‹ Théorie juridique de la fonction publiqueChapitre 346 sur 496 · BoreL : La souveraineté et l'Etat fédératif, p · texte numérisé non relu

BoreL : La souveraineté et l'Etat fédératif, p

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veraineté qui est au-dessus dé lui, il n’a que la force publique matérielle.

2e Taéorie. Théorie de la souveraineté immatérielle. — D’autres auteurs, à l’inverse, au lieu de concevoir la souveraineté comme la force publique matérielle, au lieu de la résumer dans la contrainte légale et la puissance de coercition en ont fait un pouvoir immatériel purement métaphysique. Ils n’ont vu en elle que l'expression d’une faculté, que la volition de la volonté générale qui lie même le fonctionnaire à vie, donc est au-dessus de lui.‘« La souveraineté, dit M. Hauriou, est la volonté de l'Etat en tant qu’elle exerce un empire (1) ». Et avec raison on montre que cette volonté fait la concentration des forces publiques, qui sans elle seraient éparses et appartiendraient à des groupes différents, à des individus multiples. « La souveraineté, dit Fiore, c’est le droit d'organiser, de concentrer le développement des forces en vue de l’unité du but, d’écarter tous les obstacles internes et externes et de pourvoir à la conservation aussi bien qu’au perfectionnement des forces (2), droit qui constitue en quelque sorte l'affirmation de l'Etat par sa volonté propre (3).

Cette force immatérielle est comme la force matérielle de la théorie précédente, la force suprême : la souverainté implique le droit de le déterminer librement dans un domaine que quelques-uns disent illimité. « La souveraineté, dit

Jellinek, c'est la qualité d’un êtreen vertu de laquelle il ne

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