriculus , Neck. ).

Dans les trois oïdies de rleuraison precédens, savoir; l’ombelle, le corymhe ou le capitule , la portion centrale de l’assemblage porte le nom de Disque ( Disais ), et la portion marginale , ou l’ensemble des fleurs de la en conféi ence , porte celui deRAYON [Fadius^i lorsque les fleurons du rayon sont égaux à ceux du disque, on dit que l’ombelle ou la tête est égale (, wjualis); lorsque ceux du bord sont plus grands, on dit quelle est couronnée i^coronata) ou rayonnante ( radiaizs ).

Cyme ( Cyma ), se dit de l’assemblage de deux ou plusieurs pédoncules qui partent d’un même point comme dans 1 ombelle, s’étalent à-peu-près horizontalement, et portent, sur leur face supérieure, nue ou plusieurs rangées de fleurs; par exemple, les Sédums.

Épi {Spica y et dans les composés grecs Stachys ) ,

3gg GLOSSQlOGlE»

assemblage de fleurs sessiies le long d un axe central persistant à-peu-près vertical ; par exemple, le Plantain.

Chaton ( Amentum , Catulus , Juins ) , assemblage de fleurs unisexuelles sessiies, ou presque sessiies, sur un axe central qui, au4ieu d’être permanent comme dans l’épi, tombe de lui-même en se désarticulant de la tige après la fleuraison ou à la maturité. Les anciens donnaient au chaton le nom de Nue amentum, qui signifie

proprement Chaton du Noyer,

Spadix ( Spadix ) ou Spadice , Poinçon; c’est un assemblage de fleurs renfermées dans une spathe et sessiies sur un pédoncule commun ; par exemple r l’Arum. Ce n’est par conséquent qu’une sorte d’épi.

Epillet ( Spicula , Locusta ), petit épi dont les fleurs sont solitaires ou disposées sur deux rangs, et renfermées originairement dans une glume ; c est le nom qu’on applique à chacun des petits épis dont se compose l’épi, général ou la panicule des Graminées. Tournefort

le traduit en français par Paquet.

Grappe ( Racemns , et dans les composés grecs Botrys ) , assemblage de fleurs pédicellées et dont les pédicelles partent d’un pédoncule central , comme dans l’épi , lequel en diffère par ses fleurs sessiies. La Grappe est simple, quand les pédicelles ne se ramifient pas; composée ou rameuse, lorsqu’ils se divisent : parmi

ces dernières , on distingue r

a Le Thyrse ( Thyrsus ) , qui a lieu, lorsque les

fleurs étant en grappe à pédicelles rameux, ceux du milieu sont plus longs que ceux du bas et du sommet ; par exemple , le Lilas.

b. La Panicule ( Panicula ) se dit des fleurs qui, étant en grappe à pédicelles rameux , ont les pédicules inférieurs allongés , écartés ou très-rameux. Tournefort

GL OSSO LOGÏE.

appliquait spécialement ce mot à la disposition des fleurs des Graminées qui ne sont pas en épi ; lorsque la panicule est très-lâche comme dans le Millet, les anciens la nommaient Juba.

Glomerule {Glomerulus) , agrégation irrégulière de fleurs ou de fruits.

Groupe ( Sorus ), agrégation de capsules situées sur le disque même de la feuille, comme dans les Fougères.

S tel Iule ( Stellula ), petite étoile ou disque foliacé, qui , dans certaines Mousses , termine les tiges et renferme les fleurs mâles.

4 Sphérule ( Sphœrula ), petit globule composé d’organes mâles qui terminent Les tiges de certaines Mousses.

Art. 12. Des T egumens floraux.

§. 345. Tégumens floraux ( Tegumenta , Integumenta fl or ali a Perigynanda , Neck. ) ow Enveloppes florales ; ces mots désignent , dans le sens le plus général possible , les enveloppes immédiates des organes sexuels, savoir , le périgone, le calice et la corolle.

Périgone ( Perigonium ). A l’exemple d’Erhart , j’entends par ce mot l’enveloppe des fleurs , qui est tantôt composée d’un calice et d’une corolle distincts, et alors le périgone est double ( duplex ) comme dans la Bourrache; tantôt d’un calice et d’une corolle soudés ensemble de manière à ne former qu’une seule membrane , et alors celle-ci porte le nom de Périgone simple ou Périgone proprement dit. M. Link emploie ce terme dans les cas où il est douteux si le tégument est calice ou corolle.

