‹ Théorie élémentaire de la botanique, ou exposition des principes de la classification naturelle. Et de l'art de décrire et d'étudier les végétauxChapitre 63 sur 86 · I.0SS0L0GIE · texte numérisé non relu

I.0SS0L0GIE

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impropre de Valve ( Valvula ) ; M. Desvaux y substitue celui de Spath elle ( Spathella ) , qui exprime bien leur nature; M. de Beauvois, celui de Glume ( Gluma) 9 qui a l'inconvénient d’être consacré de toute ancienneté à*une autre idée; M. Mirbel appelle Spathelles les pièces de la gluine , et Spathellules celles de la glumelle; M. Richard admet pour l’une et l’autre , celui de Paillette (Palea) , d’où il tire ceux de hipalèacè , tripa lèacè , etc. , qu’il emploie pour dire qu’une glume ou une glumelle est à deux ou trois pièces; il donne le nom. de Palèoles ( Paleolce J aux pièces de la glumellule , que Linné et M. de Beauvois nomment Ecailles.

§. 349* La disposition des tégumens floraux , suivant leur épanouissement complet , est un caractère d’une liante importance , sur lequel M. Brown a particulièrement attiré l’attention des Botanistes ; il nomme avec Linné :

Estivation ( AEstivatio ) , cette disposition des parties, qui est déterminée par leur insertion et leur direction , et qui est pour les fleurs ce que la vernation est pour les feuilles. M. Richard lui donne le nom de Prèfioraiso?! . On peut distinguer plusieurs cas très-prononcés dans l’Estivation.

1.0 Estivation valvaire ( valvaris ) , lorsque les sépale? , les pétales , ou les fo'ioles d’un involucre , naissan (rigoureusement verticillés , s’appliquent sur la fleur en se touchant seulement par leurs bords comme les valves d’une capsule, c’est ce qu’on voit, par exemple, dans plusieurs Clématites , dans les Araliacées, dans l’Aristolochia sipho , etc.

2,.0 Estivation induplicative ( induplicativa J , quand les valves, étant disposées comme dans le cas précédent , ont leurs bords rentrans et comme repliés eu

GLOSSOLOGÏË.

dedans, à-peu-près comme dans les capsules à cloisons velvaires : cette estivation, qui diflère peu de la précédente, se voit dans les Clématites de la section des Viticelles.

3.° Estivation tordue ( contorta J, lorsque les pétales étant rigoureusement verticiîlés , mais situés un peu obliquement sur leur point d’attache, sont disposés de manière que chacun recouvre par un de ses bords le bord du pétale qui est à un de ses côtés , et soit recouvert de la même manière par celui qui est de l’autre côté, d’où résulte que l’extrémité de la corolle a l’air comme tordue en spirale : c’est ce qu’on voit dans la plupart des corolles d’Apocinées , dans les pétales des Œillets, etc.

4-° L’estivation alternative ( alternativa ) , ou les pièces étant disposées sur deux ou plusieurs rangs, et alternes avec celles du rang précédent, la rangée intérieure est recouverte par l’extérieure , de manière que chaque pièce de celle-ci couvre la moitié des deux qui sont au-dessous d’elle; c’est ce qu’on voit dans la plupart des Liliacées.

5. ® L’estivation cjuinconciale (cjuinconcialis) , ou les pièces étant au nombre de cinq, il y en a deux extérieures , deux intérieures, et une qui recouvre les intérieures par un de ses côtés , et est recouverte par l’autre par les extérieures, comme on le voit dans les calices des Poses, des Œillets.

6. ° L’estivation 'vexillaire ( vexillaris) , où l’une des pièces plus grande que les autres , et pliée sur sa côte moyenne , recouvre toutes les autres disposées de manière à être opposées face à face , comme on le voit dans les Papiîionacées, où les deux pièces de la carène, et les deux ailes opposées par leur face sont protégées dans l’étendard.

©LGSSOLOGIE.

3gg

g.° L’estivation cochlèaire ( cochlearis ) , quand une des pièces étant plus grande que les autres , et courbée en forme de casque ou de cuiller, recouvre toutes les autres, comme dans les Aconits, certaines Personées, etc.

8°. L’estivation imbricative f imbricaliva ) , quand les pièces sont sur plusieurs rangs, et que les rangs extérieurs étant graduellement plus courts recouvrent seulement la base des intérieurs , et sont recouverts de même par ceux du dehors , comme on le voit dans les involucres de la plupart des Composées , dans les pétales des Pivoines doubles.

9.0 L’estivation caliculaire (calycularis ) , quand les pièces étant sur deux rangs, l’extérieur ne recouvre ou n’entoure que la base de l’intérieur , comme dans les involucres des Séneçons.

10. * L’estivation enveloppante ( convolutiva J, où îa pièce extérieure est courbée de manière à couvrir ou envelopper toutes les autres , et où la deuxième , la troisième, e!c., envel o ppt de même celles qui la suivent; c’est ce qu’on voit dans les pétales de la Giroflée et de plusieurs autres Crucifères.

11. ® L’estivation chiffonnée Çplicativci') , où les pièces sont toutes plissées ou cliiffonées sur elles-mêmes sans aucun ordre apparent, comme dans les corolles des Pavots.

Il serait facile de distinguer encore plusieurs autres sortes d’estivations ; mais, comme elles n’ont point reçu de noms propres , et que leur étude méthodique est même encore assez peu avancée , je me contente de ces exemples qui suffisent pour faire comprendre les auteurs et montrer l’importance de l’objet.

Ce qu’il est cependant nécessaire d’ajouter à ce sujet, c’est que l’estivation des calices n’est pas en rapport nécessaire avec celle des corolles ; ainsi l’estivation du

^00 GL0SS0L0GIË.

calice de l’œillet est quinconciale , celle de sa corolle est contournée. Ce fait dont je connais unefoule d’exemples , est un argument démonstratif pour prouver que le calice et la corolle sont des organes essentiellement distincts. Dans certains périgones l’estivation du rang extérieur est différente de celle du rang intérieur; ainsi, par exemple , l’estivation des pièces extérieures de la Tradescantia virginica est vaivaire, celle des pièces intérieures est très-différente; ce n’est pas l’un des moindres argumens en faveur de l’opinion de M. Desvaux, qui regarde les pièces extérieures comme un calice, et les intérieures comme une corolle.

Art. i 3. Des Organes géni taux „

§. 35o. Organes génitaux ( Genitalia , et dans les composés grecs Goriot ), ou Organes Sexuels; ce mot comprend les organes qui servent à la reproduction de l’espèce , savoir , le pistil et les étamines. Voyez §. 337*

§. 35 1. Pistil ( Pistillum , et dans les composés grecs Gy né ou Gy nos ), organe femelle situé au centre de la fleur.

