‹ Théorie élémentaire de la botanique, ou exposition des principes de la classification naturelle. Et de l'art de décrire et d'étudier les végétauxChapitre 66 sur 86 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Termes physiologiques »

§• 373. Sous le nom de termes physiologiques , je comprends ceux qui ne sont pas relatifs à la forme des organes, mais à leur mode d’action; savoir, à leur accroissement, à leur durée et aux résultats de leur végétation. Ces termes sont moins nombreux et moins cm- Drouiîlés que les précédens ; mais leur explication abrégée est d’autant plus nécessaire à exposer ici, qu’elle ne se trouve encore dans aucun ouvrage. Il est inutile d’avertir, dans cet article, non plus que dans tout autre, que je n’expliquerai que les termes , ou propres à la Botanique, ou qui y sont pris dans un sens particulier.

Art. i. Propriétés générales des végétaux , considérés

dans leur état de vie .

§. 3y4* Irritabilité ( Irritahilitas ) , force par laquelle le tissu vivant des végétaux est contracté par l’effet de certains stimulans qui n’agissent que peu ou point sur ce même tissu après la mort de l’individu. Pour ne pas assimiler exactement cette force à l’irritabilité animale , quelques physiologistes se servent du mot de Contractilité ( Contractilitas ) ; d’autres , au contraire, réservent ce dernier terme pour désigner l’action par laquelle l’orifice de certains tubes ou de certains pores , tend à se rétrécir par l’action des stimulans. Parmi les termes employés dans la Physiologie animale, celui qui représenterait le mieux l’idée qu’on doit attacher à l’irritabilité végétale, serait celui d 'Exci~ tahilitèo

Higroscopicité ( Higroscopicitas ), force par laquelle le tissu végétal vivant ou mort , tend à absorber

44e G LOS SOL O GIE*

pu à lâcher son humidité, de manière à se trouver, avec le milieu ambiant , dans un équilibre dont la proportion est donnée par la nature même de chaque

tissu.

Elasticité ( Elasticitas ) ; en Physiologie végétale , ce mot signifie la force par laquelle une partie du tissu végétal vivant ou mort , tend à prendre avec vitesse* en certaines circonstances, une direction déterminée; comme, par exemple, la force par laquelle les fruits de Balsamine éclatent , où les étamines de la Pariétaire se débandent. Ces phénomènes dûs à l’élasticité ne se répètent jamais , tandis que ceux rangés sous les effets de l’Irritabilité, sont susceptibles de répétition*

Art* 2. Fonctions nutritives*

§• 375, Végétation ( Vegetatio ), action de végéter ou, dans 1411 autre sens, ensemble des fonctions qui con~ statuent la vie d’une plante,

'Nutrition ( Nutritio ) , ensemble des fonctions par lesquelles un être se nourrit et conserve sa vie.

Succion (Suççiq), acte par lequel les spongioles pompent le suc aqueux qui les entoure.

Assimilation ( Assimilatio ), acte par lequel un être organisé s’approprie et transforme en sa propre substance des molécules inertes.

îutàs-susception ( Intùs-susceptio ) , acte par lequel les matières qui doivent être assimilées sont introduites dans l’intérieur du corps poury être absorbées.

Absortion (Absorptio) , acte par lequel un végétal pompe les sucs nourriciers.

Secrétion ( Secretio ), acte par lequel un organe sépare d’un liquide une partie choisie de ce liquide.

GLOSSOLOGIE.

- 'Emanation , ou I) èperdi tion , ou transp ira tion insensible , acte par lequel les végétaux perdent par leur surface , et à l’état de gaz ou de vapeurs, la portion des sucs qu’ils renfermaient devenue inutile à la nu« trition.

Accroissement ( Auctus , Accrescentia ) , acte par lequel une partie ou un végétal grandit ou grossit.

Allongement (Elo7igatio) , action de s’allonger ou décroître en longueur.

Evolution ( Evolutio ), signifie en général déveioppement , action de se développer ; mais se dit spécialement du développement des bourgeons et des feuilles..

Femllaisoji ( Foliatio ), action de se feuiller ou ensemble des feuilles; et de là Defoliatio , acte de perdre ses feuilles ; Effoliato , acte d’ôter les feuilles.

JBourgeomiement ( Gemmatio ) , épanouissement des bourgeons ou ensemble des bourgeons.

Excrétion ( Excretio ) , sortie naturelle d’un suc élaboré ou sécrété par la plante.

Extravasation ( Extravasatio ) , sortie maladive d'un suc quelconque.

Greffe ( Inosculatio , Insertio ) , acte par lequel un bourgeon placé sur un autre individu , reprend vie et se soude avec lui.

Art. 3. Fonctions reproductives ,

§. Syô. Reproduction , Multiplication ( Reproduc « tio , Multiplicatio ), action de produire de nouveaux individus en général.

§. 377. Fructification ( Fructificatio ), reproduction des végétaux par le moyen des sexes et des fruits ;

442 GLOSSOLOGIE.

signifie, pour le règne végétal, ce que Ton nomme génération dans les animaux.

biturais on ( Florescentia , Anthesis ), action de fleurir j Ffflorescentia , l’action de commencer à fleurir ; Apertio , épanouissement , ouverture de la corolle.

