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Les communes^ urbaines ou rurales, et leur banlieue

Cette dernière subdivision est si vivante qu'elle présente une certaine analogie avec l'État lui-même. La commune personnelle (la corporation) est à son territoire ce que la nation est au pays; elle le remplit de sa vie. Seulement, cette vie n'est pas hautement politique, mais vouée au!L intérêts communs de culture et d'économie. Les grandes villes forment en même temps des districts (des cantons) ; les grandes capitales, des cercles (départements), voire même des provinces (Berlin).

Les divisions politiques d'un pays ne peuvent être changées que par une loi. Elles doivent respecter l'harmonie de l'ensemble et les intérêts des parties. Plus la division est étendue, plus les intérêts publics ont de puissance ; donc, plus la main de l'État doit être libre. La dernière subdivision, la commune, est au contraire en relation si étroite et si multiple avec le corps de ses habitants, que leur volonté doit y être principalement déterminante.

En divisant le territoire, il faut peser surtout: a) le but poli^ tique k atteindre; b) les rapports et les oppositions naturelles ^^slv exemple le bassin d'un fleuve, upe vallée ; c) les antécédents historiques; d) les intérêts du commerce^ par exemple les communications avec une ville comme point central. Les considérations de chiffre, comme la somme des habitants et l'étendue des divisions, ne viennent qu'en seconde ligne.

rimportance dans les campagnes; ils unissent plusieurs communes et les renforcent. Dans les villes, la commune et le canton se confondent. Les arrondissements renferment plusieurs cantons, mais n*ont jamais atteint une vraie signification.

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