Ovaire ( Ovariüm ), partie du pistil, presque toujours placée à sa base, et qui renferme les rudimens des jeunes graines, lesquels, avant leur fécondation, portent. le nom à’ Ovules ( Ovula , Ova ) ; Linné donnait à l’ovaire le nom de Germe ( Germen"}, un ovaire peut être :

r. Simple ( simplex ), lorsqu’il n’a qu’une loge ou que toutes ses loges sont soudées ensemble.

2. Divisé ( divisum ) , lorsque, n’ayant qu’un style, il est cependant composé de plusieurs loges non soudées ensemble; dans ce cas, chacune de ces loges a été

GL0S50LQGIJL /!0f

Souvent décrite pour un ovaire particulier, comme lorsqu’on dit que les Labiées ont quatre ovaires, au^ lieu de dire quatre loges distinctes ; M. Link nomme ces loges distinctes, des Germes» Ces loges sont adhé-* rentes à la base du style , qui leur transmet la fécon* dation ; cette base de style, quelquefois très-renflée, a reçu dans ce cas le nom particulier de Gynohase ( Gy * nobasis , DC. ), par exemple, dans les Ochna.

3. Multiple ( multiplex ) „ lorsqu'il a plusieurs loges distinctes et munies chacune d’un style.

Style (Stylus), prolongement de l’ovaire qui sup-6 porte le stigmate ; Vaillant et Haller le nommaient Tube ( Tuba); il est si court dans certaines plantes qu’il paraît manquer tout-à-fait. Dans les Composées , le $tyle est garni de poils particuliers , qui en irritant les anthères , en font sortir le pollen ; M» Cassini les nomme poils balayeurs *

Stigmate ( Stigma ), partie du pistil ordinairement située au sommet et où la matière fécondante de l’organe mâle vient se déposer ; Linné le désignait quel-* quefois sous le nom de Vulva 'vegetabiliumi Jungiuâ appelle les branches du Stigmate cornua. M* Richard donne le nom de Gynizus à l’aire humide et visqueuse du Stigmate des Orchidées, et celui de Postellum au prolongement de ce même Stigmate qui recouvre le Gynizus.

Cordon pistillaire ( Chorda pistillaris Corr. f Styliscus Link), ou Vaisseaux conducteurs de V aura seminalis de Mirbel , ensemble d’un ou de plusieurs filets ( fibres ou vaisseaux ) qui vont du style aux ovules 9 y portent la fécondation, et qui, par leur disposition, déterminent la structure générale du fruit. Ces vaisseau^ ordinairement enchâssés dans le fruit ,, sont libre» et

4os glossologïe*

bien visibles sous la forme de filets, dans les ovaires non fécondés des Lychnis , et antres Cariophy liées à fruit uniloculaire.

§. 35s, Etamine ( Stamen ) , organe mâle des plantes, ordinairement situé autour du pistil, et composé de l’anthère et du filet.

Anthère ( AjitUera ), bourse située au sommet ou vers le sommet de l’étamine, et qui renferme la poussière fécondante ordinairement dans deux loges distinctes. Hedwig nommait l’anthère Spennatocystidium , Grew Theca , Malpiglii Capsula , Kay Apex , Vaillant Testiculus , Testis , Jungius Capitulum , Les anthères sont divisées en deux petites bourses qu’on nomme Loges {Loculi , Tl Lee æ Br.). Quelquefois les loges se prolongent par leur partie inférieure, en de petits filets que l’on a nommés Soyes ( Setæ ) , ou Appendices basilaires . M. Mirbel donne aux poches ou loges de l’anthère, quand elles sont un peu plus séparées qu’à l’ordinaire , le nom de Lobes.

Pollen, Poussière fècojidante ( Pollen ) poussière renfermée dans l’anthère , composée de globules ( utricules , Mirb. ), dans lesquels est le liquide fécondateur.

j Fovilla, Martyn donne ce nom au liquide fécondateur, c'est-à-dire à la substance fine et imperceptible à l’œil nu, que le pollen lance sur le stigmate.

Filet {Filamejitum , et dans les composés gree£ nèma ), support de l’anthère, ou espèce de péd icelle de nature assez analogue aux pétales, et qui soutient l’anthère. Tournefort le nommait Capillamentum ; Jungius et M. Cassini lui donnent le nom de Pediculus. Lorsque les filets sont soudés ensemble , leur assemblage total porte souvent le nom de Columna , et dans les

composés grecs Adslplria : on donne aussi ce nom d ' Adelpliia ou d e Faisceaux , aux paquets d’étamines soudées ensemble par leurs filets; c’est dans ce sens qu’on dit d’une fleur qu’elle est monadelphe , diadelphe , potyadelphe, quand ses étamines sont soudées ensemble par les filets, ou toutes ensemble, ou en deux, ou en plusieurs faisceaux. Quand les filets qui composent une adelphie, sont soudés jusqu’à leur sommet, alors ils forment ce que M. Mirbel a nommé Androphore , c’est-à-dire, un filet en apparence unique portant plusieurs anthères.

Connectif ( Connectivnm , Rich. Nœud de l’anthère Mirb. ), organe qui sert à lier les deux loges de l’anthère ensemble ; il est ordinairement si court, qu’on ne le distingue point , ou que même il manque entièrement. Lorsqu il existe , les deux loges de l’anthère sont très-distinctes et réunies par une espèce de filament, par exemple, dans les Sauges; dans ce cas , M. Link donne au connectif le nom de Filet , et au support qui est le vrai filet , le nom de b 'tipellus ; dans les étamines dont le filet est articulé dans le milieu delà longueur, la partie supérieure est peut-être toujours un connectif. Dans ce cas , M. Cassini donne au-moins dans les composées, le nom àè Article antherif ère , à la partie du connectif qui est au-dessous de l’anthère , de Connectif , à celle qui est réellement contiguë aux anthères, et d’ Appendice terminal , a celle qui se prolonge au-dessus de l’anthère :

§. 353. Dans les Orchidées, où les Organes génitaux revêtent souvent des formes insolites , M. Richard a juge nécessaire d admettre quelques termes particuliers; ainsi il nomme :

Gynostemium ( Columna des auteurs ) , le corps

GLOSSOLOGIE.

formé par la soudure naturelle des organes des deux sexes.

Synema , partie du gynostemium qui représente les filets des étamines.

Gynizus , l’aire humide et visqueuse du stigmate.

Rostelîum, , le prolongement du stigmate , qui s& prolonge en-dessus , et recouvre souvent le gynizus.

Bursîcula , la partie extrême du rostelîum excavée en forme de sac , et dans laquelle sont nichés les retinacles simples ou doubles.

Retinaculum , le corpuscule globulaire visqueux , auquel est attaché le petit pédicelle qui soutient les masses du pollen.

