LAMPRIDE : Alexandre Sévère
2, 11, 29.45 IVT 22 2 008)
possession de terres provinciales. Mais la dénomination de militia s'étendit bien vite à des fonctions autres que celles de l'armée ; sous Domitien, à côté des militiæ armate, il ya des militiæ civiles où urbanæ de jour en jour plus nombreuses, car l'Empereur du Bas-Empire, usurpateur du pouvoir, ne peut se maintenir sur le trône qu’ensatisfaisant tous les appétits qui s'élèvent autour de lui et en s’attachant une clientèle de fonctionnaires (x).
Mais la propriété des militiæ ne fut qu’une propriété très imparfaite dans ses effets (2). Le droit de vente se réduisait au seul droit de présentation. La muilitia comportait une délégation de la puissance publique ; le fonctionnaire n avait pas un droit propre à l’exercice de cette puissance püblique ; il ne pouvait transférer un droit qu'il n’avait pas ; aussi l'acquéreur ne recevait du vendeur qu’une fonction incomplète, que les avantages immobiliers attachés à cette fonction ; pour qu’il puisse également disposer de l’autorité publique, il fallait que la vente fût confirmée par l’Empereur (3).
Dans notre très ancien droit les liens personnels de domesticité qui unissaient le prince et les fonctionnaires ne pouvaient être transmis par le serviteur n1 à un tiers ni à son fils : « service de prince n’est pashéritage, » dit une maxime de Loysel (4).Mais déjà pour obtenir les fonctions domestiques du palais il faut offrir des présents au roi, et c’est au plus offrant que l’emploi est souvent accordé. Grégoire de Tours raconte l’histoire de Pæonius, qui étant comte d'Auxerre et voulant faire renouveler