Inflorescence ( Inflores centia ), ensemble ou disposition des organes et des opérations qui préparent ou effectuent la fleuraison.

Fécondation ( Fæcundatio ), acte par lequel l’or« gane mâle donne la vie au germe ; c’est ce que Linné appelait quelquefois poétiquement Sponsalia planta rum , Noces des plantes .

Ilybridité ( Hybnditas ) , Croisement , acte par lequel l’organe mâle d’une plante féconde le germe dune autre. La plante qui résulte de ce croisement porte le nom d 'Hybride ( Hybrida ) , ou mulet végétal.

Maturation ( Maturatio ) , état d’une chose qui mûrit ; intervalle depuis la fécondation à la maturité. Dans ce dernier sens , Linné l’appelait Grossesse ( G rossificatio ).

Maturité ( Maturitas ), époque ou état d’un fruit ou graine qui a acquis tout le développement qu’il doit acquérir sur la plante-mère ; cette époque se reconnaît , quant à la graine, parce qu’elle ne renferme plus d’eau liquide , et est plus pesante que l’eau.

Semaison , Semmation ( Seminatio J, action de disperser ou de semer les graines.

Germination ( Qerminatio,Plantulatio Rich.), acte par lequel une graine mûre se réveille et donne naissance a une nouvelle plante , l’époque de la germination dure jusqu’à la mort des cotylédons.

GLOSSOLOGIE.

An t. 4* Principaux Phénomènes vitaux communs aux

deux classes de fonctions , ou qui ne sont essentiels ni

à l’une y ni a Vautre .

§. 3 78. Direction {Direction tendance d’une plante ou d un organe vers un point déterminé.

Perpendicularité {Perpendicularitas ) , propriété commune à presque toutes les plantes d’être plus ou moins verticales ou perpendiculaires à l’horizon.

Déhiscence (Dehiscentia") , action par laquelle les valves distinctes, qui ferment un tout ou un organe clos quelconque, et qui étaient réunies par une suture, se séparent sans déchirement et le long de cette suture.

§. 379 "Maladies des plantes ( Morbi plan tarum ) , dérangemens dans l’économie végétale, qui n’altèrentpas sensiblement la forme des organes , mais plutôt leurs autres qualités , et par suite leurs liquides. Je ne les énumère pas ici, parce que cette étude est absolument re- Jative à la Physique végétale , et non à la Botanique descriptive.

Monstruosité {Monstruositas") , dérangement dans 1 économie végétale qui altère sensiblement la forme des organes , qui semble originel et qui n’est presque jamais dû à une cause accidentelle visible.

Déformation ( Deformatio ) , altération dans la forme des organes , due à une cause accidentelle et visible.

^Adhérence , Soudure , Greffe naturelle fAdhœrentia , Coalitio ) , état de parties qui , quoique originairement distinctes, se soudent ensemble. Voy. partie i.re, pag, n3<

GLOSSOLOGIE.

Avortement (Abortus) , état dans lequel un organe n’a pas pris raccroissement qui lui est ordinaire , sans qu’on puisse toujours y reconnaître une cause immédiate. Voy. partie i.re, pag. 90.

§. 38o. Sommeil (Somnus) , disposition particulière que certains organes prennent pendant la nuit. On distingue 1

l°. Le Sommeil des feuilles (Somnus foliorum ) s ou la position que prennent certaines feuilles pendant la nuit. On a classé ce phénomène en plusieurs sortes; ainsi ,

A. Parmi les feuilles simples, elles sont dites :

a. Conniv entes ouf ace à face (conniventid) ; quand, étant opposées, elles s'appliquent pendant la nuit par leur face supérieure ; l’Arroche ;

b . Enveloppantes (. includentia ), quand, étant ah* ternes, elles s’approchent de la tige comme pour en-* velopper le bouton situé à leur aisselle , par exemple , le Sida ;

c. Entourantes ou en entonnoir ( circum sepientia ) , quand elles s’élèvent en forme d’entonnoir et entourent la tige comme pour protéger les jeunes pousses, par exerm pie , la Mauve do Pérou ;

d . Protectrices ( munientia ), quand elles se dé« jettent en bas , de manière à former un abri aux fleurs inférieures, par exemple, l’Impatiente n’y touchez pas.

B. Parmi les feuilles composées, elles sont,

a. Dressées ( conduplicantia ), quand les folioles opposées des feuilles pennées s’appliquent au-dessus du pétiole commun par leurs faces supérieures, par exemple , le Baguenaudier ;

b . En berceau ( involventid ), quand, étant trifolio*

©LOSSOLOG 12.