GLOSSOLOGIE»

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Ï’eriànthe ( P eri an thium ). Linné se servait de e© terme pour désigner , en général, toutes les espèces de calice ou d’involucres ; quelques modernes, tels que MM. Mirbel et Brown , s’en servent dans les cas où j’emploie le mot de périgone, qui me paraît préférable, vu qu’il évlle toute équivoque.

§. Calice ( Calyx , grec et latin). Lorsque la

fleur a deux tégumens , on donne le r.om de Calice au tégument extérieur qui est de nature analogue aux feuilles. Decker le nomme Perigynanda exterior ; Linné lui donne quelquefois le nom poétique de Thalamus , ou de Lit nuptial ; Mœnch entend toujours par calice, l’enveloppe verte des fleurs , soit qu’elle soit extérieure ou solitaire ; Tournefort entend par calice, l’enveloppe externe , lorsqu’il y en a deux, et celle qui adhère avec le fruit, quand il n’y en a qu’une. Jussieu réunit, sous le nom de calice , l’enveloppe externe, lorsqu’il y en a deux, et les enveloppes solitaires ou périgones simples.

Sépale {Sepalinn , Neck. Phyllum , Link. Folio hnn calycinum ), ou Phylle , ou Foliole , ou Pièce du calice : on donne ces noms aux pièces dont le calice est composé, pourvu qu’elles soient articulées sur le pédicule, de manière à s’eu séparer sans déchirement ; dans le cas contraire, on dit improprement que le calice est d’une seule pièce ( moîiosepalus ), tandis qu’il est réellement composé de plusieurs sépales soudés ( gamose palus ) Le terme de monosepalus doit être réservé pour les calices qui n’ont qu’un sépale sans que cette unité tienne à aucune soudure , comme dans les Cissampelos; tous les termes composés , relatifs aux folioles du calice, se dérivent du nom de sepale anagramme de celui de pétale, qu’il serait très-commode d’admettre

GL OSSOLOGIE.

définitivement à la place du mot de foliole, qui resterait pour désigner les petites feuilles dont l’ensemble forme les feuilles composées.

C ali cul e , petit calice ( Calyculus ), s’emploie pour désigner, ou un calice très-petit, ou un calice accessoire placé en dehors du vrai calice, comme dans certaines Mauves , ou , dans un sens impropre , pour exprimer une petite rangée de bractéoles placées à la base d’un involucre , comme dans certaines Composées.

§. 347* Corolle ( Corolla ). Lorsque la fleur a deux enveloppes, on donne le nom de Corolle au tégument intérieur qui est ordinairement coloré et de nature analogue aux filets des étamines. Necker la désigne sous le nom de P eri gynanda interior ; Linné lui donne quelquefois le nom poétique d ' Auleum , et n’a pas attaché grande importance à la distinguer rigoureusement du calice ; Mœnch la définit l’enveloppe colorée des fleurs ; Tournefort appelle corolle, l’enveloppe interne, quand il y en a deux, et l’enveloppe non adhérente, lorsqu’il n’y en a qu’une. On appelle Corollule ( Corollula) tantôt une petite corolle , tantôt, la corolle particulière d’un fleuron.

Pftale ( Vetalum ). On donne ce nom à chacune des pièces dont la corolle est composée , pourvu quelles soient absolument distinctes les unes des autres , et nullement soudées même par la base : dès qu’il y a soudure de ces pièces , on dit que la corolle est monopè taie, terme très-impropre , et que je remplace par celui de gamopétale, qui signifie Pétales soudés.

Onglet ( TJnguis ) , base d’un pétale rétrécie en forme de pédicelle0

î>ame ( Lamina'), partie du pétale qui est épanouie en limbe , et est supportée par l’onglet.

G L OSSOLÛGIE.

Tifbe ( Tahus). Lorsque le calice, la corolle ou le périgone ont leurs pièces soudées ensemble, on donne le nom de Tube à la partie dans laquelle cette soudure a lieu.

Limbe ( Limbus ), partie du calice, de la corolle, ou du périgone, qui est libre, ordinairement étalée, et 11e fait pas partie du tube.

Gorge ( Faux ), entrée du tube de ia corolle, du calice ou du périgone, soit que ce tube soit réel, soit qu’on le suppose formé par la réunion des onglets non soudés.

