‹ Théorie juridique de la fonction publiqueChapitre 232 sur 496 · BERTHÉLÉMV : Droit administratif, p · texte numérisé non relu

BERTHÉLÉMV : Droit administratif, p

: 3. FRaNcIS NewTon THorpe: Recent constitution making in the United States, p.49 ets.

rêts particuliers (1), on met l’Etat à la discrétion des partis politiques qui n’ont rien de commun avec le droit public (2). Or « qui ne sait, dit Vivien, les dangers de l'invasion de l'administration par la politique et les détestables tentations auxquelles elle expose les dépositaires de l’autorité. Plus l'administration est puissante, plus les dangers s’accroissent. Dans un pays comme la France, où le domaine administratif est presque illimité, où des sommes énormes sont affectées aux traitements, aux travaux publics, où une foule de droits, de facultés, de fonctions dépendent du bon plaisir du gouvernement, la liberté publique elle-même est en péril ; le pouvoir politique sorti d’une source empoisonnée, l'administration prostituée" à des vues personnelles sont frappés du même coup. L'Etat est sur le bord de l’abîme et ne parvient pas toujours à y échapper » (3).

C’est cependant là une tendance des gouvernements parlementaires : « comme les pouvoirs sortent d’élections qui se déjugent souvent, le personnel qui représente l’Etat, dit

1. Vivien : £tudes administratives, 3° éd. 1859. 1, p. 32 : «Il est des hommes qui professent ouvertement la subordination de l'administration à la politique. A leurs yeux les droits conférés à l’administration ne sont que des moyens de gouvernement. Le pouvoir public ayant perdu la force que lui donnait le prestige de l'ancienneté et la soumission des peuples, c’est à l’administration qu'il est réservé de lui prêter influence et crédit. Cet intérêt marche le premier parmi les intérêts publics, les autres doivent fléchir devant lui. Places, secours, faveurs, tout est destiné à soutenir la politique et à lui créer des appuis. Quelques abus se commettront, mais que sont ces abus quand il s’agit de la conservation même de la société et du pouvoir qui la protège contre ses ennemis ? » — Ces lignes écrites d’abord sous la monarchie de juillet étaient justifiées par les mœurs politiques du gouverment sous certains ministères.

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