Caudicula , le pédicelle en forme de filament solide * qui porte les masses de pollen.

Clinandrium ,1a fossette ou cavité située au haut du gynostemium dessus ou dessous le stigmate , et dans laquelle l’anthère est nichée.

Locellus , la cavité partielle de chacune des loges de l’anthère.

“Massa pollinica , la totalité du pollen de chaque cavité partielle de l’anthère.

Massula , les fragmens dont se compose chaque masse pollinique.

Septulum , la lame qui divise l’anthère en loges.

Broscolla , le tubercule grandulaire situé au sommet ou au milieu du rostelîum, secrétant l’humeur visqueuse, au moyen de laquelle les masses polliniques s’y colent après la déhiscence de l’anthère.

Staminodium , appendices du gynostemium , qui paraissent être des rudimens d’étamines avortées.

GLOSSOIOGIE.

Art. i 4- Organes accessoires situés dans leu fleurs , et

■qui ne sont ni organes génitaux ni tégumens , mais

supports ou appendices des uns ou des autres .

§. 3d/|. Réceptacle de la fleur {Rcceptaculum') , point du sommet du pédicelie, duquel partent toutes les parties dont la fleur se compose. M. Salisbury le nomme Torus ; Grew nommait le réceptacle S edes fions ; on le nomme souvent , et surtout dans les composés grecs Clinium , et dans les composés latins. Thalamus , mot dont Linné se servait pour désigner le calice considéré poétiquement , et qui, dans les ouvrages de Tournefort , désigne le réceptacle commun des fleurs composées ; c’est dans le premier sens qu'on dit qu’une plante est thalamiflore , pour dire que les organes sexuels sont attachés au réceptacle.

Disque ( Discus ) ; ce mot se prend souvent pour synonyme de réceptacle ; mais dans le sens exact , iî signifie une protubérance plus ou moins charnue à laquelle les pétales et les étamines sont insérés , par exemple, dans les Nerpruns.

Gojntophore ( Gonophornm ) prolongement du réceptacle ou Torus, qui part du fond du calice, et porte les étamines et le pistil. Cet organe n’est bien visible que dans les Annonacées et les Magnoliacées.

Anthophore ( Anthophorum , DC. ), prolongement du réceptacle ou Torus, qui part du fond du calice, et porte les pétales, les étamines et le pistil. Cet organe est propre à la famille des Cariophyllées , et notamment aux Silénés.

Carpophore ou Gy?iophorefCarpophoruinylLu\k. Gynophorum ) , support qui naît du réceptacle, et qui

406 glossologïe.

soutient le pistil seul, et non les étamines, ni les pétales ; on y distingue trois espèces.

1. Thècaphore ( Thecaphorum Ehr. , Basigynium Bach. ) , espèce de carpophore qui ne porte qu’un ovaire

simple, comme dans les Phaca (*).

2. Polyphore ( Polyphorum Rich.), espèce de carpophore qui porte plusieurs ocaires, par exemple , dans la Fraise.

3. Soie ( Seta , et dans les composés grecs Ch ce ta) , sorte de carpophore propre aux Mousses et aux Jongermannes , qui est à peine visible à 1 époque de la fleuiai— son, s’allonge beaucoup après la fécondation, et soutient alors le fruit.

§. 355. Nectaire ( Nectarium ). Linné a désigné sous ce nom tout organe visible dans la fleur , et qui n est ni le calice, ni la corolle, ni 1 étamine, ni le pisti < , soit qu’il suinte une liqueur sucrée ou non ; mais les modernes ont réservé le nom de nectaires aux glandes situées dans la fleur, qui excrètent un nectar ou une liqueui quelconque ; tous les autres organes conlondus auparavant sous le nom général, ont reçu des noms particuliers ; savoir :

Éperon ( Calctir , P ro cluctumlSi , N ectcirotheca 9 Spreng., et dans les composés grecs Centhrum ) , sorte de corne ou de prolongement tubuleux , qui se dirige du côté du pédicule, et qui est une fortê bosselure, ordinairement creuse, de l’un des tégumens floraux; de la corolle dans la Linaire; du calice dans la Balsamine ; du périgone dans les Orcliis ; le plus souvent, peut-être

(*) Dans les Cléoinés ont trouve h-la-fois un gonophore, qui n’est qu’un torus prolongé, et qui porte les petales et les étamines , et un thècaphore, au sommet duquel est le pistil.

GLOSSOLOGIE. ^0y

toujours , l’intérieur de l’éperon renferme une glande nectarifère. Quand l’éperon est très-court et obtus, on lui donne le nom de Bosse ( Gibbositas ) ; quand il est large et de forme extraordinaire , quelquefois ceux de cornet ou de capuchon ou de casque.

■j*. P eraphy lie ( Peraphyllinn ) . Mœncli désigne sous ce nom, les bosses, les expansions ou les appendices qui sont placés sur le calice, comme dans les Scutellaria , ou sur le périgone, comme dans les Soudes.

■f. Per apétale ( Perapetalum ). Mœnch nomme ainsi les appendices quelconques des pétales ou de la corolle, par exemple, les filets de la corolle du Menvanthès.

Couroime ( Corona Pvuel. Salisb. , Scyphus Hall., P aracorolla Link ) , partie qui ressemble à une corolle et qui est placée en dedans de la' vraie corolle ou du vrai périgone; c’est ce qu’on voit dans les Narcisses. On donne aussi ce nom aux rangées d’appendices situés à l’intérieur du calice des Passiflores,

•f. Parapetala ( Link ) , parties semblables aux pétales, mais situés sur un rang plus intérieur, comme dans l’Ellébore; ce sont des étamines plus ou moins avortées.

*j*. Parastades (Link) , filamens stériles, composés de plusieurs rangées de cellules, situés entre les pétales et les étamines, par exemple dans les Passiflores, le Sparmannia.

Paraphyses. Wildenow donne ce nom à des filets stériles , cloisonnés, entremêlés avec les étamines dans la fleur des Mousses , et que Hedwig nommait Fila succulenta .

Écaille ( Squama ). On désigne , en général , sous ce

GI. 0S50L0GÎE.

4oB

îiom toute glande non nectarifère ou tout appendice insolite dans les fleurs j les écailles cjui entourent 1 ovaire des Graminées ont été nommées Periphyllia parM. Link, et Appendices par plusieurs botanistes.

Lamelle ( Lamella ). On donne particulièrement ce nom à des écailles ou appendices pétaloïdes qui naissent sur certaines corolles, par exemple, le Laurier-? Rose, le Silène, etc.

-j\ Prosphyses . Wildenow nomme ainsi des pistils avortés ou imparfaits mêlés avec les vrais pistils, et que Hedwi^ nomme Fila adductoria ou Adductores.