îées, les trois folioles se redressent, se réunissent vers le sommet, et s’écartent par leur milieu, de manière à former un pavillon qui abrite les fleurs , par exemple* 3e Trèfle incarnat ;

c. Divergentes (divergentia) , quand , étant trifoliolées, les trois folioles se redressent, divergent par leur sommet, et se rapprochent par leur base, par exemple 9 le Mélilot ;

d. Pendentes (clependentia) , quand , étant palmées oupeltées , les folioles pendent vers la terre, par exemple* les Lupins , les Oxalis ;

e» Rabattues ^ mvet tejztia ^ , quand , étant pennees * leur pétiole s’élève, et que les folioles s’abaissent en tournant sur elles-mêmes, de manière que, quoique pendantes , elles s’appliquent par leur surface supérieure; par exemple, les Casses à calices obtus;

f. Lmb ri qu an tes ( imbricantia ) , quand les folioles s’appliquent le long du pétiole, le cachent en entier en se recouvrant comme les tuiles d’un toit , et en se dirigeant vers le sommet du pétiole, par exemple , la Sensitive , les Casses de la section des Chamecristes *

g. Rebroussées ( retrorsa ) , quand les folioles s’em* briquent en sens inverse, c’est-à-dire, en se dirigeant vers la base du pétiole, par exemple, le Galega caribœa.

§. 38i. 2.° Le sommeil des fleurs n’est qu’une manière métaphorique et abrégée d’exprimer à-la-fois , et d’une manière générale , l’époque diurne et la durée de la fleuraison. On distingue :

A. Les fleurs éphémères ( ephemeri ) , qui s’ouvrent à une heure déterminée , tombent ou se ferment pour toujours à une autre heure également fixe^jon les dit éphémères ,

GioâsoLOGii:,

u. Diurnes ( diurni ) , par exemple, les fleurs des Cisteâ qui s’ouvrent et se ferment le même jour;

/3. Nocturnes ( noctumi ), par exemple, l’Onagre à grande fleur, qui s’ouvre et se ferme dans une nuit ;

y Lucino ctes ( lucino des') , qui s’ouvrent le jour et se ferment la nuit»

eh Noctiluces {noctiluces ) , qui s’ouvrent la nuit et se ferment le jour, comme le Convolvulus purpureus ;

B. Les fleurs équinoxiales ( œquinoxiales ) , qui s’ouvrent à une heure déterminée, se referment à une heure fixe, et se rouvrent de nouveau une ou plu-* sieur fois, en suivant les mêmes lois, par exemple, rOrnithogale en ombelle , le Eicoïde noctiflore , etc. ; on y peut distinguer les quatre mêmes variétés que cidessus.

Linné désigne sous le nom spécial de fleurs tropiques ( tropici ), celles qui s’ouvrent le matin et se ferment le soir plusieurs jours de suite ; ce sont les Equinoxiales diurnes.

C. Les fleurs météoriques (jneteorici ) sont celles dont l'épanouissement et la clôture sont liés avec l’état de l’atmosphère, comme la plupart des Chicoracées , le Ca°= lendula pluvialis , etc.

Art. 5. Des Sucs des Hégêtaux , etc .

§. 382. Sève ou Lymphe ( Alimonia , Hum or, Lym * plia), suc aqueux absorbé par les végétaux, et destiné à être élaboré par leurs organes nutritifs, puis trans® formé, en tout ou en partie, en matière nutritive.

Cambium {Cambium) , suc mucilagineux déjà éîa^ boré par les organes du végétal, et qui paraît immédia*

©LOSSOIOGÏE» ^

tement destiné à la nutrition des parties; tel est, par exemple, celui qu’on trouve entre l’écorce et le bois des Dicotylédones*

Suc {Suc eus) est, en général, la partie liquide quelconque , qui peut s’exprimer par compression d’un végétai ou d’un organe.

Sucs propres (S uc ci proprii ), sucs sécrétés par les membranes végétales, renfermés dans des réservoirs particuliers ou infiltrés dans le tissu, et qui diffèrent, dans divers végétaux, par leur consistance, leur couleur, etc,

§• 383. Nectar (Nectar), suc excrété par les glandes ou surfaces glanduleuses qui sont placées sur les organes de la fructification.

Poussière glauque (Pollen glaucum) , matière blanchâtre de nature analogue à la cire , excrétée par les surfaces de certaines feuilles et de certains fruits , et qui servent à leur foriper un enduit propre à les garantir de l’humidité. Guettard a quelquefois nommé très-mal a propos Glandes globulaires , les grains de cette poussière, lorsque, comme dans les Arroches* ils sont plus gros que de coutume; d’autres l’appellent Pruina .

XjAit (Lac) , sorte de suc-propre en émulsion , qui est liquide , opaque , le plus souvent blanc comme dis lait, ou qui , lorsqu’il est coloré , lui ressemble au-moins par sa consistance.

Art. 6. Des Principes chimiques des végétaux*

§. 384. Principes Elémentaires ( Principia ele «* mentaria ) ; matières indécomposables dont l’analyse chimique démontre 1 existence dans les végétaux, et dont

GLOâSOLOGIÊ,

les matériaux immédiats sont composés : savoir, le C îetfbone, L’Oxygène, l’Hydrogène dans toutes les plantes, et l’Azote dans plusieurs. On trouve encore dans les vérf gétaux, des alcalis fixes , des terres , des métaux , des matières imflammables,mais qui neparaissentpas essen-1 îielles à leur composition.

