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serait possible de renverser les termes et de dire : tout contrat est un accord de volontés. — Réciproquement, tout accord de volontés est un contrat !. L’on n’oserait soutenir cette proposition ; la réciproque n’est pas vraie: certaines promesses, certains accords de volontés ne sont point des contrats?; pourquoi? C’est qu'il y manque un élément essentiel: l'intention de produire un engagement véritable, le but de créer des effets juridiques. La réunion des volontés n’est donc. point l’essence même du contrat, puisque, si ces volontés sont vides, il ne saurait y avoir convention. Le contrat,en somme, est un moyen de droit destiné à produire une situation Juridique. C’est précisément cette situation, c’est-à-dire le but du contrat qui doit en déterminer l'essence *. On a donc lieu de s’étonner que les définitions de droit positif ne tiennent nul compte de ce but pour n’envisager que l’accord des volontés. Quand on réfléchit cependant, le fait s'explique. L'origine de la définition estromaine; les Romains n’ont aperçu qu assez tard,etsous l'influence de Sestus Pedius
4 M. Planiol fait, à propos de la définition du domicile par MM. Aubry et Rau, la même observation que nous. — PLANIOL, 0p. cit., chap. du Domicile.
2. Voir les différents exemples donnés par Demolombe dans le premuer volume Des Contrats, p. 15, 16, 17.