‹ Théorie et applications des équipollencesChapitre 3 sur 123 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS

J'ai cru devoir renoncer à la Dolation spéciale -inemployée par Bellavitis pour figurer une équipollence, ainsi qu'au signe de perpendicularité qu'il appelle ramun. En dehors des difficultés typographiques qui ont bien leur gravité, il faut reconnaître que la multiplicité des signes n'est pas sans quelque inconvénient pour celui qui aborde une étude nouvelle. De plus, le danger [l'une confusion entre l'égalité géométrique et l'égalité ordinaire ne se produit, pour ainsi dire, jamais dans la pratique. Quant au signe i = \/ — i, rien n'empêche de lui donner, comme on doit le faire dans cette méthode, une signification géométrique par définition même, dès le début, aussi bien qu'au ramun. Je crois que sur ces deux points le lecteur approuvera les modifications qui se sont produites dans ma manière de voir, et les simplifications qui s'ensuivent.

J'ai conservé, au contraire, le signe s pour représenter e' ou P. Celte notation est d'un usage facile dans une foule de questions.

Comme l'indique le titre même de ce petit Ouvrage, il se divise en deux Parties : théorie, applications.

Dans la première, qui est cependant fort courte, je me suis efforcé de réunir et d'exposer le plus clairement possible les principes essentiels de la méthode. A la rigueur, on peut dire qu'on la possède quand on a lu attentivement ces soixante pages.

Quant aux applications, j'ai cherché surtout à les varier, moins pour les solutions elles-mêmes qu'en vue de l'emploi du calcul de Bellavitis, afin d'en montrer les

AVANT-PROPOS. V[l

nombreuses ressources et d'en rendre le maniement fa-

J'ai introduil, dans quelques Chapitres, certaines nolions nouvelles ou certaines applications qui m' onl paru intéressantes; mais c'est surtout dans l'œu\re de Bellavitis que je n'ai cessé de puiser. Si l'on trouve à cet Ouvrage quelques qualités, il faut en reporter l'honneur à l'illustre inventeur du calcul des Equipollences, au savant si regretté, moins apprécié peut-être de son vivant qu'il ne le méritait, et dont le souvenir reste, cependant, comme celui d'une des gloires scientifiques de l'Italie et de la Science moderne.

Pour mon compte, j'éprouve quelque fierté à me dire que j'ai été le disciple et l'ami de cet homme de grand cœur et de grand esprit; et la publication de ce modeste Volume est comme un pieux hommage rend« à la mémoire de Giusto Bellavitîa.

Paris, janvier 1887.

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