§ 385. Matériaux, Principes immédiats , Matières constituantes , substances composées Desv. , ( Pria -* cipia immedia ta ) , matières composées, à peu-près constantes, qu’on obtient par une simple analyse irm médiate, telles qu’elles sont contenues dans les végérf taux. Persuadé que la connaissance exacte de ces principes peut devenir utile dans les descriptions des végé^ taux , je vais les énumérer en suivant un ordre indiqué naturellement par les belles expériences de MM. Thé-* nard et Gay-Lussac.

A. Matériaux dans lesquels Toxigène est à l*hy** drogène, dans un rapport plus grand que dans l’eau.

Acide végétal ( Acidum vegetahile ). Un acide est une matière qui a une saveur aigre , rougit les teintures bleues végétales, et fait des sels avec les bases salifiables ; un acide végétal se distingue parcs que sa base est un composé triple , et qu’il est entiè*> rement détruit par l’action du calorique. Les acides vé« gétaux , rangés à-peu-près d’après l’ordre de leur oxU génation , sont s

a. ud c* oxalique (oxalic'inn) , le plus oxïgéné de tousf cristallisable en prismes quadrilatères , décompose tous les sels à base de chaux , et forme avec cette terre un, précipité insoluble, se trouve à l’état de suroxalate de potasse dans l’oxalis acetosella, combiné avec la chaux dans la Saponaire, libre et mêlé avec l’acide malique*, dans le suc exsudé par le Cicer arietinum ;

h • tartarîque ( tartaricum} , cristallisabïe; uni à

la potasse dissoute dans l’eau , se précipite sous forme de snr-tartrate °u crème de tartre; se trouve à cet état

dans le jus de raisin , et à l’état libre dans la pulpe de tamarin , etc. ;

c. Ac. citrique ( citricum ), cristallise, ne forme pas de crème de tartre; uni à la chaux, produit un sel insoluble à l’eau , et que décomposent les acides sulfurique, nitrique et muriatique; se trouve à l’état de mélange dans plusieurs fruits, les Citrons , les Raisins non murs , etc.;

d. Ac. malique ( malicum ), incristallisable , décompose les sels à base de plomb, en formant un précipité insoluble dans l’eau; avec la chaux, forme un sel soluble qui cristallise difficilement; se trouve dans les Pommes, Prunes, Framboises, Epines-vinettes , etc. ; et à 1 état de malate acidulé de chaux, dans plusieurs plantes

grasses.

e. Ac. benzoïque ( benzoïcum ), concret, aromatique, volatilisableà une douce chaleur; se trouve dans le Benjoin , le Storax , la Vanille.

f. Ac. prussique (prussicum) , forme du bleu de Prusse avec les sels oxigénés de fer; a l’odeur des amandes amères, des fleurs de pêcher, des feuilles de laurier-cerise, et se trouve dans ces plantes;

g. Ac. kimque ( kimcum ) , cristallise en lames divergentes , biun, très-acide, un peu amer; forme avec les alcalis des sels incristallisables; ne précipite pas les nitrates métalliques; trouvé par M. Vauquelin dans le quinquina , où il est combiné avec la chaux ;

h. Ac. galhque ( gaLLicum ), produit une couleur noire avec l’oxide rouge de fer; se trouve dans la noix de galle et la plupart des écorces d’arbres.

4oO GLOSSQLGGIE»

i Ac. acétique ( aceticuni ) , vulgairement nommé Vi~ naigre ; liquide, volatil , odorant, se congelant à zéro, formant des sels solubles avec toutes les bases ; combiné avec le cuivre oxidé forme le vert-de-gris; est fourni principalement par la fermentation des matières vineuses et la distillation du bois; se trouve tout formé dans quelques sèves; est le moins oxigéné de tous; se trouve à l’état libre dans le sureau noir* et combiné avec la chaux et la potasse, dans la sève d’orme, de charme, etc.;

Ji. Ac. moroxylique ou morolinique ( moroxyli cmri ), cristallise en petits prismes; distillé, donne une eau acide et un sublimé blanc d’acide non altéré; très-soluble dans l’eau et l’alcool; ne précipite pas les dissolutions métalliques; trouvé par M. Klaproth dans une concrétion saline cueillie sur le Mûrier blanc.

B. Matériaux dans lesquels l’oxigène et l’hydrogène sont dans le même rapport que dans l’eau.

Sucre {Saccharuin)y Matière sucrée, corps muqueux sucré ; matière de saveur douce , soluble dans l’eau et l’alcool , susceptible de subir la fermentation alcoolique, et qui , avec l’acide nitrique , forme de l’acide oxalique et m ali que ; on en distingue plusieurs variétés :

a. Véritable ( verum ), ou sucre de canne , cristallise en prismes quadrilatères à base rhomboïdale; dur , phosphorescent par frottement ; se trouve dans la Canne, l’Érable, la Betterave , la Châtaigne ;

/3. Hydrurè ( hydruratum ) , ou sucre de raisins , cristallise facilement, mais confusément et avec beaucoup d’eau ; se trouve dans le suc des Raisins mûrs, les Figues;

y. Sy râpeux ( syruposum ) , ou liquide , cristallise très-difficilement ; se trouve dans le Maïs, le Coing, la Pomme, etc.;

GtOSSO J, OGIE. C ' : 45î

Setifo 7 me ( setiforme ) , ou sucre des champi gfions , cristallise en aiguilles soyeuses ; peu de saveur, odeur âcre quand on le brûle, se dissout et rougit dans l’acide sulfurique; se trouve dans l’Agaricus edulis et autres Champignons;

i. Infermentescible ( infermentescibile ), diffère du précédent , parce qu’il ne peut pas passer à la fermentation alcoolique.

