‹ Théorie juridique de la fonction publiqueChapitre 237 sur 496 · Voir ci-dessus, Zntroduction, ch IL · texte numérisé non relu

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Italie, ces abus ont provoqué, en 1894 (1), le projet Crispi, dit « des pleins pouvoirs » qui a échoué; au Japon, le « spoils system » s’est implanté avec ses conséquences presque aussi néfastes qu'aux Etats-Unis (2).

En France, des esprits éminents mais peu enthousiastes nous crient que nous allons à grands pas vers une pratique identique à celle des Etats Unis. « L'Etat, dit M. Leroy-Beaulieu, se place rarement, pour le choix de ses fonctionnaires, au simple point de vue technique ; il est toujours plus ou moins influencé par des considérations de parti. Il a la prétention que l’homme qui remplit un de ses emplois lui appartienne tout entier ; ce n’est pas seulement son travail professionnel qu’il veut, c’est son concours en toute circonstance ; il exige du fonctionnaire une conformité générale de manière de voir sur tous les sujets avec celle que l'Etat propose. À peine consent-il à lui laisser sa liberté d'appréciation dans les questions de belles-lettres ou de beaux-arts, mais il empiète sur ses opinions en matière religieuse, de philosophie ou d’éducation » (3).

Nous croyons exagéré le sombre tableau que l’auteur nous fait de l’administration française : les crises ministérielles ont fréquemment provoqué des mutations administratives, mais celles-ei ont été limitées aux fonctions poli-

tiques des préfets et des sous-préfets ; l’ingérence de la

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