‹ Théorie générale de l'étatChapitre 13 sur 118 · XXIV PREFACE DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

XXIV PREFACE DU TRADUCTEUR

principe qu'il donne à raristocratie, en l'appelant « le gc nement des meilleurs. »

Nombre de passages viennent accentuer cette tendance, i « c'est aux Anglais, en première ligne, que nous devc développement du véritable État moderne » (p. 9) ; « Thé] politique doit aussi avoir son rôle dans l'État; la répn complètement, c'est bâtir sur le sable » (p. 391) ; « le no des fonctions d'honneur , c'est-à-dire gratuites devrait augmenté » (p. 459) ; le suffrage universel égal est une ma brutale « qui place les ouvriers au-dessus du patron, lei au-dessus des pères, les pieds en haut et la tête en bas, »

M. Bluntschli appartient par l'origine à Tune des démoci les plus avancées et les plus intelligentes d'entre les démoo suisses (Zurich) ; il en a écrit l'histoire ; il en a été le chef dant plusieurs années; il lui a donné des lois. Il a depuis partie des chambres d'un grand État. Il s'est livré à des an de méditation et d'études. Les conclusions auxquelles il ab sont d'autant plus remarquables. On ne saurait lui en fair reproche. Une aristocratie grande, ouverte, nationale et publi comme il la conçoit; une aristocratie qui proportionne sagei les droits d'un chacun à sa valeur pour le tout ; qui les < donne et les subordonne de manière à produire un être o nique harmonieux et durable où tout est à sa place, avan sans brusques secousses, et ainsi sans réaction : cette aristocr dis-je, est en eflfet la forme la plus apte à réaliser le gouve ment des mieux pensants et des mieux voyants, principe i qui devrait être celui de tous les États. Dans la monarchie changements de règne, le bouillant jeune homme succédan vieillard accablé, les minorités et les régences, la dégéné cence lente et presque fatale de la famille royale, parfois extinction, amènent de subites interruptions, une accéléra brusque après un repos honteux, des mouvements d'autant violents et dangereux qu'ils ne se produisent qu'à de 1( intervalles. Dans la démocratie, les élections générales, mettent à tout moment toutes les situations en question,] duisent d'incessantes commotions et ébranlent la sant^ l'État. Un vaste corps aristocratique, ouvert à tous les tal et à toutes les vertus, virilement constitué, et sans cesse raj< en proportion de ses pertes par des éléments nouveaux, p

PRÉFACE DU TRADUCTEUR. XX v

au contraire, autant qu'il est possible à un organisme humain, se développer lentement dans une vie progressive indéfinie, toujours haute et toujours forte, exempte à la fois des témérités du jeune âge et des faiblesses du vieillard ^

* L'aristocratique Anfifleterre gouverne avec calme et grandeur 200 millions de sujets épars sur le monde entier, le sixième de l'humanité ! On peut affirmer qu'une démocratie ne garderait pas cet empire pendant vingt ans.

Taris, !«' mai 1881

A. DE RlEDMATTEN.

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