‹ Théorie et application de l'impôt sur le capitalChapitre 11 sur 104 · DÉFINITION DE CES TERMES : CAPITAL FIXE ET CAPITAL CIRCULANT · texte numérisé non relu

DÉFINITION DE CES TERMES : CAPITAL FIXE ET CAPITAL CIRCULANT

Tableau des eapitaax fixes et des capitaux circulants de Smith. — Distinctions établies par J.-B. Say, Stnart Mil!, Molinari, Courcelle-Seneuil. t- Confusion de Smith. — Le changement de forme. — Les économistes ontils établi un critérium certain? — Y en a-t-ilnn? — Détermination da caractère du capital fixe et du capital circulant

J*ai d* autant plus le droit de m'étonner de toutes ces subtiles distinctions sur lé mot capital, que tous les économistes, depuis Smith, ont divisé Tensemble des utilités désigné sous le nom de capital , en deux dasses : les capitaux fixes et les capitaux circulants.

Parmi ces derniers, ils rangent d*une manière plus ou moins arbitraire, mais enfin d'une manière générale, les objets qu'ils refusai^ent de comprendre dans le mot capital, ainsi que je Fai fait remarquer pour MM. Rossi et John Stuart Mill.

Pour cette classification , les économistes se sont bornés , en général, à reproduire, avec des modifications plus ou moins mal justifiées, le tableau suivant dans lequel Smith énumère les choses qui , selon lui , font partie soit du capital fixe, soit du capital circulant :

u Le capital fixe , dont le caractère distinctif est de rapporter un revenu ou profit sans changer de maître , consiste principalement dans les quatre articles suivants :

u P Toutes les machines utiles et instruments d'industrie qui facilitent et abrègent le travail.

« 2^ Tous les bâtiments destinés à un objet utile , et qui sont des moyens de revenu , non-seulement pour le propriétaire qui en tire un loyer en les louant, mais marne pour la personne qui les occupe et qui en paye le loyer ; tels que les boutiques, les magasins, les ateliers, les bâtiments d^une ferme, avec toutes leurs dépendances nécessaires, étables, granges, etc.. Ces bâtiments sont fort différents des maisons purement - d'babitation : ce sont des espèces d'instruments d'industrie , et on peut les considérer sotis le même point de vue que ceux-ci.

tt 3* Les amélioratiops^ des terres , tout ce qu'on a dépensé d'une manière profitable à les défricher, dessécher, enclore , marner, fumer et mettre dans l'état le plus propre à la culture et au labourage. Une ferme améliorée peut, avec grande raison, être considérée sous le même point de vue que ces machines utiles qui facilitent et abrègent le travail , et par le moyen desquelles le même capital circulant peut rapporter à son maître un bien plus grand revenu. Une ferme améliorée est aussi avantageuse et beaucoup plus durable qu'aucune de ces machines; le plus souvent, les seules réparations qu'elle exige , c'est que le fermier applique de la manière la plus profitable le capital qu'il emploie à la faire valoir.

ce 4® Les talents utiles acquis par les habitants ou membres de la société. L'acquisition de ces talents coûte toujours une dépense réelle produite par l'entretien de celui qui les acquiert, pendant le temps de son éducation , de son Apprentissage ou de ses études , et cette dépense est un capital fixé et réalisé pour ainsi dire dans sa personne. Si ces talents composent une partie de sa fortune , ils composent pareillement une par* tie de la fortune de la société à laquelle il appartient. La dextérité perfectionnée , dans un ouvrier, peut être considérée sous le même point de vue qu'une machine ou un instrument d'industrie qui facilite ou abrège le travail, et qui, malgré la dépense qu'il a coûté, restitue cette dépense avec un profit.

tt Le capital circulant est aussi composé de quatre articles *

te â» Le fonés èe ynma qm est dans la pbstessiiiMi àtà hûft^ chers y aoiirrissettrs tlB bestiaux ^ fermrêrs^ marchands de l)lé>^ brassëuns , ^c, ^de ta venté de«|iiels ds 6s|^èirent tir^ un profit.