Parastyli. Link donne ce nom à certains pistils avortés , qui, dit-il, ressemblent aux vrais pistils, mais n’en font pas les fonctions.

Paracarpium» Link donne ce nom à l’ovaire avorté, ou à ce qui, dans les fleurs mâles par avortement , est à la place de l’ovaire.

■j*. P arastamina . Link donne ce nom aux 4tamines avortées , ou , comme il le dit , aux parties qui ressemblent aux étamines , mais n’en font pas les fonctions,

Lepisma (Lepisma) , sorte d’écailîe membraneuse ou un peu charnue , qui se trouve à la base des ovaires dans les Pivoine, les Ancolies, etc. , et qui paraissent être tantôt des étamines avortées , tantôt des expansions du torus ; dans ce dernier cas, les Lepismes très-grands et très-développés entourent quelquefois les ovaires en entier, par exemple , dans la variété duPœonia moutan, appelée papaveracea.

Sarcome (Sarcoma) . Link appelle ainsi une partie charnue et de forme variable entourant l’ovaire ou placée auprès de lui, par exemple, dans le Cobœa; la plupart des auteurs les nomment simplement Glandes .

GI0SS0L0GÏE.

UrceoLE ( XJrceolus , Perigynium , Link), petite vessie membraneuse ou cartilagineuse qui, dans le Carex , entoure l’ovaire et est percée au sommet pour laisser passer le style. Quelques botanistes nomment cet organe Nectaire , quoiqu’il ne suinte point de nectar; Corolle , quoiqu’il soit placé en dedans des étamines; Capsule , quoiqu’il ne fasse jamais partie du pistil ni du fruit : il ne diffère du Sarcoma que par sa consistance.

Capuchon ( Stylotegium ). M. Link donne ce nom à un évasement particulier des filets des étamines , qui dans les Asclepiadées sont soudées et recouvrent l’ovaire comme un capuchon. Ces mêmes filets soudés et bizarrement divisés , ont fait créer divers noms dans la description des Stapelia. Ainsi, M. Jacquin a nommé,

a. Sac ( Saccus ), l’ensemble de ces filets soudés, ou ce que Link nomme Stylostegium , et M. Wilde- 110 w Corona ;

b. Cornes ( Cornua J , les cornes par lesquelles le capuchon se termine. Ces cornes ont une pointe dres“ sée qui a reçu le nom de Bec ( Rostrum Jacq. , Cornu clavatum Wild. ) et un appendice dorsal et comprimé qui a reçu celui d’ Aile ( A la Jacq. , Appendix Wild.) ;

c. Languettes ( Ligulœ ) , les appendices qui partent du bas du capuchon , alternatifs avec les cornes et étalés sur la corolle ;

d. Ecusson (Scutum) , disque circulaire entourant le capuchon, et remplaçant souvent les languettes.

Art. l5. Eu Fruit , de ses parties et de ses espèces .

§. 356. Fruit ( Fructus , et dans les composés grecs Carpon). Dans l’usage vulgaire, ce mot désigne ordi-

|îO G LO S SOL O GIE.

nairement les fruits charnus et mangeables; mais, dans le sens exact du mot , il signifie tout ovaire lecondé , et, par extension , l’ensemble des ovaires fécondés poi lés et rapprochés sur un meme pédoncule ; on les distingue en trois classes, savoir : les fruits ,

1. Simples ( simplices ) ou quiproviennent d'un seul ovaire , par exemple , la Cerise ;

2. Multiples ( multipliées ) ou qui sont formés de plusieurs ovaires appartenant a la même fleui , comme le fruit de la Ronce : chacun des fruits ou des pistils partiels provenant d’une seule fleur porte le nom de Carpelle ( Carpellum , Chorion , Mirb. );

3. .Agrèges ( aggregati ) ou composés de plusieurs ovaires appartenant originairement à plusieurs fleuis, comme la iVfûre i chacun des fruits partiels provenant de diverses fleurs plus ou moins rapprochées, porte le nom de Carpidie ( Carpidmm ).

M. Desvaux distingue les fruits d’une manière générale, en trois classes différentes des précédentes, savoir: les fruits autocarpiens , qui croissent sans adhérera aucun organe , et sans être recouverts par eux;

Hètèro carpiejis , dont l’ovaire se développe conjointement avec quelques parties qui, sans le cacher , modifient sa forme primitive;

Pseudocarpiens , dont le vrai fruit est cache pai les parties environnantes, de manière a ce que celles-ci semblent constituer le fruit lui-même.

M . Mirbel distingue, d’après des principes analogues,

les fruits en ,

G-ymnocarpes ou découverts;

A agio carpes ou couverts.

§. doy. Chemises ( Indu vice , Induviœ florales ,

GLOS SOLOGIE.

Corr. ), parties de la fleur qui persistent et accompagnent le fruit ; on dit alors du fruit qu’il est induviatus , lorsque le calice entoure le fruit ou la graine ; Tournefort le nommait Folliculus.

§. 358. Péricarpe (Pericarpium ), enveloppe générale des graines, ou dans un sens plus vaste, tout ce qui dans le fruit n est pas la graine. Le péricarpe existe toujours quoiqu’il semble manquer quelquefois; c’est de lui que pariait le style à l’époque de la fleuraison. Jungius et Médicus nomment !e péricarpe Concep taculum •semuium , et réservent le mot Pericàrpium pour un péricaipe sec et indéhiscent. Pericarpicus signifie , proprement, qui appartient au péricarpe; M. Richard applique- ce mot aux graines qui sont dans la même direction que leur péricarpe. Dans les Cryptogames., quelques auteurs remplacent le mot de péricarpe par celui de Pèrisp ore Ç Perisp o ri um ) . Le péricarpe se

compose de trois parties superposées et plus ou moins visibles , savoir :

1. Epicarpe ( Epicarpium Rich. ) , la peau du fruit ou la partie membraneuse qui entoure le fruit , et y représente l’épiderme;

2. Sarcocarpe ( Sarcocarpium Rich.), îa chair du fruit ou la partie plus ou moins charnue qui se trouve sous lépicarpe; lorsqu’elle est évidemment charnue, elle porte le nom de Chair ( Caro );

3. Endocarpe ( E?idocarpium Rich.), la peau interne du fruit ou la membrane, de consistance trèsdiverse , qui forme ses loges.

M. Mirbel ne distingue que deux parties dans le péricarpe, 1 extérieure qu il nomme pamiexterne , et l'intérieure qu’il nomme panninterne ,

|lâ GLOSSOLOGIE.

