Genre: Genossenschaftstheorie, p. 6oo et s
4. Gienke : Gen. p. 608. « Le droit attribue aux corporations la personnalité parce qu'il voit en elles les sujets d’une volonté collective une et continue ».
vient du cerveau de l'individu. L'Etat, en effet, fait partie de la hiérarchie des êtres organisés (r).
Krause enseigna le premier la réalité des organismes idéels (2) ; l'esprit universel et absolu, pur concept dans l'idéalisme historique de Hegel, s'est incarné dans un être collectif, qui vit d’une vie propre et distincte de celle de ses éléments. L'Etat devient un être réel qui a un corps, des organes,un cerveau, des facultés de conscience et de volonté analogues à celles de l'individu ; Bluntschli a vu dans l'Etat une personne humaine, une « personne organisée » (3); il a trouvé son acte de naissance qui le déclare du sexe masculin (4) et le fait arriver à sa majorité en 1740 (5). D'autres font l’anatomie de ce corps naturel ; Schaeffle tient le scalpel ; il étudie la « structure et la vie du corps social » (6) et qualifie son œuvre d’ « essai encyclopédique d’une réelle anatomie, physiologie et psychologie de la société humaine » (7). Il découvre les cellules de cet être
nouveau, ce sont les hommes ; il étudie ses organes consti-
1. L’école historique qui a formé l’esprit allemand et réalisé son rêve de pangermanisme s’est désagrégée. Une partie aboutit au fatalisme pur : à Hegel a succédé Schopenhauer qui nie la philosophie de l’histoire, dont le pessimisme engendre un déterminisme systématique, et qui conclut au suicide cosmique.
L'autre partie par la conception des Corganisines idéels » s’est confondue avec la sociologie, dont dépend cette théorie de la réalité organique de la volonté de l'Etat, théorie qui est qualifiée pompeusement de « doctrine germanique » par Gierke et dont Beseler est considéré comme le fondateur.