SUR LES APPLICATIONS DES THÉOB.IES PRÉCÉDENTES
Nous avons vu que toute intégrale d'une fonction rationnelle de X et d'un radical tel que
^ax* -+- bx^ -\- cx"^ ■+- dx -f €
se ramenait à trois types simples ne renfermant plus que le radical
Ce radical, dans lequel A, m, /«' peuvent être supposés réels, comme on l'a vu, si a, b, c, d, e le sont euxmêmes, peut se ramener au suivant :
V^(l-x')(i-A-'x'), en faisant sortir A de dessous le radical et en posant
mx* = — z* et = A* : mais alors k n'est pas néces-
sairement réel. Je me propose maintenant de montrer que l'on peut toujours supposer k réel et compris entre zéro et i, ce qui simplifiera évidemment la construction des Tables des fonctions elliptiques.
D'abord, on peut toujours supposer A = d= i en faisant sortir sa valeur absolue de dessous le radical; enfin, on peut supposer m = rti, en posant Xsjrn = z^ si m est positif, et xsf-—rn-=- z, si z est négatif. Ainsi nous pourrons toujours supposer /» = ± i et m' = ± A*. Cela
posé, on a vu et l'on vérifie très-facilement que, en posant A'* = I — A%
snx
z ■=■ (Inx,
2 r= tn,r,
tax
z = cna;,
cru:
dx
dz
dz
dz
-xy-(,-
dx dr
dx
\J[i-hz^][
dz
'dLT~~~
dz
dx ~~
Dans ces formules, on peut constater que le radical est partout de la forme
Sj±[i±z^){i±k\z%
et que l'on y rencontre toutes les combinaisons possibles des signes avec toutes les valeurs réelles et positives de A', en supposant A^«<|i, trois combinaisons exceptées, à savoir
mais la première est impossible si le radical doit être réel, et les deux autres rentrent dans les lormes (7) et
(8) par le changement de y^ 2 en 2 ou de — z en z. Nous
n'en parlerons donc pas.
Il résulte de là que toutes les équations de la forme
dz 1 —
— = A V=t ( lit /« 3' ) ( I zt m'z^ )
s'intégreront par les fonctions elliptiques, et que toute intégrale de la forme
/F [2, v^±:(H-/îiz')(n-«iV)]f/2 se ramènera à la foi:*me
ff[z, ^[i-z^)[,-k\z-)]dz, où Ton aura
Montrons sur un exemple la marche à suivre pour opérer cette réduction. Supposons qu'il s'agisse de l'in-
tég
raie
dz
JsJV^
en
posant,
^"1 2 = ^, on aura
dX,
On
posera
[voir formule
k\ I - A'' d'où
ell'
on aura
On en conclut que X, est égal à en ( // -f- const. ] , cl
par suite que
V^ I — Ç' = sn f 7" " "^ const. | .
Si donc on pose
z sera le sinus amplitude d'un multiple de m, et l'intégrale u sera ramenée à la forme voulue
£ r dz
La méthode de réduction que nous venons d'indiquer a, sur celles que l'on enseigne, l'avantage d'être purement analytique; elle se retrouve facilement: si l'on n'indique pas la marche qui conduit aux substitutions à eflectuer, on peut hésiter longtemps avant de les retrouver. D'ailleurs, notre méthode a l'avantage de donner immédiatement z exprimé en fonction de ii au moyen des fonctions sn, en, dn.
Voici d'ailleurs les substitutions à effectuer dans les différents cas pour réduire l'intégrale
à la forme
Jf[z,^[i-z^)[i-k^z^]]dz ou /•<!, d'après MM. Briot et Bouquet, i" édition, p. 194.
( i35 ) 1° A posilîf, m = — /i*, /// = — /i'*, h^h', on pose
2" A posiiif, j)i = — A-, ni' = /i",
lix z=z y/ 1 — 2*.
3° A positif, m = h% m'= //% A >//,
4° A négatif, m = — A% ;//= 7^'% hjc = «
5" A négdlif, 7/^ — — h'^^ m' = — /z'*, A > A',
Quand on a ramené le radical à la forme voulue, il
reste encore à calculer les quantités que l'on a désignées
par K et K' et dont dépendent les périodes. A cet eflet,
!i' on calcule d'abord la quantité q = e "^ j on part pour
cela de la formule
0(x) Si l'on fait x = o, on a
On pourra résoudre cette équation par la méthode du retour des suites. Quand on connaît^, K se calcule facilement, et, en effet, on a
sn X I H (.r)
( i36 ) et, pour X = o,
^ ^ j__ H'fo]
En faisant, dans l'expression de snj:, x = K, snx devient égal à 1 , et l'on a
donc
lV(o)&{K]
Remplaçons H'(o) = lim ^ pour x = o, 0(K), H(R)
ei 0(o) par leurs développements en produits, nous aurons
2K.^ (i-y^)^(i-7^)»... (i + 7)>(i-f-y3j2.., ou
i^ ^ (ilL£:)(L- •7'):ij: (i -f-y) (i -4-y^). ■ . (i-y)!'-?')--. (t + 7')(n-^')-.-
C'est précisément la valeur de ©1(0).
On a donc finalement
d'où l'on conclut K.
Mais il est clair que l'on pourra aussi calculer K et K' par les formules
( i37 ) en les développant en série. Si h est voisin de l'unité, K sera donné par une série peu convergente; mais K' sera alors donné par une série très-convergente. Pour augmenter la convergence des séries, on pourra employer la transformation de Landen.
Le développement en série de K, par exemple, se fera comme il suit :
Jo v'i»
= ^[,+^iyx.-^(iifV/;^ + (^-^VA«