Novicow : op. et loc. cit
3. Fusrez De CouranGes : La monarchie franque, p. 45 et 125 ; Esmen : Histoire du droit, édit. 1898, p. 63-64.
h. Esmen : op. cit , 3°édit., p. 140 ; Brunwer : Deutsche Rechtsq. IT, p. 154 ; Rorx : Beneficialwesen, p. 330 ets.
sociale l’emporte sur le parasitisme ; une interdépendance économique s'établitentre tous les habitants vainqueurs et vaincus, sous la protection bienveillante d’un gouvernement assez fort pour empêcher la dissociation politique, assez libéral pour favoriser le développement de l’individu.Alors on arrive à concevoir l’Etat comme une abstraction qui résume les droits de tous et cependant est au dessus du droit de chacun, à envisager la fonction publique comme l'exercice impersonnel des droits de tous dans l’intérêt général.
Si au contraire l’administration patrimoniale est despotique, il y aura une révolte du corps politique et l'Etat disparaîtra ; s’il est trop faible, la dissociation politique se produit également et chaque fonctionnaire devient un chef indépendant. C'est ce quiest arrivé pendant la période féodale : après Ja conquête franque, les Mérovingiens avaient relevé l'Etat ; les Carlovingiens avaient rétabli l'Etat romain sous le nom de Saint Empire romain germanique ; mais la faiblesse des derniers rois de cette race laissa s'opérer la dissociation de l'Etat et le retour à la patrimonialité de la souveraineté.
L'évolution tendant à la reconstitution de l'Etat a cependant repris son cours, et, malgré la patrimonialité des offices, la notion d’Etat s’est réalisée.
Toutefois des théoriciens qui voient. dans la fonction publique un droit réel pensent que nous sommes restés au régime féodal de la possession et de la propriété. « La symbiose, dit Novicow (1), ne l’a pas complètement emporté dans nos sociétés modernes. Le principe que l'Etat est une propriété, bien qu’affaibli, forme souvent encore la
base du droit public, non seulement dans les monarchies