Couronne ( Corona ) , réunion des écailles ou appendices qui surmontent dans quelques plantes la gorge de la corolle ou du périgone; par exemple , dans les Silènes, les Narcisses.

Qrbicule ( Orbiculus ), espèce de bosse circulaire provenant delà base de la corolle, et entourant les or-> ganes de la fructification de quelques Stapelia.

§. 348. Outre ces termes généraux , les formes diverses des corolles en ont fait créer plusieurs autres, pour l’explication desquelles il est nécessaire d’énumérer les espèces de corolle. On distingue les corolles ou les fleurs ( car comme la corolle est la partie la plus visible de la fleur, on lui donne quelquefois ce nom ) en ,

I.° P olyp étales ( polypetalœ , secundum rjuid compositœ Jung. ), dont les pétales sont libres et nullement soudés ensemble.

A. Régulières ( re gui ares ) , ou dont les pétales sont sensiblement égaux et semblables.

a . Cruciformes ( cruciformes ), qui ont 4 pétales égaux ou rarement inégaux , opposés deux à deux en croix , comme dans- le Chou , lTbéride.

GLOSSOLOGIË.

b. Rosacées ( rosaceœ ). Tourftefort, et , à son exemple, plusieurs modernes désignent ainsi les corolles à 5 pétales égaux sans onglet.

c. Ca ri o p hy liées ( cariopliy liées ) , c’est-à-dire à 5 pétales munis d’onglets.

B. Irrégulières ( irregulares ) , ou dont les pétales sont sensiblement inégaux. Parmi celles-ci, les seules qui aient un nom propre, sont les

a% Papilionacées ( papilionacecs ), ce sont les corolles des Légumineuses irrégulières, qui sont formées de 5 pétales distingués par les noms suivans :

Etendard ( Vexillum ) , pétale supérieur qui enveloppe tous les autres avant la fleuraison.

Ailes ( Aies , Talarce , Link ) , deux pétales latéraux situés sous l’étendard.

Carène ( Carina , Scaphium , Link, et dans les composés grecs Tropis ) ou Nacelle , pièce inférieure delà corolle , courbée en forme de nacelle, et formée par la soudure ou le rapprochement des deux pétales inférieurs ; lorsque les deux pétales sont libres dans foute leur longueur, on dit la carène à deux pétales ( dipetala ) ; lorsqu’ils sont soudés par en haut et libres par en bas , on la dit à deux pieds ( biceps ).

C. M. Link nomme Corolles catapètales ( Corollœ catapetalæ J , celles qui , étant polypétales , oui les pièces légèrement soudées en dedans comme dans les Mauves; tous les auteurs les classent parmi les vraies polypétales.

II. ° Gamopétales (gamopétales , DC. , monope talcs , Aut. , simplices , Jung.) ou improprement monopétales , dont les pétales sont soudés de manière à ne former qu’une seule pièce.

A. Régulières y ou dont les lobes sont égaux et semblables.

CLOSSOIOGIE.

a. En roue ( rotatœ ) , corolles ouvertes et entière* nient dépourvues de tube , par exemple , le Mouron.

b. En tube ou tubuleuses (tubulosœ) , dont le tube est long, cylindrique, et le limbe droit , de manière à sembler une continuation du tube , par exemple , la. Consoude.

c. En entonnoir ( infundibuliformes ) , corolles munies d’un tube droit et d’un limbe relevé en forme d’entonnoir ou de cône renversé , par exemple , la Pulmonaire.

d. Eti soucoupe ( hypocraterif ormes ) , corolles munies d’un tube droit et d’un limbe plane comme une soucoupe très évasée, par exemple, la Pervenche.

e . En grelot Çurceolatæ , urceolares ) , ou dont le tube est renüé, et le limbe presque nul , de manière à imiter un grelot, par exemple, l’Arbousier.

y. En cloche ( campanulatæ J, ou dont le tube s’évase insensiblement jusqu’au limbe de manière à imiter une cloche, par exemple, les Campanules.

