‹ Théorie élémentaire de la botanique, ou exposition des principes de la classification naturelle. Et de l'art de décrire et d'étudier les végétauxChapitre 69 sur 86 · GL0S8GL0GIE · texte numérisé non relu

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conférence; et parmi ces dernières , on distingue celles

qui sont

Pennées ( pinnati), c’est-à-dire, disposées d’un et d’autre côté d’une nervure longitudinale, comme les barbes des plumes des oiseaux , par exemple , dans la feuille de Poirier.

Pedalèes (pedatï)) quand la base du limbe émet deux nervures principales très-divergentes, qui portent chacune sur leur côté intérieur des nervures secondaires , parallèles entr’elles, et perpendiculaires sur les principales, par exemple, l’Hellébore.

Palmées (palmati) , quand îa base du limbe émet plusieurs nervures principales divergentes, et disposées comme les doigts de la main ouverts, par exemple, îa Vigne.

Peltées ( peltati) , quand du sommet du pétiole partent , en tous sens , des nervures qui divergent sur un seul plan comme les rayons d’une roue, par exemple, la Capucine.

Triplées [tripli) , quand la nervure longitudinale émet de chaque côté une nervure principale trèspeu au-dessus de la base.

Quintuplées ( quintupli ) , quand la nervure principale en émet deux de chaque côté un peu au-dessus de la base.

Voyez, pour les applications de ces termes, à îa structure des diverses sortes de feuilles ci-dessus , §. 320.

Art. 4. Formes générales (*).

§. 412. Rien n’est si varié et si difficile à exprimer que les formes des végétaux, qui n’ont jamais la précision des formes géométriques, et qui offrent cependant une cer-

(*) Vojez Taxonomie, i33.

laine symétrie générale qu’il faut exprimer par des ter» mes convenables. Expliquons d’abord quelques-uns de

ceux dont 1 emploi est le plus général , et auxquels tous les autres se rapportent.

< Base (fias**) d’un organe , quelles que soient sa situation et sa forme, est toujours le point par lequel il tient à son support, ou par lequel les vaisseaux de son support se distribuent à lui.

Le Sommet ( Apex , Cacumen , Terminus) est le point opposé à la base, et qui termine l’organe.

XI Axe (. Axis , Cacumen , Tourn.) est la ligne réelle on Idéale qui va de la base au sommet.

Les Côtés ( Latera ) sont les parties disposées d’un et d’autre côté de l’axe.

Le Centre (Centrum) , s’entend toujours du centre de figure, mais dans un sens général, et ne s’applique qu’aux corps solides.

Surface (. superficies ) se dit, en général, de toute espèce de surlace ou de superficie.

Face (. Pagina ) se dit , en particulier , des surfaces planes , où 1 on distingue la face supérieure ( supéra ), et inférieure {inféra , prôna) , comme dans les feuilles.

Bord {Mar go) , lisière qui joint les deux faces des parties planes.

Circonférence {Ambitus , Radius), bord des surfaces, exprimé d’une manière générale.

Bisque {Disais) , partie centrale des surfaces , exprimée d’une manière générale.

Limbe , lameÇLimbus , Laminci), partie plane et étalée d’un organe, exprimée en général par opposition à la base.

Arête {A des), intersection de deux plans. La tige, comme l’observe très-bien M. Link, a des arêtes et non des angles. 3**

GLOSSOLOGïE.

Carène ( Carina ), arête placée sur le côté inférieur d’une partie horizontale. .

Angle ( A ngulu-s ), intersection de deux lignes; on le prend souvent pour intersection de deux plans, ou pour la lanière saillante du bord d’une surface plane.

Si?ius (Sinus') se prend en Botanique pour désigner l’angle rentrant formé entre deux lobes proéminens.

Mammelon ( Utnbo ) , protubérance au centre d’une surface.

Ombilic ( Umbilicus ) , dépression souvent bordée d’appendices au centre d’une surface.

Bosse, Apophyse [Apophy sis) , élévation quelconque qui paraît peu régulière.

Goitre (S trama), bosse latérale.