<R S"" Le fonds ^ matièm^ ^n enicorè toml 4t fait brutes, on déjA pins tlti nnMWS ti^anafaMWréiB^S destinées à Ti^biH^iaâMAlv à rameubleibent et i k bâtïs^, qui ne îi^eûM ^^épaféteè ^$^d«fô aiidàtte àe «es trois forâves, mais ^ai isont eiKieore dnn^ les mains des producteurs, des manufacturiers > dè$ fBfèMdirii\ d^diYipiierS', d\es tam^ncbatfd^ de bois m ^k', des ckà^rpien- Ùtr^S ^s làièâ¥d%tè^s , des maçons, etc.

ft 4^ ËâffiH ronWagê fait et parfait, mati qni «st èncoi^ dans lès mkin% du Màpcbaâd où teànufactnir¥è^', et i[\ n^est pafe encore débite xWl cfistribué à fcfehii i{vA 'doft eft 'user où ft consonràier; td's «J^e ces ouvragés toni ïaitfe qtfé noà^ Vôy<Wts Sonv\!ni èxpo^s dàti% lèè bontitfuèft iii ^m^ier, du men^sier "éft mfeuWeé», Ae Tôi-fôtrre, dta jô!(dllliefr, dû faïencier, ^c^.

■a Ainsi te (?àpit^ tfirculànt Éé coinpd>è^èfs vîxtes, d?es matières et de rontrtge Wt^ 16« esip&ce, tasft'^ù'îîs sont dans ks ïnliîns de lettrs ^«aircfeàn^ rè^p^ifs , à feAfié dé l'Wrgefnt qui est Wècèsïâfré j^o'ar fà cîrcnlàtîon dé ces cbosés et pôtir te\ir '*r*ttib\itiôfà dans lies ïnaîns 'de Vîètt!x j^ doivent , en définîtî^plB», îs^eà îsèrvîîp ou \es t;otfSoWirn=cr.

tt De fee» éfttàtre iàrtfcfîés, il y efe ii tt*o^s, Tes vîvi^érà, lè^ matîèrèfs iet r^iiîVriilgife Ï4it, ^î 'Sbnt i-ègulîfef^èttîfebt , soït âàns le ^ôùrs de rànnèév soit dafis thtik pèricàè plu^ longue où "j^lns coùttè, ï'èftiîiés de ^ càpi<5àl circùtaùt, pour Mrè pfei*s, on en caï>ïtàl toe , où tfà fonds de consomWatro'n (1). h

Say appelle « -cà^tal nxê où ^gâgé èteM dèht îa raïenr réside daiifs àeis fÉstr^mëht^ \[Sccù^ès à ta ^roAùdiô^ sous des fôfrùles pertti'anèntes (2). h

!)'apVès J<M SVùat* IBfl, «è i cajfïîtal ï&e *ést Céttï qui é^\

(1^ Smith, Rieheue det nations , t. I, p. 340. (^) àmrt ènéoninniepolkiijîà, t. i, p. làè.

fixe ^lM lé» objets t|ili durièht, et toht l'^ïficAéltÂ^b i^ël^^M^ sur nu i&ôitti^ infilèi ^tfs ifaift ée pHMlHctibii ^l). i

M. G. 4é MblînM \lit <}ae tes icàpiUitik fiieâ èôtit betit qtli .... « ttè se VlMrâislêAt b^ hé se cbiisommeht )^iat ihtégtàtè^ méttt îlàirt la fôVMllori id'Wtt pr^to (2)'. .... V)

U ne dôVkttë ]pai dé défiâilftttt d^ capital dréttî^i».