§. 359. Les appendices extérieurs des péricarpes sont:

1.0 Les Ailes ( Alœ ) ou ces crêtes ou lames membraneuses qui se développent à leur superficie, par exemple, dans l’Orme, le Frêne;

2° La Couronne ( Corond), qui est le limbe du calice, persistent au sommet des fruits composés de l’ovaire et du calice soudés ensemble, par exemple, dans la Poire*;

3. ° L’ Aigrette (P appus') , qui ne différé de la couronne que parce que le limbe du calice au-lieu d’être membraneux est composé de filets grêles et semblables à des poils, par exemple, dans le Chardon ou la Scorronère ;

4. ® La Queue ( Cauda ) est le style persistant, allongé et un peu mol, tel qu’on le voit dans les fruits des Clématites.

§. 36o. Loges {Loculi, Loculamenta , Thecæ , Br.), espaces vides qui se trouvent dans le fruit* qui sont destinés à loger les graines, et qui sont formés par des replis internes de l’endocarpe; de là, loculans , loculaire , relatif aux loges , terme qui ne s’emploie que dans ses composés; bilocularis , biloculaire , a deux loges, etc.

Coque ( Coccum ) , sorte de loge qui s ouvre avec élasticité à cause d’une espèce de ressort membraneux situé à sa base : telles sont les loges des Euphorbes dont les fruits triloculaires sont , par cette raison , nommés tricocjues ( tricocci ).

Valves ( Valvulæ , J^alvce ), pièces de certains péri* carpes qui sont distinctes et susceptibles de se séparer sans déchirement à la maturité ; de là valvatus muni de valves ; valvaceus ( Link) muni de valves à sutures visibles , mais indéhiscentes»

Suture ( Sutura ) , ligne formée par la juxta-positiors de deux valves.

Cloison ( Dissepimentum , Lignum hitergerinum v Breyn. , Distinctio , Breyn. ) , partie ordinairement membraneuse qui sépare les- loges et qui est un prolongement de l’endocarpe. On peut distinguer les cloisons ,

1. Longitudinales ou qui se dirigent dans le sens de la longueur du fruit; M. Link les désigne spécialement sous le nom de Septum ;

2. Transversales ou qui divisent le fruit dans le sens transversal ; M. Link les nomme Phragma ;

3. Valvaires ( valvares ). J’appelle ainsi les cloisons formées par le bord rentrant des valves , comme dans le Rhododendron; cette disposition s’exprime ordinairement par la périphrase valvis introflexis ;

4* Mèdivalves ( medivalves ). M. Mirbel nomme ainsi les cloisons qui partent du milieu des valves pour atteindre l’axe du fruit, dans les Liliacées;

5. Cellulaires {cellulares) , cloisons formées par un simple amas de tissu cellulaire, comme dans le Chelidonium glaucium ; ces deux dernières sortes ont reçu quelquefois le nom de Fausses cloisons.

§. 36i. Placenta ( Placenta , Trophospermium Rich., Spermophorus Link , Colum Salisb. , Receptaculum seminum Neck. ) , partie plus ou moins iiiti— mément soudée avec l’endocarpe et où les graines sont attachées; de 1 kPlacentatio , manière dont les graines sont attachées au péricarpe , ou , selon M. Richard , disposition des cotylédons avant et pendant la germination. M. Mirbel nomme Placentaire la réunion des placentas.

Crochets ( Retinacnla ), espèces de pointes courbes*

qui dans les Acanthacées naissent sur le placenta, et retiennent les graines sans leur servir de support.

Cordon ombilical ou Funicule ( F uniculus umbi licalis , Podospermium Rich. ), filet qui part du placenta et soutient la graine; il est composé du vaissau nourricier et de celui qui apporte la fécondation.

Arille ( A rit lus , Calypna Tourn. ), expansion simple ou multiple, du cordon ombilical qui enveloppe ou recouvre plus ou moins complettement la graine, par exemple, dans les Euphorbes , les Polygala. Il porte dans la Muscade le nom de Macis ; dans le Café (où il enveloppe en entier la graine) celui de Parchemin.

Pellicule [Pellicula DC. , Epidermis Gœrtn.). Je désigne sous ce nom une membrane très-mince qui enveloppe en entier certaines graines, et porte les poils dont la graine semble chargée, par exemple dans le Cotonnier.Lorsque les poils de la pellicule naissent épars, il n’ont reçu aucun nom; lorsqu’ils forment une petite touffe à l’une des extrémités de la graine, on lui donne le nom de Houppe ( Coma).

Pulpe ( Pulpa ). Le mot de Pulpe , qui dans un sens général désigne seulement une matière molle et demiliquide , est réservé, dans la Carpologie, pour désigner une matière pulpeuse qui se trouve dans l’intérieur des loges de certains fruits et qui entoure ou enduit la graine, par exemple , dans la Casse des boutiques. Ainsi , la chair est en dehors des loges et la pulpe en dedans.

§. 362. Pour faire connaître les termes propres à la description de certains fruits , il est nécessaire d’énumérer les diverses sortes de fruits qui ont reçu des noms propres.

Parmi les fruits simples on distingue ?

GLOSSOLOGIE.

A. Les fruits Pseudospei'mes {Pseudospermi , cèculaires, Mirb. ) , ou qui ne renferment qu’une seule graine ou un très-petit nombre, qui ne s’ouvrent jamais spontanément à leur maturité, et dont le péricarpe est tellement soudé avec la graine, qu’il semble n’y avoir qu’une seule enveloppe. On les appelle souvent Graines nues ( Semma nuda Lin.) à cause de leur apparence : tels sont les suivans :

1. Le Cariopse {Cariopsis Rich., Cerio et Cérium , IVEiib. ) , fruit sec, monosperme, et dont le péricarpe est tellement adhérent, qu’il se confond avec l’enveloppe propre de la graine, par exemple , les Graminées.

2. L’Achaine ( Achœna Neck., Achenium Rich., Aliéna Fl. Fr. (*) , Acenium , Link. , Cypsèla , Mirb.), fruit monosperme, ordinairement sec, dont le péricarpe adhère plus ou moins intirnément, et avec l’enveloppe propre de la graine, et avec le tube du calice, par exemple , dans les Composées. On dit de l’Achène qu’il est

a. Nu {nuda ), quand sa partie supérieure ne se prolonge ni en membrane, ni en poils;

b. Aigrette {paposa') , quand sa partie supérieure se prolonge en membranes ou en poils. Cet appendice, quelle que soit sa forme, se nomme Aigrette (. Pappus ), et paraît représenter le limbe du calice avorté. Tourne-

fort nomme l’aigrette Lanugo, On dit de l’aigrette quelle est ,

u. Bordante ( marginatus ), lorsqu’elle n’offre qu’un léger bord membraneux.

(*) DoIt s’écrire par chai , car il vient de privatif, et de XcuV* j’ouvre^, et signifie proprement fruit indéhiscent.

glossologïé.