Manne ( Mamia ) , matière analogue au sucre , mais non susceptible de subir la fermentation alcoolique ; très -gommeuse; colorée par un extrait nauséabond; purgative : facilement dissoluble dans l’eau ; cristallise en aiguilles ; suinte du Frêne à feuilles rondes , du Melèse, yet se présente à l’état d’efflorescence sur le Fucus saccharatus lavé à l’eau douce et exposé à l’air.

Sarcocolline , Sarcocolle Tliomps. ( Sarcocollina\ incristalhsable ; soluble dans leau , l’alcool, l’acide nitrique; forme avec ce dernier de l’acide oxalique; sa saveur est sucrée et amère, et il n’est, selon Cerioli , qu’une combinaison d’amarine et de sucre ; provient de la Sarcocolle des boutiques.

Gomme ( Gummi ) , incristallisable ; insipide; soluble dans 1 eau où elle forme un mucilage ; insoluble dans 1 alcool, piecipitee par la potasse sdicée; traitée par l’acide nitrique , produit de l’acide saccho-lactique , et n est pas susceptible d’éprouver la fermentation alcoolique : on en distingue deux sortes :

a. Gomme. arabique ( arabicum ) , qui est assez soluble dans 1 Caii , elle suinte de diverses especes d’Aoacia;

b. Gomme adragante ( tragacantha ) , qui forme avec leau un mucilage très-épais, et se dissout peu dans ce liquide ; elle suinte de diverses espèces d’Astragales épineux.

GLOSSOLQGIE»

45a GLOSSOLQGIE»

Gelés Thomps. ( Gelu), saveur agréable; consistance tremblante; à peine dissoluble dans l’eau froide, très-dissoluble dans l’eau chaude; se forme en gelée par le refroidissement; avec l’acide nitrique, se convertit en acide oxalique sans dégagement d’azote; se trouve dans les fruits acides; est peut-être une gomme combinée avec un acide.

Ljlmine Thomps. ( Ulmina ), cristallisabîe; insipide; soluble dans l’eau sans former de mucilage; précipitée à l’état de résine par les acides nitrique et oximuriatique; insoluble dans l’alcool; se trouve, selon Kîaproth, en Sicile, dans le suc excrété par l’Orme noir. M. Smithson croit que Fulmine est une combinaison de la potasse avec une matière jaune-rougeâtre qui est ou un extractif résineux # ou une substance sui g en e ris.

Extractif Eourc. Extrait, principe extractif ( Extrac ti y um ) , soluble dans l’eau et l’alcool ; insoluble dans l’éther; précipité par l’acide muriatique, les murales d’étain et d’alumine, et non par la gélatine; teint en fauve; présente beaucoup de variétés, et est trèsrépandu daus les végétaux. Mais plusieurs chimistes pensent , et probablement avec raison , que nous confondons sous ce nom divers mélanges des autres matériaux immédiats, du principe colorant et de matière azotisée.

Amariné, Principe amer Thomps. ( Amarina ) jaune ou brun ; amer ; également soluble dans l’eau et l’alcool; soluble dans l’acide nitrique; précipité par le nitrate d’argent; se trouve dans le Quassia, la Coloquinte, etc. Le Café paraît en renfermer une variété.

Tannin Eourcr. ( Tanninum ), astringent; soluble

dans l’eau et l’alcool de o,8io ; précipité par la gélatine;

GLOSSOLOGIE. 4^

les muriates d’alumine et d’étain; se trouve dans la iNToix de galle, l’écorce de Chêne , et presque pur dans le Cachou et l’écorce de Ratanhia. Quelques chimistes pensent que le Tannin est un composé d’acide gallique, de principes colorans, etc.

Suberine dhevr. Suher Fourcr. ( Suberina , su ber) , brûle avec flammes et se boursouffle ; traité par l’acide nitrique , se convertit en acide subérique et en cire ; soluble en partie dans î’eau et î’alcool ; se trouve dans le Liège et plusieurs écorces.

Sambucine, moelle de sureau QhQVï.^Sambucina')* analogue à la Subérine , mais ne donne pas d’acide subérique par l’acide nitrique; diffère de la Lignine parce qu’elle contient 0,20 de charbon et non 0,17 à 0,18.

Polychroïte , Vogel et Bouill. ( PolycJiroita ) , colore l’eau à un haut degré , et donne diverses nuances bleues et vertes, quand on ajoute à sa dissolution un peu d’acide sulfurique ou nitrique; se trouve dans le périgone du Safran.