M. Gourcelle-Seneuil dit : u Les capitaux circulainU iet 1^ capitaux fixes se distinguent les uns des autres par leur durée pias on môïÉs loi^e kûiVé la )^fbdtiett^ et Ifc èbbi^n^atiott (3). %

»to son Ma^M (W i^r*€i, M a essayé tf'eh doiinét ùné définition plu^ Y^c\%è : \c life câ^ifel fi±fe éét céluî (j[Wi Vie peut Aàiigêr *e fbtin% ^ttb ftftéWir féi ctoiMîtibHfe de TMi'eprtse. Le çà^^îtàl fcitciïfent ou dé i'outttiifent fet céltti qbi J^feut changèt îé fomkfe plùè hÛlé^ét et éaii^ ^Itère^ ta^bôiiisliïtilîoÀ d^ rebtrè^k'feè ^)'. *

teac-tCtillbiifi dit que & iê t^àj^iM ci^-ctiiànl <fôn^^rebd It» jl^oHion^ ^ i^^tltè plViis ^^id^ent cèhsomjôdSeè , telièà qvtt fe Mftnéfttt (5); '»

Maïs aj^rfes cfei di^^ dèônMons fet êMiôéràtiàti^ , c/ôinl^reiioAs-faôus li'uM Mikîèlrte pi^cîSe ik différence q^i 'ékiètè èàfe fê capital Ke fet Ife ^capital cîWîuïàïit?

foûtoiî's-notii dire, à pi^Aiftfe tue, et éh nôtis âpptkyaM sur une règle inflexible, que tel objet fait partie dh tapttal lixé et tel Vaùë du fca^ifel «VèWahV?

N'avons-nous pas le droit de demander à ^cfte ^ér(^6nôàilsVé^ qam B^t la fi^àè de Uit dTÀti^Vstiont

ËiV-cé \e Up àe téhipS '^ul s^'èbotilëMrô laprbdûclîon et là cdhSfôïhWattô*? Ë'stncë là tajiidîHdfeiâ cbnsbmrôalïon? Maïs bè estlk ïhëâ\ifé â*é fcfettè rapidité? kerà-ce uh an, un mois? Voïcî

\\) iH^Hetpâ tâàmiie poïài^, l I, p. IC^.

(3) 2*roâMl^A;0kaiiii0jio;t(ij«i;viI>^3l7.

(5) Principeê d'économie poUtiefue , t. I,^. 105.

uoe machine qui s* use rapidement, fera-t-elle partie du capital circulant on du capital fixe? Voici de la monnaie, vous pouvez la garder longtemps ou la consommer rapidement. Fera- 1- elle partie du capital fixe ou du capital circulant? Vous n'avez pas de critérium , pas de règle fixe pour établir votre distinction, et par conséquent, elle n'aboutit qu'à une confusion.

La différence fondamentale entre le capital circulant et le capital fixe repose-t-elle , comme semble le considérer Smith, sur ce fait : « que le capital circulant ne peut rendre de profit à son maître tant qu'il reste en sa possession? »

Mais j'embarque des vivres sur un navire pour un voyage de huit , quinze jours , six mois , peu importe. Voilà un capital, à coup sûr. Dira-t-on cependant que c'est un capital fixe?

Je sais que Smith ne considère pas les vivres comme un capital, mais la réalité est au-dessus de l'autorité de Smith. Quand, moi armateur, je fais l'avance de ces vivres, c'est sur mon capital que je la prends , et je la considère conmie faisant partie de mon capital. Ce capital sera fixe d'après la définition de Smith, car il ne changera pas de main; il sera consommé sur le navire de l'armateur, pour le navire. Maïs se retrouvera-t-il? a-t-il le caractère de permanence qu'implique le mot de fixité?

Allons plus loin : Smith nous dit que les aliments ne sont pas des capitaux.

Eh bien , admettons-le un moment afin d'éviter toute question subsidiaire. J'ai une machine à vapeur, j'achète un ap* provisionnement de houille pour un mois, pour six mois, qu'importe la durée? Cette houille ne change pas de main, elle est consommée par ma machine. Constitue-t-elle cependant un capital fixe ou un capital circulant?

J'achète de l'engrais pour ma terre; l'engrais est l'aliment du sol. Constitue-t-il un capital fixe ou un capital circulant?