/3. Membraneuse ( membranaceus ), lorsqu elle offre un bord membraneux bien déterminé.

y. Ecailleuse {squammosus ), lorsqu’elle paraît

composée de petites écailles;

«h Capillaire ( pilosus , pilaris Link) , lorsqu’elle est

formée de poils simples ;

g. Plumeuse ( plinnosus ), lorsqu’elle est formée de poils divisés dans toute leur longueur en lanières longues et menues;

Ç. Rameuse ( ramosus ) , lorsque ses poils se ramifient irrégulièrement.

3. Le Polachaine ( Polachena , Gremoèarpium , Mirb. , Carp adelium , Desv. ). M. Richard donne ce nom au fruit des Axaliacées et des Ombelliferes que les auteurs nomment simplement Fruit. Il est composé de plusieurs loges (deux seulement dans les Ombelliferes ) soudées et renfermées dans le calice , séparables longitudinalement à leur maturité.

L’Utricule [TJ triculus Goertn., Cystidium Link.)* fruit, monosperme, non adhérent avec le calice, dont le péricarpe est peu apparent , mais où le cordon ombilical est cependant distinct : par exemple, les Amaranthes. Ce fruit, et quelques-uns des suivans , est maintenant confondu par JM. JMirbel , sous le nom de Carcerule. Dans sa première classification il distinguait de l’Utricule le Sacelle (Sacellus), où la graine est revêtue d’une enveloppe membraneuse, comme dans les Soudes, et la Thecidion ( Thecidium) , qui a un péricarpe sec, dur , crustacé , comme dans le Polygonum. M. Desvaux distingue ici X Achaine {Achena ) , dont le péricarpe coriacé, non ligneux, ne contracte pas d ad® hérence avec le spermoderme , par exemple , dans les Cypéracées; la Catoclésie ( Catoclesium ) , dont

glossologie. /j7

le péricarpe coriace, non ligneux, est recouvert par le calice qui grandit sans devenir charnu, par exemple, dans les Chenopodium; le Sphalerocarpe (Sphalerol carpiiTn, Des v. ), qui ne diffère du précédent, que parce que le calice est devenu charnu, par exemple, dans le

5. le ScLERANTE(1S’e/«m»1-/,«»î,Mce))ch., Dvclosiurm Desv. ). Oa nomme ainsi un fruit composé de la graine sou ee avec la base du périgone endurci et persistant, comme dans la Belle de nuit.

6. La Samare (, Samara Gœrtn. , Pterides Mirb. Ptendmm Desv.), fruit à un petit nombre de graines* membraneux , très - comprimé , souvent prolongé sur es bords en aile ou en appendice, divisé en une ou deux loges qui ne s’ouvrent point : par exemple ,

7- Le GiAND(<3/a«D, fruit d’une consistance charnue et féculente , à une loge, à une graine, dont le péricarpe adhère intimement avec la graine,' et qui est enchâssé et articulé par sa base dans une espèce de coupe coriace qm a reçu le nom de Cupule ( Cupuld) , et qui est formée par les écailles de l’invoclure. Plusieurs botanistes placent le gland au nombre des fruits qu’ils nomment

noix. M. Mirbel réunit celui-ci avec le suivant sous le de Calybion,

8. La Noisette ( Nucula DC.), fruit à enveloppe osseuse, a une loge, à une graine, qui ne s’ouvre pointa !a maturité, dont le péricarpe est peu ou point distinct de la graine, et qui est souvent enchâssé dans un involucre: par exemple le fruit du Noisetier". Plusieurs auteurs donnent à ce fruit le nom de Noix (NuxJ, qui me paraît devoir être rejeté dans

ce sens , à cause des équivoques fréquentes quiî. cause.

9. M. Desvaux distingue de la Noisette, un fruit qu’il nomme Xyloclie ( Xylodium ), qui manque de cupule, et est porté sur un support charnu; tel est le fruit de l’ Anacardium , appelé vulgairement Noixd’Acajou.

On peut placer à la suite des fruits pseudospermes ceux qui sont polyspermes , secs et indéhiscens, sans être charnus , et qu’on désigne vulgairement sous les noms de Baye sèche ou de Capsule indéhiscente; tels sont :

Le Carcérule ( Carcerulus Desv. ) , fruit indéhiscent, sec, à plusieurs loges, à plusieurs graines : tel que celui du Tilleul.

L’Amphisarqxte ( Amphisarca ) , fruit indéhiscent , sec', multiloculaire, ligneux à l’extérieur, pulpeux à l’intérieur , comme celui de l’Adansonia.

B. Les fruits gynobasique (, qynobasici , Cenobion naires Mirb. , ou Cenobions Mirb.), sont ceux dont les loges (que M. Mirbel nomme Érémes) sont tellement écartées les unes des autres qu’elles semblent autant de fruits séparés , mais qui sont toutes articulées sur un gynobase plus ou moins dilaté, et qui est la base d’un style unique : j’en compte deux espèces.

1. LeSARCGBASE (Scircobasis DC. , Desv.) ,011 le gynobase est très-grand , très-charnu , et porte cinq ou plus de cinq loges très-distinctes à toutes les époques de leur existence , par exemple , les Ochnacées , les Simaroubées , le Caslela.

2. Le Microbase (MicrobasisDQ., Desv. Exo Stylus Mirb., elem., Polexostylus Mirb. , bull, philom.), où le gynobase est très-petit, peu charnu, et porte quatre loges peu distinctes à l’époque de la fleuraison , tels sont les.

GlOSSOLOGIEa

fruits des Labiées (il est notamment visible dans les genres Scutellaria, Tricliostemma , etc.) et de plusieurs Borraginées, qu’on a mal-à-propos décrits comme ayant quatre graines nues ( Gymnospermes Lin,, Gymnotetraspermœ Boerh).

L. Les fruits charnus Çsucculenti , carnosi) son!; ceux qui ont le sarcocarpe mol ou d’une consistance pulpeuse ou charnue; ils ne renferment qu'un petit nombre de graines, et ne s’ouvrent point d’eux-mêmes à leur maturité : tels sont,

1. La Drupe ( Drapa), fruit charnu qui renferme à l’intérieur un noyau (Pyrena , Nucléus , Ossicntus Tourm), cest-à-dire, une loge à paroi osseuse ou li« gueuse, par exemple, la Cerise, La partie osseuse qui entoure la graine, ou la paroi de l’endocarpe, porte dans ce fruit et dans les suivans le nom de Coquille {Putamen ) ; quelques vieux auteurs prennent le mot de Prunus pour synonyme de Drupe. La partie pulpeuse qui entoure le noyau, et qui n’est que le sarcocarpe, poite vulgaii ement le nom de Chair ( Carro ), et doit le garder en Botanique. M. Mirbel propose d’appeler drupèole les drupes plus petites que la grosseur d’un pois.