§. 4i3. Au moyen de ces termes, on peut prendre une idée de ceux par lesquels on désigne les formes générales; celles - ci se prennent toujours en supposant une ligne qui passerait par tous les points les plus proéminens d’une surface ou d’un solide, en négligeant les angles rentrans; cette ligne , qu’on appelle la Circonscription {Circunscriptio) d’ une surface, forme nécessairement une courbe ou un polygone, qu’on cherche à rapporter à celle des formes géométriques dont elle s’éloigne le moins. Distinguons d’abord, à cet égard , avec les Géomètres, les simples surfaces , c’est-à-dire , les corps assez minces pour que leur épaisseur puisse être négligée , comme la plupart des feuilles et les corps solides, c'est-à dire, où l’on prend à-la-fois en considération, la longueur, la largeur et la profondeur.

§. 4r4- dîne surface plane est dite en Botanique //- 7ièaire (linearis) , lorsqu’elle approche le plus possible d’une ligne géométrique, c’est-à-dire , qu’elle est étroite et à bords parallèles.

Oblongue ( oblonga ), lorsqu’étant étroite , ses bord*

sont un peu courbés de manière à former une ellipse très-allongée, obtuse aux deux extrémités.

LciJicèolèe ( lanceolata ), lorsqu’étant oblongue , les cienx extrémités se rétrécissent en pointe.

Ligulèe ( ligulata) , en lorme de bandelette ou oblongue à bords presque parallèles.

Elliptique ( elliptica') ou ovale (ovalis), qui représente une ellipse régulière, c’est-à-dire , qui a le diamètre longitudinal plus grand que le transversal, et dont les deux extrémités vont en se rétrécissant également.

Ovèe ( ovata ), en forme dJœuf9 c’est-à-dire, elliptique , mais dont le plus grand diamètre transversal n’est pas au milieu, mais au-dessous du milieu.

Orbiculaire (orbicularis 9 circinnata , discifo rmis'j , dont la forme est sensiblement circulaire.

j4i r ondie ( subrotunda , rotundataf lorsqu’elle anproche de la forme d’un cercle.

P arobohque ( parabolicd ), dont le diamètre longitudinal surpasse le transversal, dont la largeur se rétrécit insensiblement de la base au sommet, de manière à imiter la moitié d’une surface ovée.

Spatulèe [spatulata^ , ou en spatule , c’est-à-dire, arrondi par le haut et brusquement rétréci par le bas.

Cunéiforme ( cuneiformis),ow en coin , qui est élargi et obtus par le sommet , et qui se rétrécit insensiblement jusqu’à sa base.

Phomboidal ( rhomboidalis ), qui approche de la lorme d’une rhombe, c’est-à-dire, dont le diamètre transversal se raccourcit brusquement aux extrémités de» puis le milieu de la longueur.

Trigone , tétragone , etc. ( trigonus , eic.), se disent d une surface , pour exprimer le nombre des lignes ou côtés droits qui déterminent son contour sans former d’angles rentrans.

GIO SSOLQGII.

Triangulaire , quadr angulaire , etc. ( triangularis* etc.), se disent pour exprimer le nombre des angles saillans d’une surface plane.

Cordi forme (coi'datus , cordiformis) , ou en cœur , qui a la forme du cœur des cartes à jouer, avec l'échancrure à la base. Quelques Botanistes se sont servi en français du mot ridicule de surfaces cordèes .

Réniforme ou en rein ( reni forints ) , qui diffère de de la forme en cœur, parce qu’elle est plus large et très-obtuse au sommet.

Lunulée (lunulata) , ou en croissant ; c’est un degré extrême de la forme de rein.

» Sagittèe {sagittata) , ou enfer de flèche, lorsque étant munie à sa base d’uue échancrure aigue, ses deux côtés se prolongent en arrière, en oreillettes aigues, parallèles au pétiole.

Hastèe ( hastata ) , ou en fer de lance , lorsque étant peu échancrée à sa base, ses deux côtés se prolongent en oreillettes aigues , perpendiculaires sur le

Panduriformes ou en violon {pan dur ata , pan du rifonnis ) , lorsqu’étant oblongue , elle est munie sur le milieu de ses deux côtés , d’une large échancrure ou sinus arrondi, ce qui lui donne la forme d’un violon.

Quant aux autres termes qui se composent des découla pures et de la disposition des nervures , voyez §. 32 1.