Smith avait bien senti cette difficulté, et il avait ajouté : « Le capital circulant ne peut rendre à son maître de revenu

ou de froût tant qu*il garde la môme forme. Les marchandises d'un négociant ne lui donneront point de rievenu ou de profit aidant qu*il les ait converties en argent, et cet argent ne lui en donnera pas davantage avant qu'il Tait de nouveau échangé contre les marchandises (1). »

Malheureusement Smith se borna à ce passage; puis, lui à qui on a tant reproché d*av^r matérialisé l'économie politique, égaré par cette fausse idée que Talimentation de Thomme n'était pas un phénomène économique de môme ordre que Talimentation d'une machine à vapeur, par exemple, il conserva cette idée que^ pour que le capital fût circulant et non fixe , il était nécessaire qu'il changeât de maître.

J.^B. Say s'est attaché au changement de forme et a défini le capital circulant :

... tf Celui qui change nécessairement de forme par la production même; celui dont la forme matérielle périt et renaît dans le cours des opérations productives; celui dont l'avance et les retours se succèdent pour reconunencer de nouveau (2). «

Enfin, M. John Stuart Mill a donné du capital circulant la défînition suivante :

« De tout capital engagé dans la production d'un article de consommation quelconque , il est une partie qui s'absorbe ou s'immobilise dans cette production , et après elle n'existe plus comme capital, c'est-à-dire n'est plus capable de servir à la production , ou tout au moins de rendre le même genre de services à la même branche de production. La portion de capital consacrée aux matières premières est de ce genre. Le suif et Talcali, qui constituent le savon, sont détruits, comme suif et alcali , dans l'acte de la saponification. Leur rôle en savonnerie, comme suif et comme alcali, est terminé, bien qu'à l'état de savon ils puissent être employés comme capi-

(1) Tomel. p. 337.

(2) Say, Cour» d^ économie politique, t. I , p. 140.

tal^mMière^ ^tm ^€kf[m attire iMranehe (Tindustrît^k haM éèftttt ïntîàe tfitfeiéll , il ^ftD(«tt dé placeur k ^tiioti éé th^ piM dépensée ett slulaiihes 6a iftoiisotiimiée eti nature pat les travailleurs, ta poHioiMi dH capital d'un û\euf de coton ^u*ll paye en salaires aux fileufs , ^n« Ms altrsi di^tHlMléé, il^èll^te plWs e<^me tà^fiHàl, eu tout eu ifièite cornm^ capHAl de tlatufè; «t c^è p<y^ti^, 'dM f^ consommée pat lei ftleurs, tt^ekiàte pt^s du t6ut. Si n#ttfè ils en épufgnetat uhe paHîè, cNest Hiii nouveau capttal, ians iâucitine relation lavec fancfen. Oh nomme capital circulant ou de drcufoUon lé capital qui aecon^lit «a fonctSfon de cette ia»iniëtie , et pur une senle opération (1). »

Cette nouvelle définition de Smith, ces définitions de i.-B. Sa'y et *de Sluart MiB ^ôtft donftê un nonveâU caractère au capital circulant. .

Cependant, ^ nous notas arrêtons là et si trous -éxïimbions ces tlîtrers'es d^nitions^ nous sommes obligés de nou^ dire :

Oà «st la lîgtie il« démarcation absolue etistant tiitrè le capital fixe et le capital circulant?

(M se trouve iè critérium qfuî notts permette de reconnaître immédiatement le capital fixe et le capital circulant?

Et %*iî n'y à pas de ligtïe de démarcation înftexîMe, isi nous n'avoù's pas dé tîrîterî"*m absolu , si nous en sommes rédùîts jaux énutnétâftionS et tiux catégories de Smith , nous s^bmmeè bien forcés de Condurt aVec M. Courcèîle-Senèùil : « Cette dîstinCftion , cbntèrstabrle en théorie, est souvent «tifficile à recomriaStre dtms là pratique (2). «

Mats <^u'es1:-<?é qu'une distîtfCtion 'scientifique qùî n*a pas de règle iSxe? 'Ne serait- Ce dorfc tîïrcôrè qu'une de ces subtîfîtés dans lesquelles l^è tcomplai^ent trop les économistes? Pourquoi tel capital est-il 'fixe? pourquoi tel autre est-il cîrcubût?