2. La Noix ( Nux ), fruit qui renferme un noyau comme la Drupe, mais qui en dillère en ce que le saicocaipe qui 1 entoure est plutôt coriace que charnu; ce sarcocarpe porte le nom de Brou (Naucum) ; tel est le fi mt ciu Noyer , de 1 Amandier. Ce fruit diffère à peine du précédent,

3. La Nuculàine ( Nuculanimn Bich. ) , frLqt charnu , non couronné par les lobes du calice auquel l’ovaire n’adhérait pas , et qui renferme plusieurs noyaux distincts, lesquels portent plus spécialement

420 GLOSSOLGCtIE*

le nom à! Osselets ou Nucules ( Pyrenœ , Nuculæ

Bicli. )

4. La Pomme ( Pomum , Melonida Ricii. , Pyridion Mirb. , Melonidium Desv.), fruit charnu, couronné par lest' lobes du calice avec lequel l’ovaire était soudé , et qui renferme plusieurs loges revêtues chacune d’une tunique propre : on y distingue

a. La Pomme à pépins , c’est-à-dire, dont les loges sont formées de valves membraneuses cartilagineuses , comme le fruit du Poirier, du Pommier. C’est ce que les auteurs nomment spécialement Pomum; ce que Mœnch nomme Antrum. Tournefort appelait la graine des fruits à pépins Semen callosum ;

b . La Pomme a osselets ( Pyrenaire , Pyrenarius Desv.), dont les loges sont ligneuses, comme dans le fruit du Néflier.

5. LaBALAUTE ( B al au s ta Off. ), fruit adhérent au calice, couronné par ses lobes, comme la pomme, à écorce dure, coriace , renfermant dans des compartiînens peu réguliers des graines presque en forme de noyaux : tel est le fruit du Grenadier; sa graine osseuse était nommée Malicorium , par Rueilius.

6. La Péponide ou Pèpon ÇPepo Lin., P epo nid cl Rich. , P ep onium Brot. ) , fruit charnu dont les graines sont écartées de l’axe, placées près de la circonférence qui est beaucoup plus dure que le centre , lequel est presque vide : par exemple , la Courge.

y. L’Hesperidie ou Y Orange ( Hesperidium Desv., Aurantium DC., Bacca corticata Aui. ), fruit charnu, enveloppe consistante et munie de glandes vésiculaires, divisé intérieurement en plusieurs loges membraneuses, et qui peuvent se séparer sans aucun déchirement ; pay exemple, les fruits de l’Oranger, du Citronnier*

0. La Baie {Bacca). On désigne sous ce nom tous les fruits charnus et sans noyau, qui ne rentrent dans aucune des espèces précédentes ; par exemple, le Raisin , la Groseille. Mœnch y distingue la vraie Baie ( Bacca vera ) qui n’a point de loges et dont les graines sont sans ordre, et la fausse Baie {Bacca spuria) , qui a des loges et des graines rangées dans un ordre apparent. Gœrtuer nomme en particulier du nom d 'Acinus •> une baie tres-molle, pleine de sucs, transparente, à une loge et à graines osseuses, comme par exemple, le grain de Raisin , la Groseille M. Desvaux réserve le nom de Baye pour celles qui sont libres , et donne celui d Acrosarque {Acrosarcuin) , à celles

qui sont soudées avec le calyce , comme dans le Groseiller.

D. Les iruits capsulaires ( capsulares ) ou dehiscens C déhiscentes ) , c est* à -dire qui s’ouvrent d’eux-mêmes à leur maturité, sont de consistance sèche, et renferment beaucoup de graines ; tels sont :

1. ’LeIiollicv le (Follicul us, ConceptaculumDesv.'), fruit membraneux , univalve, allongé et s’ouvrant par une suture longitudinale, par exemple, dans les Asclépias. Jamais on ne trouve de follicules solitaires , si ce n’est par avortement.

2. La Camare ( Camara), fruit plus ou moins membraneux, composé de deux valves soudées, et renfermant une ou plusieurs graines attachées à angle interne. Ces fruits sont toujours multiples, c’est-à-dire, provenant plusieurs d une même fleur , par exemple, dans les Renonculacées.

3. L 'Hemigyre {Ilemigyrus ). M. Desvaux désigné sous ce nom le fruit des Protéacées, qui est souvent li»

GLO5SOL0GIE.

gneux, déhiscent d’un seul côté, à une ou deux loges, lesquelles ont 1-2 graines.

4. La Gousse ou le LègmrÊe ( Legumen ) , fruit menabraneux, à deux valves (rarement trois ou quatre), à cordon pistillaire, divisé en deux branches, qui marchent parallèles sur la suture supérieure , de sorte que les graines sont toutes attachées à cette suture alternativeinent à l’une et à l’autre valve. lies Gousses sont presque toujours solitaires ; mais il parait que c’est par suite de l’avorteinent habituel de celle qui se trouvait vis-à-vis d’elle. On distingue les Gousses en,

a . Uniloculaires ( unilocularia ) , qui n’ont qu’une seule loge.

b. Biloculaire ( bilo cul aria) , qui sont divisées en deux loges polyspermes par une cloison longitudinale, par exemple, l’Astragale.

c. Diaphragmatiques ( phragmigera ) ou multiloculaires, qui sont divisées en deux ou plusieurs loges monospermes par des cloisons transversales; par exemple, le Cassia fistula.

d. Lomentacèes ou articulées {articula ta) , ou divisées en deux ou plusieurs loges monospermes par des articulations transversales ; par exemple , PHippocrepis. M. "Wiidenow nomme cette espèce de Gousse, Lomentum.

5. La Silique ( Siliqua) , fruit sec, à deux valves, et dont les graines sont attachées aux deux sutures ; lorsque la Silique est courte, elle porte le nom de Silicule ( Silicula ) ; lorsqu’elle est quatre fois plus longue que large, elle reçoit le nom spécial de Silique, Dans presque toutes , on trouve entre les deux valves une cloison longitudinale toujours en réalité parallèle aux valves; mais quelques auteurs ont encore l’habi-

GIO^SOÏ-OGI E. ^2,1

tiïcîe de dire que la cloison est opposée flux valves 9 quand celles - ci ont la forme d’une carène sensible» ment comprimée. Moench distingue la vraie Silique ( Siliqua vera ), qui a les graines attachées aux deux bords de la cloison longitudinale; et la fausse Silique {Siliqua spuria), quia les graines attachées aux bords mêmes des valves.

