‹ Théorie juridique de la fonction publiqueChapitre 233 sur 496 · ANA ES · texte numérisé non relu

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M. Leroy-Beaulieu, est très variable » (1) aussi « plus le principe électif prend de place dans l'Etat... plus cette instabilité se fait jour... plus la société approche du régime démocratique, plus cette instabilité s’accentue ». L'histoire des Etats-Unis en est la preuve : la fonction publique y est devenue la prime électorale. Quand l’un des présidents les plus fougueux des Etats-Unis, le général Jackson prononça le fameux mot : victoribus spolia, Gil parlait, dit Leroy-Beaulieu, une langue qui est connue des politiciens des deux mondes et tend à devenir universelle » (2). Aux Etats-Unis comme en Angleterre, il n’y a pas de théorie spéciale à la fonction publique. « Il n’y a probablement aucun peuple aussi civilisé que le nôtre, dit Lalor, qui ait prêté si peu d’attention aux questions d'administration et il n'y a pas d'hommes. d'Etat qui les aient négligées autant que les nôtres » (3). Mais, à la différence de la Grande- Bretagne qui a fait entrer la relation de fonction dans celles du droit commun, les Etats-Unis ont considéré la nomination de tout fonctionnaire comme un acte politique, un acte de gouvernement. Aussi le gouvernement a toute liberté dans le choix de ses agents ; il en profite pour récompenser des services politiques. La lutte électorale se complique donc d’une lutte pour l'obtention des fonctions publiques entre ceux qui les détiennent (office-keepers) et ceux qui les briguent (office-seekers) car le résultat de lélection présidentielle sera le maintien ou le remplacement de la plupart des fonctionnaires. Aussi chaque parti politique exige de ses fonctionnaires actuels ou des candidats éven-

tuels un impôt tarifé (political assessment) proportionnel

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