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Les provinces

Les provinces de l'empire romain étaient d'anciens État^ ^^ soumis par la conquête. Les provinces plus récentes s'expli-^ ^^' quent fréquemment aussi par la séparation primitive de pays^^ réunis depuis en un seul tout ; cependant elles sont parfois une^^^"^ ^ création de l'État auquel elles appartiennent, et ce sont elles qui, comme dans l'Allemagne les duchés, donnent ensuite naissance à de nouveaux États.

La province a pour trait caractéristique une indépendance relative qui la rend assez semblable à un État. Elle a son gouvernement à elle, subordonné sans doute au gouvernement central, mais revêtu de pouvoirs étendus et largement autonomes; elle a même souvent, dans les États représentatifs, sa législation et ses ordres, le tout restreint, d'ailleurs, aux intérêts provinciaux.

L'État moderne aime trop l'unité pour être favorable à cette forme. La France, l'Espagne, l'Angleterre, et plus récemment la Prusse, l'ont abandonnée. Si elle subsiste en Autriche pour les Payi de la couronne^ c'est seulement quant aux intérêts écono-

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[ues et de culture. La disparition des provinces ne laisse pas endant de détruire des caractères originaux et des goûts urels ; une trop grande uniformité étouffe souvent une part le et féconde de la vie d'un peuple. Les nations germaniques tent plus vivement que les romanes le besoin des libertés ivinciales.

S. Les cercles [districts).

jQs cercles ne sont que de grandes circonscriptioiu territoriales m prétendent point à former, comme les provinces, des pays tincts. Les dwhés et les principautés de Tancienne constitun franque formaient des provinces, les cantons (Gauen)^ des clés. C'est également parmi les cercles qu'il faut ranger les liés de l'Angleterre et de FÂmérique du Nord, les départements nçais, les cercles allemands, les districts administratifs (Regie^ %gsbezirke) prussiens.

jette division ne s'appuie pas sur des caractères ou des inté^ s locaux particuliers, mais sur la nécessité politique, pour Iministration générale, d'ordonner son activité. Le cercle est 3C principalement une création de l'État; les liens historiques les relations naturelles de commerce ne le déterminent qu'en onde ligne. Les provinces sont les dépendances d'un même teau ; les cercles, les étages d'une même maison. *e cercle concentre ordinairement une certaine part d'admiration et de haute juridiction. Dans l'État moderne, il tend en re à prendre soin des intérêts communs de ses habitants^ à les Qnner, et à créer des institutions d'utilité publique déparie- Uale ou régionale (routes, magasins, hospices, écoles, assis- 2e publique, maisons de correction). C'est là le champ fertile 5on self-gouvernement ^

. Les districts (cercles) sont ordinairement une subdivision du ile, et ils ont alors une administration subordonnée et une idiciion moyenne. Ils ^peuvent aussi être reconnus comme ps moraux et posséder une fortune et des établissements à

Comp. Vivien, Étud. adn^., ch. vi.

Yivien, op. cit., 11^ ch. m. Les cantons français ont principalemeht de

Les anciennes centaines (huntari) de la constitution gennaine, les présidiaux et les bailliages supérieurs {Landgerichte^ Oberamteien) en Allemagne, les cantons en France et les cercles (Kreise) en Prusse, appartiennent à cette catégorie. Il en est autrement des simples circonscriptions électorales. Elles n'ont qu'un but politique transitoire ; elles ne sont pas des membres organiques du corps de l'État, car elles n'ont pas d'institutions communes durables; par suite, elles sont peu à recommander.

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