6. La Boite a Savonnette ou la Pyxide Mirb. ( Pyxi diu m , E h r . , Capsula circumscis sa , Lin.) ; fruit Sl,c » globuleux , qui s ouvre par le milieu au moyen d’une fissure transversale horizontale, et se divise en deux valves hémisphériques, dont l’inférieure est nommée amphore , et la supérieure opercule , par quelques Botanistes ; par exemple , le Mouron.

j. .La Diérésile { Dieresihs ). M. Mirbel propose cio designei sous ce nom les fruits capsulaires secs réguliers, composés de plusieurs loges rangées autour d’un axe, iormées par les valves rentrantes; par exemple, dans les Malvacées, les Caillelait; mais ce fruit ne différé pas sensiblement des capsules a cloisons valvaires, et porte ce nom chez la plupart des auteurs. M. Mirbel lavait d abord appelé {Synochorien ( Sinoc/iorium) 9 et M. Desvaux, Sùerigme { Sùerigmum ),

o. Le Regmate { Regma Mirb., FAaterium Rich.)» Fruit non adhérent au calice, souvent relevé de côtes saillantes, composé de plusieurs coques bivalves disposées en rayonnant autour d’un axe; par exemple, dans les Euphorbiacees , la plupart des auteurs donnent à ce fruit le nom de Capsule h 2, 3 ou plusieurs coques ( Capsula dicocca , tricocca aut multicocca ).

9. La Dyplotège ( Dyplotegia Desv. ), ou Capsule inféré des auteurs, est un fruit déhiscent, adhérent

GL OSSOLOGIE.

au calice, comme celui des Campanulaeées, des Or» chidées.

io. La Capsule ( Capsula'). Tout fruit sec qui ne rentre dans aucune des espèces précédences , ou dont on veut désigner, d'une manière générale, qu’il est sec et déhiscent, porte le nom générique de Capsule. On pourrait y distinguer encore plusieurs espèces très-prononcées; mais comme elles n’ont pas reçu de nom propre, elles ne doivent pas nous occuper ici.

§. 363. Les fruits Multiples (JE tairi o un air es Mirb» élém. , Chorionaires Mirb. bull.), ne présentent que des réunions des divers fruits simples énumérés cidessus, et ont rarement reçu des noms; ainsi:

1. Plusieurs follicules réunis forment le fruit des Crassulées et de certaines Apocynées. C’est ici que rentre le fruit nommé par M. Mirbei , double Follicule ( Bifol hculus ), et par M. Desvaux, Follicule ( Follicula').

2. Plusieurs petites utricules bacciformes, réunies sur un polyphore peu apparent, forment le fruit de la Ronce, que M. Desvaux nomme Êrythrostome ( Ery throstomum) , que M. Richard a réuni avec les Syncarpes, et auquel M. Mirbei avait primitivement donné le nom d’Etairion, qu’il a ensuite transporté au suivant.

M. Desvaux distingue encore, sous le nom de Bac caulaire (Baccaularius) , les fruits analogues à celuici, mais dont les ovaires sont moins nombreux et plus écartés, comme dans le Dry mis, et sous celui d 'Asi~ mine ( Asimina ), ceux où les carpelles charnus sont plus ou moins soudés, comme dans l Anona.

3. Plusieurs camares réunies autour d’un axe réel ou idéal, forment ce que M. Mirbei nomme È tairi on ( Ecæno ) et ce que M. Desvaux désigne sous celui de

Plopocarpe (Ptopocarpium) ; par exemple, clans les Crassulées, les Aconits, les Spirées, etc.

4* Plusieurs petites utricules cornées, réunies dans un calice qui devient charnu après la fleuraison, forment le fruit du Rosier qu’on nomme vulgairement Cynarho» Son. Lorsque ce calice ne devient pas charnu, comme dans les Agrimoniées , M. Desvaax donne au fruit le ïioin d Amalthèe ( d.malüiea),

Ennn o. Plusieurs canopses ou achènes réunis sur un i éceptacie, forment le fruit des Renoncules, des F raisiers, etc. . M. Mirbel leur a donné le nom de P oly chorionide ( P oiy ch orient des ) ou Poly chorion ( Polychorio ) , et AL Desvaux, celui de Polyseque ( Polysecus ).

§. 364- Les fruits AGGRÉGÉs(^^re^A), ne présentent non plus, pour la plupart, que des réunions de divers f ruits simples, mais dont la formeest masquée ou altérée par les bractées qui grandissent souvent après la fleuraison, et se soudent avec certaines parties du fruit. Ainsi on nomme,

J. Syncarpe ( Syncarpa R.ich., Sorose Mirb.), le fruit du Mûrier qui est composé de plusieurs utricules charnues et à demi-soudées.

2. Figue ( Ficus , Sycone Mirb.) le fruit du Figuier qui est composé d’un grand nombre de cariopses réunies dans un involucre charnu et succulent.

3. Cône ou Strobile ( Conus, Srobilus') , le fruit du Pin , du Sapin, du Protéa , qui est composé d’un grand nombre a utricules membraneuses, cachées à l’aisselle de bractées très - développées, sèches et disposées en forme de cône.

4- Galbule ( Galbulus'). On appelle improprement Noix (IYz/x), dans le Cyprès, une espèce de cône qui ne diflère du précédent , que parce que les bractées sont très-élargies à leur sommet, disposées en forme

©LOS SOLGGIjg.

de sphère, et s'ouvrent à peine à la maturité; c’est le fruit que Gœrtner a nommé Galbulus , en le définissant péricarpe subéreux ovale, composé d’écailles peltées, striées en forme de rayons, mucronées au centre, et à l’extrémité desquelles adhèrent quatre ou plusieurs graines.

5. On appelle improprement Baie ( Bacca ), dans plusieurs Conifères, un fruit qui ne diffère de celui du Cyprès , que parce que les bractées y sont charnues et ne se séparent point à la maturité. Tel est celui du Genevrier, que M. Desvaux propose de nommer^rmtldde {Arcesthida') , d’après le nom qu’il porte dans les anciens auteurs Grecs. M. Mirbel lui donne, ainsi qu’au précédent, le nom de Pseudocarpe.

§. 365, Enfin , les fruits des plantes Cryptogames diffèrent tellement de tous les autres , qu’on leur a donné des noms particuliers, et que même dans chaque famille les mêmes organes ont reçu des noms divers , tant on a trouvé de difficultés à reconnaître l’identité de ces diverses parties avec celle des autres végétaux. Plusieurs auteurs ont proposé de se servir, quant à ces plantes, du mot de P èrispore (Pc risp o ri u m ) , qui remplacerait celui de Péricarpe. Sous ce même point de vue, Hedwig employait le mot de Sporange ( Sp orangimn ).

1. La Capsule des Fougères n’a pas reçu de nom particulier, mais cette capsule est le plus souvent entourée d’un anneau élastique et circulaire que l’on nomme Anneau élastique ( Gy rus "Wild., Gyroma Link , Annulus elas tiens).

2. L’enveloppe générale et indéhiscente qui entoure les graines des Marsiléacées , a reçu le nom d ’lnvolucre ( Involucrum ).

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