La monarchie Franque, p
à. SioKEL : Op. cit., p. 337.
3. La question du caractère juridique de ces fonctions ne se posait que pour la revendication. V. Rnem, op. cit, p.12 ets.
tn
mée ; le connétable (1), chef des écuries, fut élevé au rang de maître de la cavalerie.
A coté de ceux-ci, il y eut des serviteurs qui, délaissant le service domestique du roi, reçurent la fonction de gérer son domaine privé : ce furent les agents du domaine tels que les baillis chargés d'exiger pour le compte du roi les services féodaux, les prévôts qui percevaient l’impôt, etc.
Mais il y eut une autre classe qui, issue de la même origine, passa du service privé du roi au service public de PEtat ; du vi au 1x° siècle elle nous montre une évolution constante de la fonction publique, du caractère de droit privé vers celui de droit public ; elle comprend les ducs, les comtes, les centeniers qui, d’abord compagnons du chef germain, recueillirent la succession des administrateurs romains.
C’est que, à côté des fonctionnaires d'origine germanique, il y en a d’autres qui sont un legs de l’organisation romaine et qui ont une délégation générale de puissance publique (2). À leur tête est le chancelier qui rédige les diplômes et les actes de souveraineté, c’est-à-dire les actes de la volonté royale (3). Sous ses ordres sont les ducs, comtes,
vicaires (4), centeniers.