Amidon Thomps. Pécule Fourc. , Fécule amylacée* ( Amylum , Fecula ), poudre blanche, insipide, insoluble à l’eau froide r formant avec l’eau chaude une dissolution gîutineuse; précipité par l’infusion de noix de galle, se redissolvant à 49 ° cenligr. ; insoluble dans l’alcool; traité par l’acide nitrique, produit de l’acide oxalique et une espèce de cire; se trouve dans toutes les farines qui ne sont en générai qu’un mélange de fécule et de matières extractives.

InüLine Thomps. ( Inulina ) , poudre blanche; inso~ lubie dans l’eau froide; soluble j^ans l’eau bouillante, se précipite sans altération par le refroidissement ; jjso-

GLOSSOLOGÎE.

lubie dans l’alcool; traitée par l’acide nitrique, fait de l’acide oxalique ; trouvée par Rose dans les racines de l’Inula helenium.

Glu Vauq. ( Viscum ), visqueuse, insipide, insoluble dans l’eau , et en partie dans l’alcool , très» soluble dans l’éther; dissolution verte; transsude de l’écorce du Robinia visqueux, s’extrait du liber du Houx.

Gossypine, Coton Thomps. ( Gossypina}, fibreuse, insipide, très-combustible, insoluble dans l'eau, l’alcool, l’éther; soluble dans les alcalis; traitée par l’acide nitrique, donne de l’oxide oxalique ; s’obtient du Coton ordinaire.

Li gnine, Ligneux!! qvlycx:. y Bois Thomps. {Lignifia)^ fibreuse, insipide, insoluble dans l’eau et l’alcool; soluble dans les lessives alcalines faibles; précipitée par les acides ; distillée à feu nu ou traitée par l’acide nitrique, laisse beaucoup de charbon; est la base de tous les corps ligneux. La Suberine et la Sambucine se rapprochent beaucoup de la Lignine.

C. Matériaux dans lesquels l’oxygène est à l’hydrogène dans un rapport moindre que dans l’eau. ïïuiLE, Huile eixe ( Oleum , Oleum pingue ), inodore, insoluble dans l’eau et l’alcool, formant des savons avec les alcalis; coagulée par les sels terreux et métalliques; se trouve dans les graines du Noyer, des Crucifères , des Pavots, dans le péricarpe des seuls Oliviers, On les divise en huiles ,

Grasses quis’épaississent à l’air et deviennent opaques, par exemple, celles d’Olive , de Paine, de Colza , etc.;

Siccatives , qui se desséchent sans perdre leur transparence, à la manière des vernis, par exemple , celles de Lin , de Noix , de Pavot , etc.

GLOSSOLOGIE.

Cire Thomps., Cire végétale Fourc. ( Cera ) , insoluble dans l'eau, soluble dans l’alcool chaud, l’éther, et surtout dans les huiles ; formant savon avec les alcalis; fusible; analogue à la cire des abeilles; se trouve sous forme de poussière glauque, sur les feuilles et sur certains fruits, surtout sur ceux de Myriea cerifera; forme une couche épaisse sur le tronc de certains Palmiers, tels que le Ceroxylon ; se nomme Beurre , et est probablement distincte quand elle est deinî-mucilagineuse* comme dans le Cacao.

Huile volatile ( Oleum volatile') , odeur forte; insoluble dans l’eau; soluble dans l’alcool ; liquide, oléagineuse, volatile, s’enflammant par l’acide nitrique qui la convertit en résine et en tannin ; très-répandue dans les feuilles et les écorces odorantes. La plupart des matières odorantes ou des arômes sont dues à ces huiles volatilisées.

Camphre ( Camphora) , odeur forte; cristallise en lames hexagonales- ou en pyramide ; insoluble dans l’eau et les alcalis ; soluble dans l’alcool, les huiles, les acides: brûle avec flamme claire , et se volatilise avant de fondre; transsude du Camphrier , se dépose dans les huiles volatiles des Labiées.

Résine ( Résina ), solide ; se fond par la chaleur; insoluble dans 1 eau ; soluble en partie dans l’alcool , l’éther, les alcalis; soluble dans 1 acide acétique; convertie par

I acide nitrique en tannin artificiel : il y en a une foule de variétés, la P oix-résine, la Térébenthine, le Mastic, etc.

II est probable que plusieurs substances , considérées autour d hui comme des résines, en seront distinguées, telles sont la résine verte, la matière âcre du Daphné , etc.

GLOSSOLOGIE.

Gayacine , Gaïac Thomps. ( Guayachia) , caractères des résines, mais traitée par l’acide nitrique, donne de l’acide oxalique et non du tannin ; se retire du Gaïac et se nomme vulgairement Résine de gaïac .

Gomme-résine ( Gummi-resina) , cassante, opaque, infusible ; formant avec l’eau des dissolutions laiteuses , et avec l’alcool, transparentes; soluble dans les alcalis; convertie en tannin par l’acide nitrique; transsude de l’écorce des Ombellifères , l’Ammoniaque , l’Assafétida.