§. 416. Les formes solides des végétaux, c’est-à-dire, celles où l’on examine les trois dimensions , sont désignées par les termes suivans :

C/l indrique ( cylindricus , teres ), qui a la îorme d’un cylindre, c’est-à-dire, dont la coupe transversale

slfre partout un cercle ; cylmdraçè ( cylindraceus ) , à peu-près cylindrique; lorsqu’il s’agit d’un corps cylindrique très-menu, on se sert des mots de capillaire ( capillaris ) ou filiforme ( filiformis ) , qui signifient cylindrique, et fin comme un cheveu ou un fil.

Comprimé ( compressus ) , se dit des solides dont la coupe transversale présente la forme d’une ellipse, comme s’ils avaient été serrés par les côtés. On a donné aux tiges, tellement comprimées qu’elles semblent des membranes , l’épithète de membranaceus .

Déprimé ( depressus ), se dit des solides dont la coupe transversale est plus grande que la coupe longitudinale , comme s’ils avaient été serrés dans le sens vertical.

Prismatique ( prismaticus ) , qui approche de la forme du prisme géométrique,

Tnlatéral , quadnlatér al , ou trièdre , tétraèdre ( trilateralis , quadrilatérale , triëder , tetraëder , etc.)» se dit d'un corps prismatique à trois , quatre , etc. , côtés, ou à trois ou quatre angles-plans sans angles rentra ns.

Triquetre , tétraejuètre , pentaquètre , etc. ( trique ter, tetraqueter , etc. ), à trois arêtes, à quatre arêtes, etc. , se dit d’un prisme à trois , quatre arêtes saillantes, séparées par autant d’angles rentrans. Dans la pratique, on confond très-souvent les termes de triqueter , trila » tei alis , tnangularis et tngomis , et les autres composés comme eux. Lorsqu’il n’y a que deux arêtes saillantes, on se sert en latin des mots anceps , qui signifient comprimé avec les deux cotés les plus étroits aigus ; gladiatus , ensatus , qui se disent lorsque le corps est très- comprimé , et ses arêtes tellement saillantes » qu’elles semblent la tranche d’un glaive.

G LOSSOL OGI E»

Subulè {subulatus , subuliformis ) , en alêne , corps mince, cylindracé dans le bas , et se terminant en prisme aigu.

Acicularis , en forme d’aiguille, c’est-à-dire, trèsaigu, peu ou point anguleux: on dit en particulier folia acerosa , des feuilles q ui sont dures, toujours vertes, étroites et aiguës.

Deltoïde (deltoïdeus') , corps à trois faces, aminci aux deux extrémités , et imitant, dans la coupe transversale, la forme du Delta des Grecs.

Sphérique ou globuleux ( sphericus , globosus , globulosus') , quia la forme d’une sphère, ou, lorsqu’il es* petit, d’un globule; hemisphericus en demi-sphère.

Sphéroïde { spheroïdeus ) , sphérique, un peu aplati aux deux extrémités.

Ellipsoïde ( ellipsoïdeus ), solide dont la coupe longitudinale est elliptique.

Ovoïde ( ovoïdeus) , corps semblable à un œuf, ou dont la coupe longitudinale est ovée.

Conique ( conicus ) , corps en forme de cône ou de pain de sucre , le côté le plus large en bas 3 obcoîiicus , en cône renversé, conique avec la pointe en bas 3 tur~ binatus , en toupie, diffère à peine de ce dernier.

E y ri forme, en poire ( pyriformis ) , indique que le cône renversé va brusquement en s’élargissant vers le milieu comme une Poire.

Pyramidal ( pyramidalis , pyramidatus ) , quia la forme d’une pyramide, c’est-à-dire, qui a plusieurs laces planes toutes terminées régulièrement en pointe.

§. 4 ï6. Outre ces termes, qui, tirés de la géométrie, participent de son exactitude , on emploie des métaphores nombreuses et arbitraires pour peindre, par la parole , toutes les formes très-diversifiées des corps

solides ; la simple énumération des plus fréquentes, sut'nra pour les faire entendre.

Linguif ormis , en forme de langue.

T œ ni anus , en forme de tœnia , long , aplati et étranglé d’espace en espace.

Lenùcularis , en forme de lentille.

Me diolif ormis (Saîisb.), en forme de moyeu de roue.

Meniscoideus (Gœrtn.), dont la coupe est en forme de croissant.

Nephroideus , en forme de rein, dont la coupe est réniforme.

Muscariif ormis ( Ricli. ) , en forme de balai. Pemcillatus , en pinceau.