(1) Tomel, p. 104.

(2) Manuel de* afairee, p. >

Las éecttotsutstlM qui set «cmt bwM^ èk e^ éHstiofti^M i4i4% m «ohia vagîtes que ^mti ^irc!«s «nregî^trc^t^ «orai^i^é sages évîdemmant ^a n« $'jr liûa^al; p^|t| aUet.

Cependant ils avaient raison, m prinf^pe^

Gai, il y a «ne difttinetion «nti^^ h capital û^ et W capU«A circulant; et, m obae]>?aiil ceH«iA« faitç , iiq«|; aU^p9 arriver à rétaUîF d*niie manière al]k9Qlue ; iifm«aUon« i&ttbfttitik^F m^ définiticm prédise, ««a règle f»^, m^ 4é6«ÛU<HM ilie^rUÂfes et aux règles flottantes que nous avons QiuiiisiiAâfis j«|^u'4 préient.

Rappelons d'abord nttti^ définition du Cftpitd, -^ Ia C4h pital esi Ventembh des utiiUé».

Mais , parmi ces utilités , il y en a qui na font qm passer en quelque sorte dans les mains de rbomme. £Ues paraissent et disparaissent avec une telle rapidité , qit'il est impossible de les saisir. EU^s ne a<^ représentent jamiliç soi|^ la même forme.

Telfi sont les iiliinents, par e3i:ftmple. Je mapge. La nourritare que je prends est certes un capitêd, capiti^} d'utilité et d'agrément, indispensable à la vie humaine, Ce capital disparaît 911 iQOinent où je m'en sef s , pour se transformer en sang, en matière cérébrale ou musculaire, indispensable! à mon existence.

J'ai, au contraire, une machine, cette machine me sert depuis dix ans, vingt ans; elle ne se consomme pas par cet usage. Je dois tei^lr copipte évidemment de son usure ; mais e»tre cette usiirç Je^tç 4e ce capital- m^dune et la traosfprmatioB immédiate du capital -«nourntnre , il y a une dUlÀi» rence.

Le capîtal-nourrîture île peut servir qu'à la coiidition de perdre son identité, de se transformer; le capital-machine ne peut servir qu'à la condition de remplir d'une manière constante les mêmes services « ot par conséquent, de conserver son identité.

Autre exemple : J'ai des appareils qu'on appelle broyeurs

de cacao. Ces broyeurs me produisent de l'utilité parce qu'ils broient du cacao ; et ils ne broient du cacao que parce qu'ils restent broyeurs. S'ils n'étaient plus broyeurs, ib ne me produiraient plus cette utilité.

Mais le cacao ne me produit de l'utilité qu'à une condition : c'est de se transformer en chocolat , et une fois transformé en chocolat de se transformer en argent.

Immédiatement nous constatons donc cette différence :

Les broyeurs ne me produisent de l'utilité qu'à la condition de rester broyeurs.

Le cacao ne me produit de l'utilité qu'à la condition de ne pas rester dans son état primiâf de cacao.

J'en conclus que le broyeur est un capital fixe et que le cacao est un capital circulant.

Et alors nous arrivons immédiatement à une définition précise du capital Bxe et du capital circulant.

Le capital fixe est toute utilité dont le produit ne change pas V identité.

Le capital circulant est toute utilité dont le produit dé^ truit l'identité.

Ou autrement : ,

Le capital fixe produit de Inutilité sans se transformer.

Le capital circulant ne peut produire de Vutilité gu^en se transformant (1).

(1) Dans cette dernière forme qae j'adopte, afin de faire bien comprendre ma pensée anx personnes qni n'ont pas l'habitude du langage scientifique , les esprits subtils peuvent apercevoir une légère inconséquence. J'ai défini le capital : • l'ensemblor des utilités. » On peut me dire : — Mais qu'est-ce qu'une utilité qui produit de l'utilité? Je réponds : Toute utilité n'est utilité que parce qu'elle produit de l'utilité, U y a donc pléonasme. Il n'y a pas. contradiction.

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