Baume Bucquet ( Balsamum ) , tous les caractères des résines, mais a une odeur propre, et quand on le chaulfe ou qu’on le dissout dans l’acide sulfurique, il se sublime de l’acide benzoïque; tels sont les baumes de Gilead, de Tolu, et le Styrax, qui sont liquides ; le Benjoin et le Storax, qui sont solides.

PiCROToxiNE Boullay ( Picrotoxina ) , vénéneuse; très-amère; cristallise en prisme quadrangulaire ; parfaitement blanche; trouvée dans la graine de Coque du Bevant.

Scillitine Vogel ( Scillitina ) , amère; visqueuse; «olubJe dans l’eau , l’alcool , le vinaigre ; se trouve dans la bulbe de la Scille maritime.

V i Ridine ( Viridina ) , ou Principe vert des feuilles , forme par l’action de la lumière la partie verte de toutes les parties foliacées ; se dissout dans l’alcool et non dans l’eau ; diffère des résines en ce qu’elle n’est pas précipitée par l’eau des dissolutions alcooliques.

D. Matériaux sensiblement azotés , analogues ou identiques avec les matières animales.

Caoutchouc Fourcr. , Résine ou gomme élastique {Caoutchouc) 9 très-élastique; insoluble dans l’eau ert

' GLOSSOLOGIE. ^$7

1 alcool ; se réduit dans l’éther en pulpe visqueuse ; fusible et restant liquide; très-combustible; se trouve dans le suc laiteux de l’Hevea , de l’Urceola , etc. , donne de l’alkali volatil par la distillation.

Gluten Thomps., Glutineux Fourc. , Principe 'vègèto- animal ( Gluten') , forme avec l’eau unemasse flexible et élastique; soluble en partie dans l’eau ; précipite par 1 infusion de Noix de galle et l'acide oximuriaiique ; soluble dans les acides acétique , muriatique ; insoluble dans l’alcool; devient caseux par la fermentation; traité par l’acide nitrique, donne de l’acide oxalique ; se trouve dans la farine de Froment.

Asparagine Thomps. ( Asparagina ) , cristallise en prismes rhomboidaux ; insoluble dans l’alcool; trèssoluble dans l’eau chaude, peu dans l’eau froide; convertie par l’acide nitrique en amariné ou en tannin artificiel; chauffée donne un premier produit acide et un second ammoniacal ; saveur fraîche un peu nauséabonde; trouvée dans le suc de l’Asperge par Robiquet.

Indigo Thomps. ( Indigo ) , poudre bleue, insipide , insoluble dans l eau , l’alcool et l’éther ; soluble dans les acides sulfurique et nitrique; iorme avec ce dernier un principe amer ou tannin artificiel ; se trouve dans l’Indigotier, le Pastel. D’après M. Chevreul, Yindigo bleu cuivré a 1 aspect métallique quand il est cristallisé; est volatil en fumée pourpre ; colore l’acide sulfurique en bleu ; est décoloré par divers combustibles, et redevient bleu par le contact du gaz oxigène ; donne beaucoup de matière résineuse, et deux substances amères et détonantes, quand on le traite par l’acide nitrique; contient beaucoup d’azote.

Narcotine, Principe narcotique Derosn., Substance

GLOSSOLOGIE.

cristallisée de V opium Chevr. ( Narcotina ) , cristallise en prismes rectangulaires à bases rhomboïdaies ; insipide et inodore ; soluble dans tous les acides ; difficilement soluble dans l’eau chaude et l’alcool; brûle à la manière des résines , et donne à la distillation beaucoup de carbonate d’ammoniaque ; se trouve dans l’Opium.

Hematine Chevr. ( Hœmatina ) , cristallisabîe en petites aiguilles d’un blanc rosé ; peu soluble dans l’eau ; dissolution orangée ; devient pourpre par l’action de la chaleur; les acides la font passer au jaune et au rouge quand ils sont énergiques et en excès; les alcalis et presque tous les oxides qui saturent les acides la font passer au bleu ; l’hjdrogène sulfuré la décolore en s’y combinant ; donne par la distillation de l’acétate d’ammoniaque et o’55 de charbon ; se trouve dans le bois de Campêche.

Fibrine , Fibrine végétale ( Fibrina ), insipide; Insoluble dans l’eau et l’alcool ; soluble dans les alcalis étendus d’eau et dans l’acide nitrique; analogue à la fibrine du sang ; trouvée par Vauquelin dans le suc de Papayer.

Albumine Th. , Albumine végétale Fourc. ( Albu * mina , Albumen} , soluble dans l’eau froide ; coagulée par la chaleur ; et devenant alors insoluble à l’eau comme le blanc d’œuf; insoluble dans l’alcool; précipitée par l’infusion de Noix de galle; trouvée par Vauquelin dans le suc de Papayer, le fruit à' Hibiscus Esc ui en tu s , les Champignons.

Gélatine Th., Principe vegeto-animal (Gelatina) , insipide; soluble dans l’eau; ne se coagule pas par la chaleur; précipitée par l’infusion de Noix de galle;

analogue «\ la gélatine animale ; trouvée dans le pollen du Dattier.

