RuMELIN, p. 1528 — Carlo ArNo, Loc. cit., p
Rümelin donne une démonstration mathématique de sa théorie: « Wenn eme Person À im Stande sei, durch ihre Willenserklarung æ die Willenserklarung & des B zu ersetzen, und ausserdem eine übereinstrimmende Willenserklarung ce entweder im eigenem Namen abzugeben oder in Vertretung des C durch die Erklarung x, die Summe @ + c oder &° + c’ herstellen konne, weil eben # nicht = & + € oder = & + €’ sci; (wahrend in Wahrheit sich doch gerade darum die Frage dreht, ob hier + etwas anderes ist, als die Addition von a und c bezw. von &’ und 6€’). »
NN
n'est point la question : l’unité de volonté ne permet point de faire du contrat avec soi-même un acte unilatéral, de lassimiler à la simple promesse ; il ne faut point s’en tenir à la superficie, à l’apparence, mais analyser par delà « le contenu même de la déclaration de volonté ».
L'analyse entrevoit-elle, dans la déclaration unique, un seul des éléments du contrat, soit l'offre, soit l'acceptation, alors on est en présence d’un acte essentiellement unilatéral. Y entrevoit-elle, au contraire, les deux éléments réunis, alors j'affirme que l’on est en présence d’un acte bilatéral.
Quand, par exemple, je dis : le contrat de vente est un acte bilatéral, je n’affirme pas nécessairement qu'il comporte ‘deux déclarations distinctes. On peut déduire ce corollaire de mon affirmation, mais il faut un raisonnement spécial ; ma proposition se limite seulement à constater que la vente (comme tout contrat) est un acte composé qui se forme par la combinaison de deux actes distincts : l'offre d'une part, l'acceptation de l’autre. Je dis aussi qu'un tel acte comporte deux aspects, deux côtés (bis latus), deux mouvements psychologiques convergeant en un même centre, mouvements qui peuvent être simultanés et surgir d’une même âme, mais qui se distinguent pour- (ant au point de vue métaphysique.
NN à Au
La bilatéralité suppose, et suppose essen-— tiellement, que les deux aspects de l'offre et de l'acceptation se rencontrent en un acte donné.
Ceci posé, il reste à savoir si le contrat avec soi-même comprend les deux éléments simples de l’acte bilatéral,ou s'il s’analyse en un seul de ces éléments.
Est-il une offre ? Est-il une acceptation ?
Est-il à la fois l'une et l’autre?
Rümelin ne répond point très nettement à la question ; mais l'argumentation qu'il adopte conduit à établir qu'un seul élément se rencontre dans le contrat avec soi-même. Lequel ?
L'un ou l’autre au choix, l’offre ou l'acceptation.
La déclaration de volonté dans le contrat avec soi-même est unitaire ; une phrase unique peut suffire à la réaliser. Je me dis : je me vends le cheval de X,et je ne suis pas obligé; pour la perfection de l’acte, d’ajouter tout aussitôt : j'achète pour moi le cheval de X.
L'une de ces deux décisions est complète par elle-même, sans avoir besoin du secours de l’autre. « Il n'y a rien autre que la répétition d’une même décision sous deux formes différentes, et en aucune façon une déclaration de volonté réciproque !. »