GÔNNER : 0p. cit., $ XVI, p
qu’il coopère à la gestion publique dans la mesure de ses capacités » (1). L'Etat ne demande pas plus à celui qui lui fournit un travail manuel qu’à celui qui lui donne un travail intellectuel, ou qu'à celui qui lui paie un impôt équivalent.
L'égalité n'est pas davantage rompue au détriment du fonctionnaire, puisqu'il est indemnisé de l’expropriation de ses services, et que son traitement, payé par tous les citoyens proportionnellement à leurs forces imposables, est. en rapport avec la qualité des services rendus. Ainsi le fonctionnaire supérieur touchera un traitement plus considérable que son garçon de bureau; l’expropriation d’un capital intellectuel dans les fonctions techniques porte en effet un préjudice plus considérable, car son acquisition a coûté plus de dépenses que celle d’un travail purement manuel(2).
La théorie de Gônner a eu un grand succès durant la première partie du xix° siècle, pendant laquelle Rousseau régna en maître en Allemagne (3) : elle a été partagée par Karl Salomon Zacchariae (4), Heffter (5), Dahlmann (6), Perthes (7) ; malgré que beaucoup d'auteurs contemporains défendent en Allemagne la théorie de l’acte unilatéral, la plupart ont abandonné l'idée de contrainte ;
Lôning n'accepte pas cependant pour le fonctionnaire la