Adipocire [Adipocera), matière grasse, onctueuse, solide, blanche ; mise sur des charbons , se fond incompîeüement en répandant des fumées blanches à odeur de graisse; dissoluble dans l’alcool chaud, et cristallise par le refroidissement, comme le blanc de baleine; trouvée dans les Champignons par MM. de Humboldt, Braconnot et Vauquelin.

Osmazome ( Osmazoma) , couleur rouge brune; saveur et odeur de bouillon de viande ; desséchée , devient friable et attire l’humidité de l’air ; mise sur les charbons, sj fond avec une fumée d’odeur animale; dissoluble dans 1 alcool et dans l’eau, d’où elle est précipitée par 1 infusion de Noix de galle ; contient de l’ammoniaque, et parait identique avec l’osmazome animale; trouvée par Vauquelin dans les Champignons.

Fongine Braconn. ( Fungina ), blanche, molasse, fade, peu élastique, susceptible de servir d’aliment; Facide nitrique en dégage du gaz azote, et la convertit en une matière analogue au suif, en une autre analogue à la cire, en matière résinoïde et en acide oxalique; se combine à la substance astringente de la Noix de galle; fait la base du tissu des Champignons.

Art. 7. Epoques .

Lepoque des Phénomènes physiologiques peut être considérée, ou,

§. 385. i.° Relativement à la journée, et alors on dit que le phénomène est nocturne (nocturnus) , diurne i^diurnus ) , matinal ( matutinus ), de l’heure de midi

giossologie.

( meridianus ) , de l’après-midi (pojneridianus) , ou du soir ( vespertùius ) , selon qu’il a lieu la nuit , le jour , le matin, à midi, après-midi ou le soir; les diverses fleuraisons rangées sous le rapport de l’heure où elles s’exécutent , forment ce que Linné a nommé poétiquement Horloge de Flore ( Horologium Florce ).

§. 386. 2.0 Relativement à la saison de l’année , et alors on dit que le phénomène dont on parle est printan nier {yernalis , vernus ) , estival ( œstivalis ) , automnal (autumnalis) , hibernal ( hibernait s , hibernus ) , ou en général précoce ( prcecox , precius ) , ou tardif ( serotinus ) , selon qu’il a lieu au printemps , en été , en automne , en hiver , ou en général de bonne heure ou tard. Lorsque ces mots se trouvent isolés et pris dans un sens absolu, ils s’entendent toujours de la fleuraison.

§. 387. 3.° Relativement à la succession de divers phénomènes et principalement de la feuillaison et de la fleuraison. Lorsqu’on ne s’explique pas à cet égard , on sous-entend toujours que les feuilles naissent avant les fleurs; quand 011 veut s’exprimer exactement, on peut dire , avec M. Viviani , que les plantes sont :

Hystèranthèes ( liysterantheæ ) , quand les feuilles naissent après les fleurs ; c’est ce que les anciens nommaient filius ante patrem , par exemple, l’Amandier, le Tussilage.

Synanthèes ( Synantlieœ ) , quand les fleurs et les feuilles naissent ensemble.

Frotèranthèes ( Proteranthcœ ), quand les feuilles naissent avant les fleurs.

§. 388. 4-° Quant à la répétition de certains phénomènes considérés relativement à la vie des plantes , les végétaux peuvent se diviser en ,

GLOSSOLOGIK.

a‘ Monocarpiens ( monocarpea ) , ou qui ne peuvent porter du fruit qu’une seule fois, et meurent après leur fructification, par exemple, le Blé. Ces plantes se désignent par le signe 0 ; il y a des Monocarpiennes dont la durée est d’un an au plus, c’est ce qu’on appelle ordinairement les plantes annuelles ; je les désigne par le signe (f), d’autres ne fleurissent qu’à la seconde année et meurent après , on les nomme bisaniiuelles ; elles se désignent souvent par le signe o* ; mais , comme il peut faire équivoque avec le signe du sexe mâle, je me sers du signe enfin, il en est qui ne fleurissent qu’au bout d un grand nombre d’années et meurent après, je les désigne par le signe @ ;

b. Polycarpiens ( polycarpea ) , ou qui peuvent

porter fruit plusieurs fois ; et ici on distingue encore les,

Caulocarpiens ( caulocarpea DC. , perennia Jung. , f? u tic o s ci Aut. ), ou dont la tige persiste et porte fruit plusieurs fois, par exemple, le Poirier: je les désigne par le signe 5 (*) ;

Rhizocarpiens ( rJiizocarpea DC. , restibilia Jung., perennia Aut.), ou dont la tige est monocarpienne, mais dont la racine reproduit de nouvelles tiges fructifères, par exemple , le Bananier, l’Aster, etc.: on les désigne par le signe ?L ;

§. 389. 5°. Sous le rapport de la répétition des mêmes phénomènes uans 1 année, on dit d’un végétal qu’il est,

Riferus , lorsqu il porte fleur deux fois l’an;

Multifer , lorsqu’il fleurit plusieurs fois, ou qu’il est.

(*) v^yez, page grandeur.

incations de ce signe d’après la

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