‹ Théorie générale de l'étatChapitre 76 sur 118 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

La division d'Aristote.

Formulée il y a deux mille ans et généralement suivie enc^^ aujourd'hui, cette division part de Tautorité, ou mieux, du pouvoir suprême de gouvernement : il y a dans tout État un org^r élevé et dominant \ d^LUS lequel se concentre la puissance s' prême, et auquel tous les autres organes sont subordonnés ; manière d'être détermine celle de l'État ; il est donc natui qu'elle soit la base de la division.

Aristote appelle normales les formes qui ont pour objet leb de la communauté; anormales (irapExêocaetç), celles qui n'onf vue que l'avantage des gouvernants ^. Il trouve ainsi trois for fondamentales régulières, auxquelles correspondent trois fo/ anormales : « Le pouvoir suprême appartient nécessairera un seul, à quelques-uns (une minorité), ou à la majori d'où, formes normales : —

« Àrist., Pol., 111,4, I.

a Arixt., Toi., 111,4,7.

1. La royauté (PaaiXsIa), comme disait Aristote, la monarchie^ suivant notre langage, ou le gouvernement d'un seul ;

2. V aristocratie^ ou le gouvernement d'une minorité distinguée ;

3. Le gouvernement de la majorité, de la foule, Aristote l'appelle politie\ réservant le mot démocratie pour la forme anormale, à cause de la corruption des démocraties grecques d'alors; juais cette dernière expression étant redevenue usuelle, nous l'emploierons ici.

— et formes anormales :

1. La tyrannie ou la despotie, domination d'un seul, établie principalement dans l'avantage du maître;

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