‹ Théorie Générale Du Contrat Avec Soi-MêmeChapitre 18 sur 98 · RumeLin, op. cit. p · texte numérisé non relu

RumeLin, op. cit. p

loue

de deux ou plusieurs volontés. Rien de plus exact; si l'on s’obstine à prétendre que le contrat avec soi-même est un contrat ou, si l’on préfère, un acte bilatéral, il est impossible de le justifier et de lui faire produire effêt: ce serait un contrat dont la contexture est en opposition formelle avec celle du contrat véritable.

Mais, précisément, nous ne soutenons point!

que le contrat avec soi-même soit un acte bilatéral; c’est un acte unilatéral. Cela lui enlève-t-il tout effet? Non, sans doute; car nous savons que parfois la volonté unilatérale engendre des effets contractuels. Les cas où ce phénomène se produit peuvent être rares; n'importe, le contrat avec soi-même rentre en cette catégorie : c'est un acte unilatéral produisant effet contractuel.

La théorie de Rümelin est séduisante : nul doute qu'une volonté unique, disons mieux, qu’une seule déclaration de volonté ne se rencontre dans le contrat avec soi-même. Le représentant exprime, et comme débiteur et comme créancier, et comme sujet actif etcomme sujet passif, sa volonté propre et rien que sa volonté ; au surplus, il l’exprime en une seule décision et, pour ainsi parler, d’un seul jet.

Mais cela suffit-il pour ranger cet acte parmi

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