‹ Théorie Générale Du Contrat Avec Soi-MêmeChapitre 47 sur 98 · Muskar, cit. p. b · texte numérisé non relu

Muskar, cit. p. b

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des deniers du pupille pour son compte personnel, parce que l’on peut soutenir qu'Ulpien établit une exception au principe. Enfin, il est futile de prétendre que le texte, ne disant pas formellement: « Sibi pecuniam credere potest », mais « sibi pecuniam seribere potest »,ou encorc & stbt mutuam perseribendo », fait allusion, non pas à un acte bilatéral, mais à un acte unilatéral, la constatation du mutuum sur les livres à ce destinés ; car cette prétention tombe immédiatement devant les termes formels du texte : « seque mutua pecuria poterit obligare ». -- II n’est pas plus heureux d’invoquer, à l’encontre du texte d'Ulpien, un texte de Triphoninus!, auteur dont nous avons eu l’occasion de constater l'obscurité. Triphoninus dit en substance que le prêt à soi-même doit être fait palam aperteque : ce n’est pas là une proposition en contradiction avec le texte d'Ulpien. D'ailleurs, que Triphoninus envisage, si l’on veut, le cas d’un prêt consenti par le cotuteur au tuteur, cela ne prouve point qu'il n’y ait des hypothèses où le tuteur puisse se consentir à soi-même le prêt sans avoir besoin du secours d’un cotuteur.

La polémique s’est atténuée sur le point de savoir si le tuteur peut se prêter à soi-même. Elle est, par contre, très vive sur le point de

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