Cf, MeruN : Répertoire, v. notaire. $ VI, n
en tire, des honneurs dont il est entouré, et des récompenses toute honorifiques, telles que décorations, qu’il espère recevoir. Il faut même tenir compte de l’esprit de dévouement et de l’amour du bien public dont il est peut-être inspiré (1). Tous ces sentiments montrent que les mobiles qui font agir le fonctionnaire sont tout différents dans les deux cas, par suite, il est juste de les traiter de façon différente. Ne pas admettre cette distinction ce serait pour Troplong « méconnaître les plus nobles sentiments de l’homme », les « confondre avec les sentiments les plus grossiers ».
Ce sont des considérations de cette nature qui font rejeter par M. Dareste, l’application de la théorie du mandat, qui cependant constitue pour lui la seule explication de la fonction publique(2), aux gardiens et garçons de bureaux, des administrations. De même Bluntschli ne considère que comme des « valets de l'Etat » (Staatsbediente), « les laquais, portiers, huissiers, gendarmes », parce que « ils ne font pas œuvre intellectuelle (3) ».
Cependant cette théorie issue de la théorie précédente, se heurte aux mêmes objections que cette dernière: si la gratuité n'est pas de l’essence du mandat, le désintéressement ne donne pas à ce contrat un caractère plus noble que celui du louage de services et alors il est au moins inutile de classer dans le mandat les services intellectuels pour leur donner plus de dignité.
Or nous venons de voir que le mandat n’est pas nécessairement gratuit: à deux reprises (articles 1992 et r999),le Code parle « du salaire » du mandataire ; le traitement n’est pas