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(7) de ratmosphère, à toutes les heures du jour et pentlaiit Tannée entière. La quantité I de chaleur incidente , qui se rapporte au climat et à la latitude de Paris, peut-^tre pHse approximativement pour la moyenne des valeurs de cet élément, dans toutes les régions du {[lobe. Ak>rs en rapportant cette quantité I à la surface entière de la Terre , et prenant en conséquence pour s, l'aire d'un grand cercle, cette quantité totale de chaleur incidente, aerà la même à tous les instants; on pourra donc prendre peor t Tannée entière, ou l'unité de teops; et si Ton désigne par (T ia surface de la Terre , on aura
Le coefficient de or dans cette formule exprimera la hauteur, en me* très, d'une couche d*eau recouvrant toute ht surface du globe, dont la température pourrait être élevée d'un degré par la chaleur que le Soleil envoie chaque année à la Terre entière , à travers l'atmosphère. En désignant par G Tépaissenr de la couche de glace, recouvrant aussi toute la Terre, que cette chaleur pourrait fondre, G se déduira du coefficient de (T en le divisant par 76 ; ce qui donne
^ sr a*bch
3oo.t '
et d'après les valeurs précédentes de a^ b, Cjh^on aura
c'est-à-dire, environ sept ou huit mètres, si Ton suppose que s diffère peu de Tunité. Par le rayonn^ent à travers sa surface, la Terre renvoie chaque année au-dehors , une quantité- de chaleur égale à celle qu'elle a reçue*du Soleil et qu'elle a absorbée; et cet équilibre a lieu, non-seulement pour la sur£sice entière du globe, mais aussi, à très peu près, pour chacun de ses points en particulier.
Quoique les variations de la chaleur solaire ne soient plus sensibles k la profondeur d'une vingtaine de mètres, cependant elle ne s'arrête pas à cette linaite, ni à aucune autre; et dans un temps sufiSsamment prolongé, elle a dû pénétrer dai^ la masse entière de la Terre, et jusqu'à son centre. La quantité dont elle augmente la température de ses différents points n'est pas la même snr tous les rayons; elle varie aussi sur chaque rayon , avec la distance au centre; mais cette variation ne devient sensible qu'à de grandes distances de la surface, qui surpassent toutes les pro-
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(8) fondeurs où il est possible d'atteindre. A la sur&ce et aux profondeurs accessibles , l'augmentation de la température moyenne , due à la chaleur solaire, est le produit de la température que j'ai désignée pat* A, et d'un facteur Q qui n'est fonction que de la latitude et de l'obliquité de l'écliptique; au centre, l'effet de la chaleur splaire est égal à la moyenne des valeurs de hQ relatives à toute la sur&ce. Le &cteur Q s'exprime par des fonctions elliptiques; au moyen des tables de Legendre, j'en ai calculé les valeurs numériques, pour la latitude de Paris, et à l'équateur; et je les ai trouvées très peu différentes de f et de If: aux pôles, ce facteur doit être remplacé par le sinus de l'obliquité de l'écliptique, à peu près égal à |. D'après la valeur précédente de h , l'augmentation de température due à la chaleur solaire, est donc à Paris, d'environ 24**; à Téquateur, elle doit siu*passer 33*, et aux pôles, être moindre que 14*^ si la valeur de ft, comme il y a lieu de le croire, est plus petite aux pôles que dans nos climats , et plus grande à Téquateur.
L'observation nous a appris, depuis long- temps, que la température des lieux profonds augmente avec la distance à la sur&ce de la Terre, et à peu près uniformément sur chaque verticale; de sorte qu'en désignant par i^la température à une profondeur x, d'une vingtaine de mètres et au-delà, on a
w=/+ga?;
y*et g étant des quantités indépendantes de x^ qui devront être déterminées par l'expérience pour chaque localité : la première exprime, à très peu près , la température moyenne de la sur&ce ; la seconde est l'accroissement de température pour chaque mètre d'augmentation dans la profondeur jc , si l'on prend le mètre pour umté de longueur.
D'après des expériences faites à Genève, par MM. A. Delar^ve et Marcet, avec un grand soin, et étendues jusqu'à la profondeur de âaS"^, on a
/= io%i4o, g = o%o3o7;
ce qui répond à un degré d'accroissement pour environ 32 mètres et demi de profondeur. A Paris, la température des caves de l'Observatoire, à 28 mètres de profondeur, est de 11 '',834; dans un puits foré, peu éloigné de l'Observatoire , M. Arago a trouvé une température de 201^ à la profondeur de 248"", et de 22'',a à la profondeur de 298"; ce qui fiiit, en en retranchant la température et la profondeur des caves, 8% 166 et io%366 pour 220"^ et 270*, c'est-à-dire, o%o37i ouo%o3849 pour l'accroissement de