Tiochleans (Salisb. ), en forme de poulie;

Cl) p ea tus , en (orme de bouclier;

N apif ormis , en forme de navet;

Fusif ormis, en forme de fuseau, c’est-à-dire,

épais, insensiblement aminci comme la racine de carotte;

F u si nu s , cylindrique, aminci des deux bouts. Gongylodes , capitatus , capitif ormis , en forme de tête arrondie;

D olahrif ormis , en forme de doloire, c’est-à-dire,

comprime, arrondi, obtus, bossu sur le dos vers le sommet ;

■Acinacif ormis , en forme de sabre, c’est-à-dire, comprimé, tnquètre , à carène tranchante, un peu redressé vers le haut;

Cris ta tus, en forme décrété de coq;

Pileatus , pileif ormis , en chapeau ou en chapiteau. Pulvinatus , en forme de coussin ;

Umbraculif ormis , en forme de parasol, etc. , etc.

§. 4X7* Quant aux solides creux, et dont on a intérêt

GLOSSOLOGI E.

à mire connaître la forme, on se sert des termes suivans :

Concave ( concavus) , qui est creusé ou courbé sans former d’angle , et par opposition , convexe ( convexus ), qui est relevé sans former d’angle;

Caréné {carmatus , navicularis ) , qui est plié ou soudé de manière à faire une cavité d’un côté, et mi angle saillant comme la carène d’un vaisseau;

Campanule ( camp anac eus , campanulatus , cam panif ormis) , en forme de cloche;

Digitalif ormis , en forme de dé à coudre, ou en cloche allongée à bords droits;

En godet ( urceolatus ), arcèolè , c’est-à-dire ovoïde rique creux, avec une ouverture étroite;

Poculiformis (Salish. ), en forme de coupe, creux „ cylindrique, ayant la base hémisphérique et les bords droits ;

En soucoupe ( hypocraterif ormis ) , c’est - à - dire muni d’un tube cylindrique et évasé , et d’un limbe plane. Lorsque le tube est si court qu’on peut le négliger, on dit alors rotatus , rotaceus , en forme de roue ;

Cotylif ormis ( Salisb. ), en écuelie, diffère de îa forme précédente, parce que les bords sont dressés;

Calathiformis (Salisb. ) , hémisphérique et concave, à bords droits , comme le vase nommé bowi par les

Anglais ;

AcetabuliJ ormis (Salisb.), en forme de coupe ou de bowi , avec les bords plus ou moins courbés en dedans ;

Craterœf ormis , en cratère, c’est-à-dire concave, hémisphérique , rétréci à sa base ;

InfundibuliJ ormis , en entonnoir , c’est-à-dire , dont

GLOSSOtOGIE. /fol

fa base est en tube, et dont le limbe se redresse en cône renversé ;

CyatJiifonnis , en gobelet, ou de la forme d’un

veiie à pied, cest-a-dire concave, en forme de cône renversé ;

Tubuleux ( tubulosus , tubulatus , tuba tus ) , en forme de tube cjdindrique creux, droit ;

ubœformis , en forme de trompette , c’est-à-dire, de tube évasé a une de ses extrémités ;

Proboscideus , en forme de trompe, c’est-à-dire , en tube creux et courbé ;

J^ascularis , en forme de vase ou de pot à fleurs ;

Cucullatus , en forme de capuchon ;

Carialiculatus , creusé ou courbé en canal ou en gouttière, etc.

Art. 5. De la simplicité des parties et de leurs dècou «

pures , divisions , ramifications ou compositions.

§. 4i8. Un organe quelconque est dit simple (sim^ plex ) dans trois sens différens : i.° lorsque toutes ses parties sont continues et non séparées par des articulations , comme lorsqu on dit une feuille , un fruit simple ; dans ce sens ce mot signifie continu (continuas) , et est opposé à celui ae composé ( compositus) , qui signifie formé de parties articulées; 2.0 lorsqu’il ne se divise ni ne se ramifie point en branches, comme lorsqu’on dit une tige, une grappe simple, pour dire indivis ( indivisus ) , par opposition au mot rameux ( ramosus ) , qui signifie divise en branches ; 3.° lorsque cet organe est compose de parties disposées sur un seul rang circulaîie et non sur plusieurs rangées concentriques , comme Ion dit un involucre simple, une fleur simple

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