B. Irrégulières , ou dont les lobes sont inégaux ou dissemblables,

a. Labiées ( labiatœ J, dont les lobes sont disposés de manière à former deux espèces de valves ou de lèvres f labia ) , l’une supérieure , l’autre inférieure , comme les lèvres des animaux, et dont la gorge est ouverte.

b. En gueule ou personées {personatce , ringentes)% diffèrent des précédentes seulement , parce que la gorge est plus ou moins close par un renflement de la lèvre inférieure , lequel a reçu le nom de palais ( palatum ) ; la lèvre supérieure, lorsqu’elle est comprimée, reçoit quelquefois le nom de casque f galea ).

c. Orchidée ( orchidea ) , corolle ou périgone à plu* sieurs lobes profondément séparés , dont les supérieurs

GLOSSOLOGXE.

sont dressés, et ont reçu le nom de casque ( galea) , et l’inférieur est étalé , de forme très-variable, et a reçu le nom de tablier (labellum) .. ^Jbe tablier est quelquefois interrompu , c’est-à-dire , 'divisé en deux parties dissemblables, dont l’inférieure a été nommée Ilypo-* chilium , et la supérieure Epichilium , par M. Richard. Le même naturaliste a aussi distingué 1* éperon (calcar\ qui est un sac formé par un prolongement du tablier, et la pèrule Çperula ) qui est un sac de forme souvent semblable, mais formé par les bases prolongées et soudées de deux des lanières du périgone. Vovez ci-après §• 353 pour quelques autres termes adaptés à la s tructure des Orchidées.

III. ° Dans les fleurs dites Composées , c’est-à-dire, réunies en tête serrée dans un involucre, et dont les anthères sont soudées ensemble , Jes corolles ont reçu des noms particuliers; savoir:

a. Fleuron , ou Fleuron tubuleux ( Flosculus , Flosculus tubulosus ) , lorsque chaque corolle présente un tube à cinq lobes égaux ; Necker les nomme KagF nula , et les fleurs qui les portent vaginuliferœ.

b . Fleuron labié ( flosculus labiatus J , lorsque le tube de chaque fleuron s’épanouit en deux lèvres inégales.

c « Fleuron ligulè , Dem i - fleuron ou Languette { Flosculus ligulatus , Semi-fiosculus , Ligula') , quand le tube est court et s’épanouit en un limbe obiong , unilatéral, terminé par quelques petites dents.

Delà résultent des noms spéciaux pour exprimer divers assemblages de fleurons ; ainsi on dit d’une fleur composée, qu’elle est:

a. F losculeuse ( flosculosus ) , quand tous ses fleurons sont tubuleux.

eiOSSOLOGïË.

b. Demi -fl os cul eu se ou ligulèe ( ligulatus , semi flosculosus ) , quand ils sont tous en languette.

c. Radiée (radiatus) , quand ceux du bord sont en languette , et ceux du centre tubuleux.

d. Labiatiflore ( labiatijlorus ) , quand les fleurons

sont à deux lèvres.

IV.0 Dans les Graminées, toutes ces diverses parties ou celles qui en tiennent lieu , ont reçu des noms particuliers : nous avons déjà vu ce qu’on y entend par spatlie ( §. 33q ) , et par épiliet (§. 343). Dans chaque épillet on trouve :

La Glnme ( Ghnna ) ; c’est une espèce d’involucre , situé à la base de l'épillet, renfermant une ou plusieurs fleurs , composé ordinairement de deux pièces inégales , et situées de manière que l’une est toujours insérée un peu au-dessus de l'autre ; c’est ce que Linné nommait Calice, et d’autres Glume extérieure , Glumecalyci nale ; M. de Beau vois lui donne le nom de B die ( Tegmen) ; M. Bichard celui de Lèpicene [Lepicenaf

La Bâle ou Glumelle ( Glumella , Desv. ) , espèce de périgone, de nature et de structure analogue a la glume , mais propre à chaque fleur et situé autour des organes génitaux 5 c’est ce que Linné nommait Coiolle , et d’autres Glume intérieure , Glume corolline , Périgone, M. de Beauvois Stragule (Stragula).

La Glumellule ( Glumellula , Desv. ) , espece de nectaire , situé autour du pistil , manquant dans plusieurs Graminées , et composé de très-petites écailles charnues. Micheli la nommait Corolle , Linné Ecailles , Schreber Nectaire , M. Richard Glumelle , M. de Beauvois Lo~ dicule Ç Lodicula ) .

Chacune des pièces qui composent la glume ou la glumelle , considérée séparément, a reçu le nom très»

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