‹ Theorie et practique de la chirurgie antiseptique ses progres actuelsChapitre 5 sur 6 · PROGRÈS RÉALISÉ DANS LK MATÉRIEL · texte numérisé non relu

PROGRÈS RÉALISÉ DANS LK MATÉRIEL

. Puis j'ai appliqué en grand cette manière de faire à la préparation des vases et dos instruments. Je mets en fait [que tout vase et tout instrument qui aura pendant peu de temps été soumis à l'action d'une solution d'acide phénique au 20« à 60'» ou au delà pourra être employé ss^ns crainte, à quelque usage qu'il ait été consacré antérieurement.

Ce procédé peut être appliqué avec succès à tous les antiseptiques; il n'en est aucun pour lequel la chaleur n'exalte l'action efficace et je puis dire qu'il y en a bien peu pour lesquels je ne l'ai expérimenté.

En terminant et pour citer une pratique aussi démonstrative que les expériences les mieux combinées, je rappellerai que pendant des années j'ai employé, au cours de toutes mes opérations, exclusivement des compresses faites en une étoffe assez résistante dite linffe à beurre que j'achetais moi-même pour être assuré de la qualité de Tétoffe.

Après les opérations ces compresses étaient assez grossièrement lavées, mais avant de les utiliser on les faisait bouillir dans une solution aqueuse faible d'acide phénique (au 40»).

Or j'ai voulu savoir combien de fois je pourrais remployer ces compresses et j'en ai eu des lots qui ont subi plus de vingt lavages et ont été employées dans plus de vingt opérations différentes. Et cette expérience je l'ai faite à l'hôpital Saint- Louis à une époque à laquelle j'ai fait un nombre considérable d'opérations délicates et dangereuses avec une absence absolue de mortalité et d'accidents septiques.

J'agissais ainsi parce que, très sûr de mes collaborateurs, j'étais certain que les traitements nécessaires étaient appliqués scrupuleusement à mes pièces de pansement.

3<» Progrès réalisé dans le matériel accessoire du pansement, âls à ligatures, sutures perdues.

On pourra vous dire que pour ce côté du matériel de très grands progrès ont été accomplis. Ce qui me frappe, moi.

c'est la pauvreté des progrès accomplis en cette matière.

Lister a d*abord utilisé pour toutes ses sutures superficielles des fils métalliques, puis il a employé, pour les sutures perdues et les ligatures, des fils de soie stérilisés par Talcool phéniqué ; puis il a inventé la suture absorbable et aseptique: le catgut.

Cette invention lui appartient si bien que, quoique la plupart des fils de boyaux de mouton dits boyau de chat viennent de France et aillent de France dans tous les pays du monde, le nom anglais de catgut qu*il employait a subsisté. Aucun autre Ti*a été proposé.

Quelques efforts ont été faits pour leur substituer les brins de tendons de la queue du kangourou et des tendons de baleine qui sont de bon matériel, mais dont Pemploi ne s'^st pas généralisé.

Quant au mode de stérilisation du catgut, on écrirait un énorme volume sur les procédés qui ont été proposés pour le réaliser. Les vues théoriques les plus variées ont été eiqK>- .Si';(;s sur œ sujet. Les procédés les plus extravagants ont été pr/îconisés. Or, aucun de ces procédés n'a donné de résultat intéressant.

On a vu partout les catguts éliminés par insuffisance de stérilisation. Les auteurs ont restreint leur emploi, ont diminué leur calibre, les ont supplantés par des fils métalliques fixes ou, en un mol, les trouvant imparfaits, voyant des éliminations, voyant de mauvaises conditions de réunion, ils ont évité l'emploi de ces catguts de stérilisation tant vantée.

Pendant ce temps, et, depuis le premier jour de ma pratique, j'ai préparé des catguts sans autre stérilisation que la stérilisation chimique de Lister qui est en môme temps une préparation qui assure la ténacité et la souplesse du catgut et je puis dire que, dans cette longue pratique, je xi' ai jamais vu une élimination qui fût attribuable à la qualité du catgut.

J'ai ajouté pourtant deux choses à la préparation:

D'abord, comme il entre dans la formule de l!huile d'olive

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