BLUNTSCHLI : op. et loc. cit
Bluntschli (+), il n’est pas à craindre qu’ils fassent un gouvernement de parti ». Seulement on peut leur défendre d'employer abusivement contre la politique du gouvernement l’influénce naturelle que leurs fonctions leur donnent sur leurs subordonnés. Politiquement libres, comme fonctionnaires, ils ont à respecter le gouvernement qui les nomme (2) de même qu'un employé doit respecter son patron et ne rien faire qui puisse lui nuire.
Les fonctionnaires de gestion sont les plus nombreux «et leur nombre, dit M. Perreau, tend à s’accroître tous les jours de plus en plus, l'Etat moderne prenant à sa charge tous les jours de nouveaux services industriels. Ces services, des particuliers pouvaient les rendre, les fonctionnaires ne font rien de plus que les particuliers » (2). Au contraire le nombre des fonctionnaires d’autorité reste presque stationnaire, car les mesures d'autorité à prendre n'ont qu'un champ d'action très limité.
Ces fonctionnaires de gestion sont : les chefs de divisions, de bureaux, les employés des ministères, des préfectures, les secrétaires de mairie (3) ; les ingénieurs et conducteurs des ponts-et-chaussées, agents-voyers, professeurs des trois ordres d'enseignement, employés des postes, des télégraphes, des téléphones, des chemins de fer de VEtat, les employés des manufactures, etc.
On a refusé à ces derniers la qualité de fonctionnaires ; Bluntschli en fait des valets de l’Etat (staatsbediente) quand leur travai! est mécanique (4) ; M. Block en fait des employés
BLUNTSCHLI : op. et loc. cit.
PERREAU : 0p. Cit., Pp. 7.
Controv. Conseil d'Etat, 9 janvier 1856.
BLunTscxLi : Théorie générale de l'Etat, 1, p. 453.