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PROGRES DUS AUX PROCÉDÉS PHYSIQUES DE STÉRILISATION

imprégnée pour recevoir les sécrétions de la plaie, pour obtenir une protection très efficace.

Je n'ai point d'expérience personnelle de ce topique que j'ai vu appliquer avec un grand succès en Angleterre.

J'arrête ici cette énumération. Ce serait chose bien facile de rétendre beaucoup.

Nous ne connaissons pas d'antiseptique avec lequel on ne puisse faire l'antisepsie, même le sublimé, lorsque, prévenu des inconvénients, on sait le manier. J'ai fait pendant toute une période la chirurgie avec Varistol qui m'a donné de précieux résultats. Cependant je ne conseille pas l'usage habituel de l'aristol plus que je ne conseille aucun autre antiseptique plus rare, et je ne puis vous signaler aucun d'eux comme une conquête précieuse amenant de véritables progrès pour la chirurgie.

Je ne voudrais pourtant pas vous détourner de les essayer, car si vous procédez avec méthode il n'y en a guère qui ne puissent vous donner de beaux succès.

B. — Progrès dus aux procédés physiques de stérilisation.

On sait qu'aujourd'hui, sur les procédés physiques de stérilisation repose toute la préparation des actes chirurgicaux (instruments, linges, pièces de pansement, agents de lavage). Faut-il admettre qu'ils n'ont apporté aucun progrès ou que la chirurgie peut se reposer sur eux de toutes fonctions destructives des germes ?

Il serait aussi puéril de nier leur utilité que d'affirmer qu'ils sont indispensables pour l'exercice de la chirurgie. Pendant de longues années j'ai fait sans eux une chirurgie absolument irréprochable ; et je suis assuré de recommencer aujourd'hui dans les mêmes et heureuses conditions.

On peut éviter leur secours avec une méthode très régu-

lière. Mais il est évident que ce secours peut beaucoup simplifier la besogne matérielle, et je ne vois pas pourquoi on s en passerait.

Il ne faut pas considérer TébuUitionde l'eau additionnée de carbonates alcalins comme un moyen moderne de préparation.

Bien avant les œuvres dites d'asepsie on avait nettoyé les instruments difficiles à purifier avec Peau et la lessive, avec Veau et la carbonade.

On a pu perfectionner cette pratique, on ne l'a pas inventée.

Mais les étuves qui permettent des températures élevées, Tautoclave et l'élévation de température sous pression de vapeur constituent les moyens utiles de la stérilisation moderne.

Il ne faut pas imaginer toutefois que ces moyens soient irréprochables et que tout ce qui a passé à l'autoclave soit purifié de toute nécessité.

La manœuvre utile de l'autoclave est beaucoup plus compliquée qu'on ne le dit quelquefois et elle peut échouer pour des raisons qui ne sont pas toujours connues des opérateurs.

C'est ainsi que dans l'autoclave l'élévation de la température ne suffit pas. La durée de l'opération est capitale.

Môme pour une longue durée d'opération, il ne faudrait pas se fier à la stérilisation définitive d'instruments qui, mal nettoyés, auraient conservé de ces noyaux de matières albuminoïdes qui protègent les germes contre Taction de la température infiniment plus longtemps qu'on ne le croit généralement.

Lorsque pour stériliser les instruments avant une opération nous avons adopté le trempage dans l'eau phéniquée au moment de l'opération, nous avons eu soin, comme Lister, de recommander que le nettoyage exact les eût d'abord débarrassés du surcroît des matières organiques qui pouvaient les imprégner.

Pour ne citer que les pinces, le nettoyage préalable des mors était une nécessité. On a cru que l'autoclave parerait à

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